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Date
21 mai 2015
Tags
Actu CIO , Volleyball de plage

Dans les filets de la popularité

Que de chemin parcouru depuis le temps où le volleyball de plage effectuait ses premiers pas sur les plages d’Hawaï ! Pleins feux sur l’ascension d’un sport très populaire et très regardé.


Quelque 425 000 spectateurs cumulés se sont massés dans les tribunes de Londres 2012 pour suivre la cinquième sortie du volleyball de plage aux Jeux Olympiques. Le contexte qui a accompagné la discipline dans la capitale britannique se situait aux antipodes de ses débuts modestes, dans les premières décennies du XXe siècle.

©Getty Images

Le volleyball – dont la version de plage sera dérivée plus tard – est apparu vers 1895, lorsque l’Américain William G. Morgan a créé une version moins physique du basketball. Il a fallu ensuite attendre vingt ans pour qu’apparaisse le volleyball de plage, dans l’environnement idéal des plages de Waikiki, à Hawaï. Le sport a rapidement gagné l’Italie, la Russie, l’Inde et le reste de l’Europe, grâce aux Forces américaines stationnées à l’étranger, puis à de nouveau pris son essor lorsque les GIs ont débarqué en Europe dans les années quarante.

La discipline a connu sa plus forte accélération aux États-Unis lors de la crise économique des années trente, d’une part parce qu’il s’agissait d’un sport abordable financièrement, d’autre part parce qu’il permettait aux gens de mettre leurs problèmes de côté et d’aller à la plage.

La première version en duo a été jouée à Santa Monica en Californie, état américain qui a également accueilli le premier tournoi 2x2 en 1947.

©Getty Images

La Californie est alors devenue le véritable havre du volleyball de plage. Ce sport a rapidement intégré le patrimoine sportif local, au même titre que le surf. Les Beatles y ont été ainsi photographiés en train de se passer un ballon, lors d’une étape de tournée en Californie, alors que Marilyn Monroe y a fait référence, disant simplement que c’était cool.

Dans les années soixante, le Président Kennedy a assisté au premier tournoi officiel de volleyball de plage sur la plage de Sorrento, à Los Angeles. La Californie a ensuite organisé son premier tournoi sponsorisé en 1974, prélude à de futurs tournois professionnels et même à un circuit sponsorisé, qui s’est ensuite étendu à tout le pays.

La popularité du volleyball de plage a ensuite gagné Rio de Janeiro, au Brésil, où a eu lieu le premier tournoi exhibition international en 1986. Un an plus tard, le fameux littoral de Copacabana a organisé la première compétition internationale au label FIVB, qui a donné le coup d’envoi à une foule d’autres compétitions dans le monde entier.

©Getty Images

Le volleyball de plage a franchi un cap déterminant en 1994, lorsqu’il a été officiellement reconnu comme discipline olympique par le CIO. Deux ans plus tard à Atlanta, 24 équipes masculines et 18 féminines ont participé aux Jeux Olympiques sur le sable d’Atlanta devant des tribunes bondées.

©Getty Images

Quatre ans après ses formidables débuts olympiques, le volleyball de plage a connu une reconnaissance encore plus importante sur la plage de Bondi Beach, lors des Jeux de Sydney. Les Américains et les Brésiliens, issus des deux pays qui ont énormément œuvré au développement du sport, ont dominé la compétition tout comme ils le feront à Athènes 2004.

À partir de 2008 à Beijing, l’épreuve a été élargie à 14 jours de compétition (il y en avait eu 6 à Atlanta, 10 à Sydney et 12 à Athènes). À Londres 2012, le tournoi de volleyball de plage s’est déroulé à l’ombre de sites emblématiques, comme Big Ben et le London Eye, et les joueurs se sont montrés totalement à la hauteur de l’émotion ambiante. Les Américains ont poursuivi dans la voie du succès, grâce au duo composé de Kerri Walsh et Misty May-Treanor qui a gagné un fabuleux troisième titre olympique consécutif dans la compétition féminine.

©Getty Images

Alors que tous les regards sont désormais tournés vers Rio 2016, il y a tout lieu de penser que le volleyball de plage devrait y vivre les Jeux Olympiques les plus spectaculaires de son existence.

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