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Thomas Lovelock YIS/IOC
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Date
18 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Ski de fond , Cross libre , Hommes , Actu CIO

De la rue aux montagnes enneigées : L’incroyable voyage d’Altair Firmino aux JOJ


Il y a trois ans, Altair Firmino n’avait encore jamais vu une paire de skis, et encore moins de la neige. Mais aujourd’hui, le jeune Brésilien de Sao Paulo, âgé de 16 ans, concourt en ski de fond aux côtés d’autres jeunes athlètes du monde entier à l’occasion des 2es Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver à Lillehammer.

Le voyage de Firmino aux JOJ débute en 2013, lorsqu’il participe à un projet à Sao Paulo intitulé Ski na Rua (Skier dans les rues) et mis sur pied par le double olympien Leandro Ribela, un skieur de fond qui a participé aux Jeux Olympiques d’hiver de 2010 et 2014.

Ribela avait lancé le programme en juillet 2012 afin d’aider les enfants défavorisés de la favela San Remo, qui se trouve derrière l’Université de Sao Paulo.

“Je faisais du ski à roulettes dans ce quartier et je voyais toujours des enfants travailler. Ils proposaient de nettoyer votre voiture, demandaient de l’argent ou vendaient de l’eau”, explique-t-il. “Cela m’a toujours dérangé car ils n’avaient pas la possibilité de faire du sport comme d’autres enfants de leur âge.”

Ribela décide alors de faire découvrir le ski à roulettes à ces enfants en utilisant son propre équipement. Le projet "Skier dans les rues" est né.

“À présent, nous avons 52 enfants qui participent au projet”, dit-il. “Le plus jeune a sept ans, le plus âgé 21. Le but n’est pas seulement de leur permettre de pratiquer un sport, mais aussi de les aider en matière de santé et d’éducation. Il est très courant que les enfants de ce quartier abandonnent l’école parce qu’ils doivent aller travailler. Alors nous leur proposons également des activités culturelles et éducatives, comme des cours de langue et des visites de musées.”

Firmino a intégré le projet en 2013 après avoir vu certains de ses amis y prendre part. Il avait seulement vu du ski sur des vidéos, mais il a tout de suite aimé ce sport.

“Il a toujours montré un fort potentiel, beaucoup d’intérêt et un grand engagement”, indique Ribela.

À mesure que Firmino progresse, Ribela l’encourage à continuer à faire du ski de fond plus sérieusement et à prendre part à des compétitions. Firmino voit la neige pour la première fois en 2014, lorsqu’il termine troisième du championnat de Patagonie des moins de 16 ans à Bariloche, Argentine, mais jamais il n’aurait imaginé que le sport le conduirait un jour à Lillehammer pour participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.

“Je faisais du ski pour m’amuser pendant mon temps libre”, reconnait Firmino. “Puis j’ai commencé à comprendre l’importance que ce sport pouvait prendre dans ma vie et les possibilités qu’il pouvait m’offrir. Alors j’ai commencé à prendre cela plus au sérieux.”

En préparation des JOJ, il s’est entraîné en Suède, en Autriche et en Suisse. Ses amis à Sao Paulo ont toujours du mal à croire ce qu’il fait.

“Certains pensent que je suis fou”, plaisante-il. “Mais la plupart de mes amis trouvent que c’est génial et m’encouragent à continuer car c’est une expérience unique.”

Et Firmino apprécie visiblement cette expérience : un large sourire illumine son visage lorsqu’il se remémore sa première compétition aux JOJ, terminant 44e sur 50 dans la nouvelle épreuve du cross en ski de fond.

“Je m’en souviendrai toute ma vie”, dit-il. “Cela m’a donné confiance en moi pour progresser encore plus dans mes futures courses.”

Le jeune homme a déjà un œil sur les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 ou 2022 et espère que d’autres participants au projet "Skier dans les rues" suivront ses pas.

“J’ai adoré cette aventure et j’aimerais participer un jour aux "grands" Jeux Olympiques”, ajoute-t-il. “Je souhaite à tous les autres garçons du projet de vivre les mêmes expériences que j’ai eues ici.”

Grâce aux possibilités offertes par le projet "Skier dans les rues", ils ont des chances d’y parvenir, même si Ribela ne leur mettra pas la pression.

“Former des skieurs n’a jamais été notre but principal”, déclare-t-il. “Essayer de faire la différence dans la société a toujours été le vrai objectif, mais je suis convaincu que le ski à roulettes est une excellente manière de se préparer pour le ski de fond. On peut très facilement transférer les compétences acquises. Il y a beaucoup de jeunes qui ont un potentiel et je ne leur mettrai pas de limites.”


