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Déclaration du CIO concernant la situation de l'IWF

Drapeau Olympique IOC

Le CIO prend acte du contenu du reportage télévisé d'ARD. Les accusations sont très graves et préoccupantes.

Malheureusement, les auteurs du programme télévisé n'ont aucunement fait mention des remarques que le CIO leur a adressées. Dans le même temps, le CIO tient à préciser que,  contrairement à ce que prétend ARD, il n'était pas en possession de "la plupart des documents" sur lesquels le film est basé. Cela s'applique aux documents concernant les statistiques sur le dopage et ceux concernant les irrégularités financières présumées.

Par conséquent, le CIO tient à exposer quelques faits :

1. Le contrôle de la conformité des Fédérations Internationales avec le Code mondial antidopage relève de la seule responsabilité de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA). Le CIO a toute confiance dans les procédures de l'AMA pour contrôler la conformité de la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF) et attend une totale clarification de ces allégations de la part de l’IWF. Le CIO prendra contact avec l'AMA pour s'assurer que toute personne impliquée dans les infractions présumées au Code mondial antidopage est tenue à l'écart des Jeux Olympiques.

2. Dans le cadre de ses prérogatives liées aux Jeux Olympiques, le CIO a constitué une commission disciplinaire, présidée par Denis Oswald, membre de sa commission exécutive, afin que des mesures immédiates soient prises après la confession de dopage de Rattikan Gulnoi, médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Londres 2012, et des révélations faites sur son entourage.

3. En ce qui concerne les Jeux Olympiques, le CIO rappelle les mesures qu'il a prises  récemment à l'encontre de l'IWF s'agissant du nombre inacceptable de cas positifs enregistrés à la suite des réanalyses d'échantillons prélevés aux Jeux Olympiques. Vous trouverez les dernières communications ici et ici

4. En 2010, le CIO avait reçu une plainte à l'encontre du président de l'IWF, Tamas Aján, concernant de prétendues irrégularités financières au sein de l'IWF. L'affaire avait été portée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS),lequel avait statué à l'époque que ni le CIO ni le TAS n'étaient compétents pour intervenir dans les comptes internes d'une Fédération Internationale. La décision stipulait : “En conséquence, la formation conclut qu'il n'y a aucun lien, au sens de la Règle 61, alinéa 2, de la Charte olympique, entre les Jeux Olympiques et les comptes internes d'une Fédération Internationale.” Le CIO avait donc dû clore le dossier en 2012. En raison de la modification du Code d'éthique du CIO depuis lors et du fait que le programme télévisé peut contenir des éléments nouveaux, le Chief Officer éthique et conformité demandera à ARD de lui transmettre toute la documentation en sa possession en vue de traiter convenablement ce dossier. 

Le CIO souligne que la présomption d'innocence prévaut à l'égard de toutes les personnes concernées. 
 
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