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IOC/OIS
Date
13 nov. 2018
Tags
Actualités Olympiques, Buenos Aires 2018
Buenos Aires 2018

Des athlètes des JOJ ont fait preuve de bienveillance à Buenos Aires

En cette Journée internationale de la gentillesse, revenons sur quelques actes mémorables de fair-play et de bienveillance durant les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Buenos Aires 2018…


"C’est un moment que je n’oublierai jamais"

Le lutteur des États-Unis Robert Howard aurait pu être "l’antihéros" lorsqu’il a battu l’Argentin Hernan Almendra pour décrocher l’or dans la finale de l’épreuve libre hommes 55kg. Il a été au contraire accueilli en héros après avoir levé la main de son adversaire pour une célébration commune.

“Je sais qu’il voulait vraiment gagner; ça m’embête de lui avoir pris la victoire”, a-t-il dit par la suite. “J’ai essayé de rendre la fin aussi belle que possible pour lui. Mais ça m’ennuie d’être celui qui a gâché la fête.”

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Lorsque Howard a pris la main d’Almendra, les supporters locaux ont acclamé vigoureusement pour montrer leur appréciation.

“Je voulais juste leur donner ce qu’ils voulaient, c’est-à-dire leur champion”, a expliqué le lutteur de 16 ans. “Il était en pleurs. Je ne sais pas si c’était des larmes de joie ou de tristesse, mais c’est un moment que je n’oublierai jamais et je pense qu’il n’est pas prêt de l’oublier non plus.”

"Il y a un réel esprit de camaraderie entre nous"

Pour le canoéiste Tomas Hradil, les espoirs d’une médaille aux JOJ ont été anéantis en quart de finale du sprint un contre un messieurs, lorsque le jeune athlète de 16 ans a chaviré et n’a pas pu terminer sa course contre le Hongrois Adam Kiss. Mais si le Tchèque était manifestement déçu de ne pas s’être qualifié pour la manche suivante, il a vite été consolé par ses camarades qui ont mis leurs rivalités de côté pour apaiser sa peine de la défaite.

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“Nous avons fait de notre mieux”, a déclaré le Belge Jules Vangeel qui a finalement décroché l’argent derrière le champion des JOJ Kiss. “Nous lui avons dit qu’il connaîtrait le succès dans les autres courses de sa carrière. Le canoë, c’est ça. Il y a un réel esprit de camaraderie entre nous.”

"On aime s’entraider"

L’escrimeuse des États-Unis May Tieu allait devoir affronter à deux reprises la Togolaise Grace Senyo en route vers sa médaille de bronze dans l’épreuve du fleuret dames, mais cela ne l’a pas empêchée d’aider sa rivale lorsqu’elle en avait le plus besoin.

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Lorsqu’elle a appris qu’aucun fleuret de Senyo n’avait passé le contrôle des armes, l’Américaine de 17 ans a décidé spontanément de prêter un de ses fleurets à sa rivale.

“J’ai dû si souvent emprunter quelque chose et quelqu’un m’a toujours aidée”, a expliqué Tieu ultérieurement. “C’était tout à fait naturel et ça ne me posait aucun problème. L’escrime est un sport social et on aime s’entraider.”

Mais prêter son arme à Senyo a été quelque peu insolite pour Tieu durant l’épreuve, lorsqu’elle a dû combattre contre les couleurs du drapeau américain.

“Ma lame avait du ruban adhésif rouge, blanc et bleu, alors de voir ça pointé sur moi, ça m’a amusée”, dit-elle.

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Tieu a remporté les deux combats contre la Togolaise, mais son entraîneur, l’olympien américain Greg Massialas, était plus impressionné par son fair-play que par la manière dont elle a gagné.

“C’était un grand moment des Jeux Olympiques de la Jeunesse”, dit-il.

"Nos adversaires ne sont pas des rivaux comme les autres"

Peu d’athlètes aux JOJ de Buenos Aires 2018 ont mieux incarné l’esprit olympique que les grimpeurs, lesquels ont surpris bon nombre de spectateurs en collaborant avec leurs rivaux pour déterminer le meilleur itinéraire à suivre sur le mur dans la discipline du bloc.

“Nos adversaires ne sont pas des rivaux comme les autres. Nous nous entraidons. Même en finale, nous regardons le mur et essayons de trouver ensemble différentes solutions, en nous demandant mutuellement ce que nous en pensons”, a indiqué l’Autrichienne Sandra Lettner lorsqu’elle a expliqué la période d’observation fixée pour tous les grimpeurs et durant laquelle ils peuvent étudier le mur en face d’eux. “C’est plutôt cool.”

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Lettner, championne du monde de la jeunesse 2017, a décroché la médaille d’or du combiné femmes et une de ses plus grandes rivales était heureuse de coopérer avec elle durant l’épreuve.

“Bien sûr que je voulais la battre”, a dit l’Italienne Laura Rogora, meilleure jeune grimpeuse de tête du monde. “Mais je vais quand même l’aider à trouver le meilleur itinéraire.”

"Ce n’est pas qu’une question de médailles"

Lorsque certains cyclistes d’Érythrée, d’Éthiopie et d’Égypte sont arrivés à Buenos Aires sans vélo, leurs chances de concourir dans l’épreuve combinée – qui comprend une course sur route et une course VTT – étaient minces. Mais dans un acte de gentillesse et d’amitié, leurs équipes rivales étaient heureuses de les aider en leur prêtant des vélos afin qu’ils puissent participer à l’épreuve.

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“L’équipe d’Argentine m’a trouvé un VTT parce que je n’en avais pas”, a expliqué l’Éthiopienne Zayid Hailu. “Je suis très heureuse et reconnaissante. Tout le monde est si gentil et serviable ici. Ils veulent bien sûr gagner mais, en dehors du vélo, c’est une famille.”

“L’aide que nous avons reçue est très appréciée”, a ajouté l’Érythréen Biniam Hailu. “Ces gens du monde entier sont des amis.”

Ces actes de gentillesse n’ont pas surpris le Néozélandais Phoebe Young, qui a expliqué : “Ce n’est pas qu’une question de médailles; c’est le plaisir d’être sur son vélo.”

"Ils nous apportent tellement de motivation et d’énergie"

S’ils gardaient naturellement leurs acclamations les plus bruyantes pour les athlètes argentins, les supporters locaux qui s’entassaient chaque jour sur les sites des JOJ ont aussi rapidement affiché leur soutien aux concurrents d’autres pays.

Et sur le terrain de volleyball de plage, les fans étaient particulièrement enthousiastes pour manifester leur soutien au duo suédois David Ahman et Jonatan Hellvig, qui a impressionné avec ses blocages monstres et ses smashs gigantesques.

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“Le public argentin est vraiment doué pour nous encourager”, a reconnu Ahman. “La réaction des spectateurs ici n’a rien à voir avec celle des Suédois. On se croirait presque dans un stade de foot. Le site est si grand, le public est formidable”, a ajouté Hellvig. “On n’a jamais joué devant autant de personnes avant. C’est incroyable. Ils nous apportent tellement de motivation et d’énergie pour continuer à bien jouer.

“Tout le monde veut nous prendre en photo, les gens nous disent bonjour quand on les croise, tous sont tellement gentils avec nous. En Suède, la plupart des gens sont timides et ne disent pas grand-chose. Ici, c’est différent.”

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