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Date
28 nov. 2017
Tags
JOJ , Haltérophilie , Egypte , Actualités Olympiques

D'hier à aujourd'hui : Sara Ahmed, championne des JOJ, vise le sommet

La championne égyptienne des tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Sara Ahmed, va tenter d'écrire une nouvelle page de l'histoire aux Championnats du monde d'haltérophilie de l'IWF, en essayant d'ajouter une nouvelle médaille à son impressionnant palmarès. Retour sur son ascension fulgurante…

À l'époque…

À 16 ans, lorsque Sara Ahmed s'avance pour disputer l'épreuve d'haltérophilie aux JOJ de 2014 à Nanjing, personne n'aurait pu prédire que cette athlète d'1,55 m à peine allait devenir l'une des plus grandes dans son sport. Alors qu'elle avait débuté l'haltérophilie seulement quatre ans plus tôt – en suivant les pas de son père et de son frère – les JOJ ont été la plus grande scène sportive que l'Égyptienne ait connue. Elle s'en est montrée digne en décrochant l'or dans la catégorie des 63 kg, devant la Mexicaine Ana Duran Ayon et l'Ukrainienne Sofiya Zenchenko.

En regardant sa carrière aujourd'hui, Sara Ahmed se félicite de l'influence qu'ont eu les JOJ sur son parcours.

Ainsi qu'elle nous le confie : "Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont l'une des plus grandes manifestations à laquelle j'ai participé, et ces derniers ont eu un grand impact sur le développement de mes performances."

Malgré son succès sur la scène des JOJ, Sara Ahmed reconnaît qu'elle était nerveuse avant la compétition.

"Oh que oui, parce que j'étais si jeune et que la compétition était si difficile, mais grâce à Dieu, j'ai atteint mon objectif et remporté la médaille."

Aujourd'hui…

Deux ans après sa brillante performance aux JOJ, Sara Ahmed a réécrit le livre des records lors des Jeux Olympiques de Rio 2016 en devenant la toute première Égyptienne médaillée olympique, tous sports confondus. Sa médaille de bronze historique dans l'épreuve des 69 kg a également été la première médaille olympique remportée en haltérophilie par une femme arabe, avec, pour la jeune femme âgée de 18 ans, une levée de 112 kg à l'arraché et de 143 kg à l'épaulé-jeté pour un total de 255 kg – en améliorant au passage son record personnel de 10 kg. Ses impressionnants efforts ont été récompensés par une médaille de bronze derrière Yanmei Xiang de République populaire de Chine et Zhazira Zhapparkul du Kazakhstan – et ont aussi fait d'elle un modèle pour les femmes arabes partout dans le monde.

"J'étais fière d'atteindre un objectif plus grand et d'améliorer le rôle des femmes en Égypte et dans les pays arabes. Ma victoire a souligné le rôle des femmes dans le monde arabe, ce qui n'est pas rien étant donné le rôle des hommes dans tous les domaines", a-t-elle indiqué.

Sara Ahmed se réjouit par ailleurs que de plus en plus de femmes commencent à pratiquer l'haltérophilie grâce à ses performances.

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"Bon nombres d'athlètes se lancent dans ce sport pour être comme moi et je suis fière de cela – être la raison pour laquelle le nombre de femmes pratiquant l'haltérophilie augmente, et également dans d'autres sports, sensibiliser et accroître leur rôle dans le sport." Et d'ajouter : "Les femmes athlètes me disent qu'elles sont très heureuses et fières [lorsque Sara Ahmed a remporté le bronze à Rio], et commencent à essayer d'atteindre des buts et d'être comme moi dans leurs domaines, en s'efforçant toujours d'aller vers le sommet et de donner le meilleur d'elles-mêmes."

Et alors qu'elle vise une première médaille aux Championnats du monde la semaine prochaine et l'or olympique à Tokyo en 2020, Sara Ahmed n'a aucun doute sur l'importance des JOJ dans son évolution en tant qu'athlète.

"Les Jeux Olympiques de la Jeunesse donnent aux jeunes athlètes les moyens de se préparer pour atteindre des objectifs encore plus grands et d'être en mesure de participer à des Championnats plus importants, tels que les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo."

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