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Date
07 août 2016
Tags
Escrime , Italie , Rio 2016 , Actu CIO

Daniele Garozzo champion de la nouvelle génération du fleuret !

L'Italien Daniele Garozzo, tout juste 24 ans, a remporté dimanche le duel de la nouvelle génération du fleuret, face à l'Américain Alexander Massialas en finale sur la piste de l’Arena Carioca 3. Le Russe Timur Safin a remporté l’assaut pour le bronze face au Britannique Richard Kruse.


Dans une finale complètement incertaine, Garozzo pensait avoir fait une différence impossible à rattraper en passant de 8-7 à 14-7. Mais Massialas, d'à peine deux ans son cadet, est coutumier des retours improbables. « Il a failli me faire la même chose que ce qu'il m'avait fait en Coupe du monde à Shanghai cette année. Il y avait 12-5 pour moi en quarts de finale, et il m'a battu 15-13 », souffle le nouveau champion olympique.

Getty Images

Garozzo a bien retenu la leçon, contre un adversaire qu'il n'avait jamais battu, pour le match le plus important de sa jeune carrière de fleurettiste. « J'étais préparé pour ce genre de match, et je connaissais le sentiment que c'était de se faire remonter », explique l’Italien. Revenu à 14-11, Massialas était sur le point de faire le même coup qu'en quarts quelques minutes plus tôt, quand il s'était sorti du piège d'un autre Italien, Giorgio Avola, en remontant un handicap de six touches (7-13, puis 8-14).

La pause d'une minute entre la première et la deuxième des trois périodes a permis à Garozzo de souffler et de conclure le match sur une dernière touche, enlevant son masque et sautant de joie à l'autre bout de la piste, avant même le verdict de la vidéo.

Dans la légende de l’escrime italienne

« Pour moi, c'était incroyable. Je savais que le point était pour moi. J'en étais sûr », jubile le Sicilien. Il s'adjuge ainsi le duel de cette nouvelle génération montante au fleuret, l'arme de référence pour l'escrime italienne. Il succède à Alessandro Puccini, dernier Italien à s'être adjugé le titre olympique, à Atlanta en 1996, et dépasse des grands noms du fleuret des années 2000 comme Andrea Baldini ou Andrea Cassara, ses coéquipiers actuellement en équipe d'Italie, ou encore Salvatore Sanzo.

« C'est un grand honneur pour moi d'être celui qui succède à Puccini, l'une des légendes du fleuret italien. Je n'arrive pas à y croire », exulte le natif de Catane. Pour la famille Garozzo, les Jeux de Rio pourraient bien être prolifiques, puisque Enrico, le frère aîné, est N°2 mondial à l'épée et entre en lice mardi pour l'épreuve individuelle.

Getty Images

Massialas, entraîné sur le bord de la piste par son père Gregory, a perdu sa deuxième finale de rang, après le revers l'an passé aux Championnats du monde de Moscou, manquant l'occasion de devenir le premier Américain champion olympique en escrime chez les messieurs.

N°1 mondial cette année, il représente toutefois avec Garozzo l'avenir de la discipline et les deux peuvent déjà se donner rendez-vous à Tokyo dans quatre ans.

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