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Date
15 janv. 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO

D'anciens champions offrent leur expertise à l’équipe de Rio 2016

Agissant sous l’égide du comité d’organisation de Rio 2016, d'anciens participants aux Jeux Olympiques veillent à ce que rien ne soit laissé au hasard dans les préparatifs des Jeux de cet été.


« Les athlètes sont au cœur de notre planification » : telle est la formule sacrée répétée à l’envi dans l’univers de l’organisation des Jeux Olympiques. Et donc, lorsqu’on se prépare à livrer le plus grand événement de la planète, il peut être très judicieux de compter dans ses rangs quelques anciens athlètes. Rio 2016 a ainsi recruté un bataillon entier de champions ayant participé aux Jeux, ce qui permettra à Usain Bolt et à ses pairs, lorsqu’ils arriveront au Brésil, de n’avoir pour seule préoccupation que d’atteindre leur pic de forme.

Giovane Gávio est l’un des experts maison. Double champion olympique de volleyball avec le Brésil (Barcelone 1992 et Athènes 2004), il est maintenant responsable des préparatifs de la compétition de volleyball de Rio 2016. Il connaît la compétition de très haut niveau sur le bout des doigts et son expérience s’avère donc cruciale.



Le patron de Gávio s’appelle Agberto Guimarães, et il est directeur général des sports. Sa spécialité, c’était la course de demi-fond et il a défendu les couleurs du Brésil aux Jeux de Moscou 1980 (quatrième du 800 m),de Los Angeles 1984 et de Séoul 1988.

Guimarães a insisté pour que la signalétique devienne l’un des aspects essentiels de la planification olympique, alors qu’on la néglige souvent. Dans bien des cas, les athlètes doivent naviguer dans des sites gigantesques et s’ils se perdent, cela génère un stress et une perte de temps inutiles.

« Sur les sites de compétition, cette fluidité de mouvement est une donnée très importante pour les athlètes, explique-t-il. L’athlète va circuler dans plusieurs lieux : les vestiaires, la salle de repos des athlètes, les courts, les zones de cérémonies protocolaires, le contrôle antidopage, les services médicaux, les tribunes des athlètes… Il est donc indispensable que tout soit clairement signalé afin que chacun sache où aller et comment s’y rendre. Un manque de signalétique claire constituerait un obstacle majeur. »

Autre habitué des Jeux travaillant avec le comité d’organisation, Sebastián Cuattrin est un ancien canoéiste qui a participé à quatre Jeux Olympiques pour le Brésil, pour un meilleur résultat de huitième en sprint K1 à Atlanta 1996. Aujourd’hui chargé des compétitions de canoë-kayak de Rio, il estime que de petits gestes peuvent suffire à marquer une grande différence, comme le fait de garantir à chaque athlète une bouteille d’eau à l’arrivée de son parcours.

Tout ce qui compte, c’est le bien-être du « principal client », l’athlète, dit Cuattrin qui est né en Argentine. Et il est persuadé que le caractère naturellement chaleureux de son pays d’adoption sera synonyme de service haut de gamme. « C’est dans la mentalité brésilienne d’accueillir les gens chaleureusement et je pense que cela sera l’un des gros plus de ces Jeux Olympiques. »



Parallèlement, Paulinho Villas Boas, directeur du basketball de Rio 2016 qui portait le maillot du Brésil aux Jeux de Séoul 1988 et de Barcelone 1992, doit prendre particulièrement en compte le gabarit hors normes des basketteurs et des basketteuses.

Villas Boas faisait partie du groupe d’athlètes d’hier et d’aujourd’hui qui ont testé le mobilier choisi pour le village olympique et paralympique, « le château » comme l’appelle Guimarães. « Nous avons essayé les lits et constaté qu’il nous en aurait fallu certains de 2,20 m de long, dit-il. Mais cela aurait été un véritable casse-tête pour les faire passer par les ascenseurs et les portes. Nous avons donc opté pour des lits de 2 m qui peuvent être rallongés jusqu’à 2,20 m. Cela se fait via l’ajout d’une pièce amovible, ce qui facilite le transport.



Autre rouage essentiel de l’équipe des anciens athlètes de Rio 2016, Ricardo Prado est le directeur des sports aquatiques, et il chapeaute également le comité consultatif des sports, un groupe d’anciens athlètes qui conseille le comité d’organisation.

Médaillé d’argent en natation au 400 m 4 nages des Jeux de Los Angeles 1984, Prado estime que les athlètes ont besoin de trois éléments principaux : « des sites extraordinaires, une nourriture de qualité et du repos ». Tout en insistant sur le transport « porte-à-porte » du village aux sites et sur la bonne régulation des personnes sur le site afin que les athlètes puissent rester concentrés sur la compétition, Prado indique que les délégations doivent disposer de suffisamment d’espace pour leurs équipements. Cela va des boissons énergisantes aux baignoires de glace en passant par le matériel de kiné et les tables de massage.
Il fait également remarquer qu’il est important que les tribunes des athlètes soient bien placées. « Elles permettent non seulement de suivre les compétitions, mais c’est également super lorsque vous êtes sur le terrain de pouvoir voir votre équipe vous encourager depuis les tribunes. »

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