Il y a trois ans, Altair Firmino n’avait encore jamais vu une paire de skis, et encore moins de la neige. Mais aujourd’hui, le jeune Brésilien de Sao Paulo, âgé de 16 ans, concourt en ski de fond aux côtés d’autres jeunes athlètes du monde entier à l’occasion des 2es Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver à Lillehammer.

Le voyage de Firmino aux JOJ débute en 2013, lorsqu’il participe à un projet à Sao Paulo intitulé Ski na Rua (Skier dans les rues) et mis sur pied par le double olympien Leandro Ribela, un skieur de fond qui a participé aux Jeux Olympiques d’hiver de 2010 et 2014.

Ribela avait lancé le programme en juillet 2012 afin d’aider les enfants défavorisés de la favela San Remo, qui se trouve derrière l’Université de Sao Paulo.

“Je faisais du ski à roulettes dans ce quartier et je voyais toujours des enfants travailler. Ils proposaient de nettoyer votre voiture, demandaient de l’argent ou vendaient de l’eau”, explique-t-il. “Cela m’a toujours dérangé car ils n’avaient pas la possibilité de faire du sport comme d’autres enfants de leur âge.”

Ribela décide alors de faire découvrir le ski à roulettes à ces enfants en utilisant son propre équipement. Le projet "Skier dans les rues" est né.

“À présent, nous avons 52 enfants qui participent au projet”, dit-il. “Le plus jeune a sept ans, le plus âgé 21. Le but n’est pas seulement de leur permettre de pratiquer un sport, mais aussi de les aider en matière de santé et d’éducation. Il est très courant que les enfants de ce quartier abandonnent l’école parce qu’ils doivent aller travailler. Alors nous leur proposons également des activités culturelles et éducatives, comme des cours de langue et des visites de musées.”

Firmino a intégré le projet en 2013 après avoir vu certains de ses amis y prendre part. Il avait seulement vu du ski sur des vidéos, mais il a tout de suite aimé ce sport.

“Il a toujours montré un fort potentiel, beaucoup d’intérêt et un grand engagement”, indique Ribela.

À mesure que Firmino progresse, Ribela l’encourage à continuer à faire du ski de fond plus sérieusement et à prendre part à des compétitions. Firmino voit la neige pour la première fois en 2014, lorsqu’il termine troisième du championnat de Patagonie des moins de 16 ans à Bariloche, Argentine, mais jamais il n’aurait imaginé que le sport le conduirait un jour à Lillehammer pour participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.

“Je faisais du ski pour m’amuser pendant mon temps libre”, reconnait Firmino. “Puis j’ai commencé à comprendre l’importance que ce sport pouvait prendre dans ma vie et les possibilités qu’il pouvait m’offrir. Alors j’ai commencé à prendre cela plus au sérieux.”

En préparation des JOJ, il s’est entraîné en Suède, en Autriche et en Suisse. Ses amis à Sao Paulo ont toujours du mal à croire ce qu’il fait.

“Certains pensent que je suis fou”, plaisante-il. “Mais la plupart de mes amis trouvent que c’est génial et m’encouragent à continuer car c’est une expérience unique.”

Et Firmino apprécie visiblement cette expérience : un large sourire illumine son visage lorsqu’il se remémore sa première compétition aux JOJ, terminant 44e sur 50 dans la nouvelle épreuve du cross en ski de fond.

“Je m’en souviendrai toute ma vie”, dit-il. “Cela m’a donné confiance en moi pour progresser encore plus dans mes futures courses.”

Le jeune homme a déjà un œil sur les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 ou 2022 et espère que d’autres participants au projet "Skier dans les rues" suivront ses pas.

“J’ai adoré cette aventure et j’aimerais participer un jour aux "grands" Jeux Olympiques”, ajoute-t-il. “Je souhaite à tous les autres garçons du projet de vivre les mêmes expériences que j’ai eues ici.”

Grâce aux possibilités offertes par le projet "Skier dans les rues", ils ont des chances d’y parvenir, même si Ribela ne leur mettra pas la pression.

“Former des skieurs n’a jamais été notre but principal”, déclare-t-il. “Essayer de faire la différence dans la société a toujours été le vrai objectif, mais je suis convaincu que le ski à roulettes est une excellente manière de se préparer pour le ski de fond. On peut très facilement transférer les compétences acquises. Il y a beaucoup de jeunes qui ont un potentiel et je ne leur mettrai pas de limites.”

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