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De retour aux affaires, Jennie-Lee Burmansson, prodige du ski acrobatique, affiche une forme insolente

Jennie-Lee Burmansson a de très bonnes nouvelles pour les fans de ski acrobatique : elle est de retour aux affaires et se sent plus en forme que jamais après sa pause d’une année pour blessure qu’elle a consacrée à travailler sur sa force physique, son mental et sa technique. Cette bonne nouvelle pourrait cependant bien ne pas en être une pour ses rivales en lice pour décrocher l’or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver de 2020 à Lausanne.


La Suédoise Jennie-Lee Burmansson a accumulé un palmarès impressionnant dans ses 17 premières années. Née et élevée dans la station de ski de Salen, Jennie-Lee Burmansson a déjà participé à une finale olympique, remporté le globe de cristal de la Coupe du monde de la Fédération Internationale de Ski qui consacre une saison entière et raflé l’or aux X Games. Celle qui s’apprête à prendre part à ses premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) pense cependant que c’est loin des pistes qu’elle a accompli son plus grand exploit.

“C’était vraiment dur d’être blessée, de ne pas pouvoir skier pendant une année entière”, nous explique Jennie-Lee Burmansson au sujet de sa déchirure du ligament croisé antérieur contractée lors d’une compétition en Nouvelle-Zélande en septembre 2018. “Ce fut une nouvelle expérience de vie ; j’ai dû passer beaucoup de temps sur mon corps et mon esprit. J’ai tellement appris même si je ne skiais pas. Et je me sens tellement plus forte aujourd’hui.

Ce qui m’a permis de tenir, c’est de penser pouvoir effectuer de nouveaux éléments lorsque je reviendrai, surtout parce que j’ai beaucoup gagné en force”.

Jennie-Lee Burmansson 2018 Getty Images

Ce type de blessure est toujours possible lorsque vous passez la moitié de votre temps à dévaler des pentes enneigées mais après avoir vécu cette réalité de front, Jennie-Lee Burmansson pense que ce fut tout bénéfice.

“Je viens juste de remonter sur les skis et la sensation est super”, dit-elle. “J’étais un peu instable sur ma première course mais après en avoir fait quelques-unes, c’était bon. C’était comme une renaissance.


Je suis bien plus prudente, c’est certain. C’est juste que je ne fais pas les choses super vite ; désormais, je pense à ce que je fais avant de le faire. Mais je n’ai pas peur”.

Ce dernier point est déterminant dans ce sport qui implique un engagement total du moment où le skieur franchit la ligne de départ. Or, d’engagement Jennie-Lee Burmansson n’a jamais manqué, et ce dès l’instant où ses parents l’ont mise sur les skis, à l’âge de deux ans. Le petit prodige a rapidement aligné les résultats si bien qu’au terme de la saison 2017/2018, elle était championne nationale en slopestyle et en big air et médaillée d’or en big air aux X Games.

Jennie-Lee Burmansson 2018 Getty Images


À l’entendre  décrire le ski acrobatique, on comprend ce qui pousse ces athlètes extraordinaires à relever des défis qui semblent impossibles aux non initiés.

“C’est la liberté”, explique Jennie-Lee Burmansson. “Vous pouvez vous exprimer et vous faites ce que vous voulez faire. Vous skiez avec vos copains et c’est super fun et puis, au niveau de la compétition, vous pouvez faire à peu près ce que vous voulez”.

La passion de la compétition consume véritablement Jennie-Lee Burmansson et c’est cette volonté d’être la meilleure qui l’a amenée à disputer l’expérience sportive la plus marquante de son existence à ce jour.

“Je me souviens très clairement de ma course de qualification, de la zone d’arrivée, de la foule, des autres concurrentes. C’était un sentiment super cool”, poursuit-elle à propos des Jeux Olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang disputés alors qu’elle était une écolière de 15 ans. “Cela n’avait rien à voir avec les autres compétitions ; se retrouver parmi tant d’autres personnes de tant d’autres sports, c’était magique, et la nourriture c’était cool, il y avait tellement de choses à goûter.

“Je me réjouis beaucoup de revivre cette histoire de Jeux Olympiques une nouvelle fois”.

 

Si Jennie-Lee Burmansson a terminé huitième du slopestyle à PyeongChang, rien ne dit qu’elle pourra réitérer un tel exploit aux JOJ, en tout cas pas en présence de sa rivale de toujours, l’Estonienne Kelly Sildaru, de la partie à Lausanne.

“Je la connais assez bien, c’est ça qui est intéressant, ça fait partie du jeu de retrouver toutes mes concurrentes”, commente Jennie-Lee Burmansson au sujet de Sildaru. Celle-ci a remporté la première de ses trois médailles d’or aux X Games à l’âge de 13 ans tout juste et elle faisait office de favorite pour l’or en slopestyle aux derniers Jeux Olympiques avant de se blesser elle aussi à la dernière minute.

Il ne faudra pas manquer le duel entre ces deux-là sur les pentes du parc d’hiver de Villars et  sur le halfpipe de Leysin. Il reste quelques épreuves nationales à disputer pour Jennie-Lee Burmansson avant Noël qui lui permettront d’aiguiser son instinct de compétition mais Lausanne 2020 sera la première fois en plus de 15 mois qu’elle ressentira l’excitation qui entoure toute compétition majeure.

“Oui bien sûr, je suis un peu plus nerveuse que d’habitude”, consent-elle. “J’essaie de retrouver tous mes grands éléments à temps et d’en acquérir quelques nouveaux. J’espère y arriver”.

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