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IOC/OIS
Date
13 oct. 2018
Tags
Buenos Aires 2018, Lutte, Lutte gréco-romaine
Buenos Aires 2018

Dehbozorgi et Nosrati offrent un doublé à l'Iran en lutte Gréco-Romaine

Cinq finales masculines de lutte Gréco-Romaine ont eu lieu vendredi 12 octobre sur le tapis du pavillon de l'Asie. Amirreza Mohammadreza Dehbozorgi dans la catégorie 45 kg et Mohammad Ghorbanali Nosrati chez les poids lourds (92 kg) ont signé un doublé pour l'Iran. Le Japonais Waturu Sasaki s'est imposé en 51 kg, le Géorgien Giorgi Chikhivadze a pris l'or en 60 kg et le Moldave Alexandrin Gutu a triomphé en 71 kg.

Amirreza Mohammadreza Dehbozorgi a réalisé une performance impressionnante lors de la finale de la catégorie 45 kg en lutte gréco-romaine : il n'a pas laissé un point à l'Equatorien Jeremy Renzo Peralta Gonzalez pour offrir l'or à l'Iran : 5-0. Pour le bronze, le Bulgare Edmond Nazaryan a battu le Turkmène Arslenbek Zakirbayev.

Pour continuer, le Japonais Waturu Sasaki a dominé le Géorgien Giorgi Tokhadze 3-1 en finale des 51 kg, tandis que le Mexicain Axel Esquivel Salas s'est adjugé le bronze. Le Georgien Giorgi Chikhivadze a remporté la médaille d’or chez les 60 kg grâce à sa victoire 4-0 sur le Kirghize Elmirbek Sadyrov et l'Arménien Savak Hovhannisyan les a accompagnés sur le podium.

Le Moldave Alexandrin Gutu a poursuivie la série dorée des jeunes lutteurs de l'Europe de l'est en remportant le titre des 71 kg , 5-0 face au Russe Stepan Starodubtsev. Le Japonais Yamada Shu a pris le bronze dans cette catégorie.

 

Mohammad Ghorbanali Nosrati enfin apporté un deuxième médaille d'or à l'Iran en Gréco-Romaine en s'imposant chez les poids lourds (92 kg) par une victoire finale 3-1 devant le Turc Osman Ayadin. Le bronze est allée au Russe Mukhammad Evloev.

Giorgi Chkhikvadze de Georgie et Elmirbek Sadyrov du Kirghizistan (jaune) lors de l'épreuve des 60kg (CIO / OIS)

La belle histoire du garçon des "Barrios"

Cependant, la belle histoire de la journée a sans été doute la médaille d’argent remportée par Jeremy Peralta Gonzalez, qui a offert un premier podium à à l’Équateur en lutte olympique. L'histoire de ce jeune lutteur de 15 ans démontre de manière poignante le pouvoir qu'ont les Jeux Olympiques de transformer la vie. Gonzalez a échappé à une existence où la drogue, le crime et la pauvreté règnent dans les "barrios" (les quartiers populaires) pour se frayer un chemin vers la réussite sportive.

Malgré une nette défaite en finale contre Dehbozorgi, Peralta Gonzalez était fou de joie de remporter cette médaille : il a éclaté en sanglots avant d'agiter le drapeau de son pays tout autour du tapis."Je n'ai pas de mots pour expliquer ce que je ressens", a-t-il déclaré, rappelant avec force à quel point son choix effectué trois ans plus tôt entre le sport et la criminalité liée à la drogue avait été aussi judicieux que positif.

"Rien que me retrouver ici, c'est un grand honneur, mais gagner une médaille d'argent, ça me rend si heureux, si satisfait. Je me sens si bien!" Gonzalez est originaire du quartier défavorisé de Guasmo, dans la plus grande ville d’Équateur, Guayaquil, et a commencé à pratiquer ce sport alors que nombre de ses amis choisissaient une autre voie. "Lorsque nous avions environ 10 ou 11 ans, ils ont commencé à consommer et à vendre de la drogue", a-t-il révélé.

IOC / OIS

"J'ai démarré le sport parce que les gars de mon quartier se sont tout simplement fait du mal avec de mauvaises choses et j'ai décidé de ne pas faire comme eux." Il n'a pas manqué de rendre hommage à sa mère qui l'a élevé seule avec ses quatre frères et sœurs. "Quand j’ai eu envie de tout jeter en l'air, elle m’a dit que je ne pouvais pas le faire parce que je suis un gagnant et une bonne personne et que je pourrais faire plus que ça pour ma famille."

Un modèle

"Quand je n'avais rien pour prendre le bus afin de me rendre à l'entraînement, elle a toujours trouvé le moyen de me procurer un peu d'argent." Peralta Gonzalez espère que cette médaille améliorera sa vie et celle des jumeaux qu'il attend dans quelques mois. "Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais je rêve d’une vie meilleure, d’une petite maison et de quoi manger". Il souhaite également ouvrir une école de lutte à Guasmo, espérant que sa médaille pourra montrer aux enfants que le sport peut être un moyen de survivre.

J'aimerais faire sortir la drogue et les faire entrer dans le sport. Pour eux, à la maison, je suis un modèle Jeremy Renzo Peralta Gonzalez Eacute;quateur

Augusto Moran Nuques, président du Comité olympique équatorien, a suivi le parcours de Peralta Gonzalez et a fêté la médaille historique au pavillon de l'Asie avec de nombreux compatriotes. "Cette opportunité a peut-être changé son existence, et nous montre comment les valeurs olympiques peuvent changer une vie grâce au sport", a déclaré Moran Nuques.

Et c'est beaucoup plus précieux que n'importe quelle médaille. Augusto Moran Nuques Président du Comité olympique équatorien

Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018

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