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De jeunes reporters révèlent leur talent à l'occasion des Jeux de Lausanne 2020

Date
22 janv. 2020
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Lausanne 2020
Au cours des quinze derniers jours, dans les environs de Lausanne, des inconnus ont plusieurs fois interpellé la Suédoise Emma Holmsen, en lui posant toujours la même question : Vous êtes hollandaise ?


Pas étonnant, vu les blousons oranges flashy qu'elle et les 14 autres membres du programme des jeunes reporters du CIO arborent depuis le début des Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse.

Ils n'ont peut-être pas concouru sur les pistes ou sur la glace, mais tout comme les autres jeunes athlètes, ils récolteront les lauriers eux aussi à la fin des Jeux, le 22 janvier. Ils ont été triés sur le volet parmi le groupe de 34 personnes qui constituaient la promotion 2018 lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires.

LAUSANNE 2020 - Fabian Gisler OIS/IOC

Mais cette fois, tout est différent : ils n'arrivent plus comme des cadets apprenant sur le tas, mais sont plongés directement dans le monde parfois chaotique et souvent difficile de la couverture des Jeux et ce, quasiment sans filet.

LAUSANNE 2020 - Dutch speed skating team OIS/IOC

"C'est plus difficile, le rythme est vraiment rapide, a déclaré Holmsen, 24 ans, fraîchement diplômée de son école de journalisme. Je pense qu'on attend énormément de nous, comme si on était de vrais journalistes et non des étudiants."

Les jeunes reporters se spécialisent dans la presse écrite, la photographie ou le journalisme de radio, Holmsen entrant dans cette dernière catégorie.

LAUSANNE 2020 - Yukino Yoshida OIS/IOC

"On doit apprendre beaucoup de chose par soi-même, car on est en dehors de notre zone de confort 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", déclare-t-elle.

Les mentors du programme, qui a débuté en 2010 à l'occasion des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour, se disent agréablement surpris par la façon dont ces jeunes journalistes sportifs se sont comportés malgré le fait qu'ils aient été jetés dans le grand bain.

LAUSANNE 2020 - Czech Daniel Mrazek OIS/IOC

"Leur transformation a été phénoménale, a déclaré Tracey Holmes, journaliste radio et télé chevronnée. Ils ont démontré une bien meilleure capacité à travailler de façon complètement indépendante. C'est eux qui ont trouvé, tourné et édité leurs propres histoires."

Selon les jeunes journalistes, se concentrer sur un seul domaine leur a permis d'aller plus loin.

LAUSANNE 2020 - Andrii Pylypchuk OIS/IOC

"Cela m'a permis de perfectionner mes compétences en rédaction. J'ai l'impression d'avoir pu trouver des histoires et des angles d'accroche plus intéressants", a déclaré le Néerlandais Jeroen Adriaanse, 22 ans, qui a passé la majeure partie de son temps à St. Moritz à rédiger des histoires pour la presse écrite.

LAUSANNE 2020 - McKenna Mazlo OIS/IOC

Nick Didlick, mentor en photojournalisme, a également été impressionné par la façon dont ses jeunes protégés ont acceptés les conseils qui leur ont été donnés.

"Leur réussite a été le point culminant de ces Jeux pour moi, a-t-il déclaré. Je ne voulais pas qu'ils se contentent de filmer l'action et les réactions. Je voulais qu'ils cherchent des schémas récurrents, des photos intéressantes à prendre, et ils s'en sont extrêmement bien sortis."

Ces jeunes journalistes apprécient désormais à sa juste valeur le travail exténuant que représente la couverture des Jeux.

"Cela m'a aidé à changer ma façon de voir le journalisme, ses secrets et ses outils, a déclaré l'Argentin Lucas Marinelli, 22 ans, qui se consacre au photojournalisme. J'ai compris le processus à l'œuvre derrière la photographie, l'analyse et la préparation qu'elle requiert, et la difficulté du travail, une chose à laquelle je n'avais pas vraiment pensé avant."

LAUSANNE 2020 - Anna Bryk OIS/IOC

En prévision des JOJ de Dakar 2022, les mentors sont impatients d'aider ces jeunes journalistes à prendre conscience des demandes changeantes du secteur, sans pour autant renoncer aux bases d'un bon travail de journalisme.

LAUSANNE 2020 - Women's 500m Short Track Speed Skating OIS/IOC

"Il ne suffit plus d'être un expert en photographie, a déclaré Didlick. Il faut être un journaliste multimédia polyvalent, et c'est ce que j'espère qu'ils acquerront."

LAUSANNE 2020 - Fabian Gisler OIS/IOC

"Une bonne histoire est une bonne histoire, et aujourd'hui les seules choses qui changent vraiment, ce sont les plateformes, a déclaré Holmes. Vous ne faites que raconter une histoire, et donc les compétences nécessaires à l'élaboration d'une bonne histoire sont toujours les mêmes. Ce sont des principes fondamentaux immuables."

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