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Date
11 juil. 2007
Tags
Actu CIO , Communiqué de presse

Déclaration commune CIO-FIFA-Livre blanc consacré au sport: Il reste beaucoup à faire


Les mouvements olympique et sportif reconnaissent la publication du Livre blanc de l’UE sur le sport. Ils soulignent que si le concept d’un Livre blanc sur le sport est le bienvenu, le contenu de la version finale est – malheureusement – une occasion manquée.





La structure du Livre blanc est en contradiction totale avec celle du Mouvement olympique, et ignore en particulier les compétences réglementaires des fédérations internationales, la division des responsabilités entre ces dernières et les confédérations européennes, la nature globale des questions et des difficultés actuellement rencontrées par le sport, ainsi que les solutions qui s’imposent aujourd’hui.





En tant qu’instances sportives faîtières au niveau mondial, nous nous engageons toutes pour la protection de la compétition juste et équitable, la promotion du sportif et la formation du joueur, l’entretien de l’équilibre compétitif et le besoin de protection de l’intégrité de nos sports respectifs. Ce sont là les éléments clés du modèle sportif européen et nous souhaitons voir la Commission européenne travailler à nos côtés pour défendre et entretenir ce modèle sportif – pas seulement pour le développement futur du sport mais aussi pour le bien de la société dans son ensemble.





Si le Livre blanc contient quelques éléments positifs (concernant par exemple la reconnaissance du rôle essentiel que jouent les équipes nationales dans tous les sports en termes d’identité et de solidarité financière), nous sommes déçus que l’UE n’ait pas abouti à des conclusions plus fermes en relation avec des points essentiels qui touchent le sport d’aujourd’hui pour contribuer à son développement positif à l’avenir.






Il était notamment attendu que le Livre blanc donne une expression concrète au Traité de Nice, y compris en donnant au sport un environnement juridique plus stable à l’avenir, en reconnaissant à la fois l’autonomie et la spécificité du sport ainsi que le rôle central et l’indépendance des fédérations sportives (instances faîtières) dans l’organisation, la réglementation et la promotion de leurs sports respectifs. Concrètement, un environnement juridique plus clair est nécessaire pour ce qui est de l’étendue du droit décisionnel réglementaire des instances sportives dans toute affaire liée au sport.





Nous nous tournons cependant vers l’avenir et continuerons de coopérer avec les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement et la Commission européennes, en attachant une attention particulière à l’intégration appropriée du sport dans le Traité de réforme qui sera débattu et finalisé lors de la conférence intergouvernementale.






Beaucoup de travail reste à faire.
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