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IOC/Mine Kasapoglu
Date
11 janv. 2018
Tags
PyeongChang 2018, Curling, Actualités Olympiques
PyeongChang 2018

Curling à PyeongChang 2018 : suivez le guide avec Rasmus Wrana

Le Suédois Rasmus Wrana, lequel fera ses premiers pas olympiques, et ses coéquipiers tenteront de décrocher la médaille d’or à PyeongChang 2018. Le jeune curleur de 23 ans lève ici le voile sur les subtilités de ce sport qui a vu le jour en Écosse au XVIe siècle. Caractérisé par une forte pression, le curling est comparé à "une partie d’échecs sur glace".

Le curling, c’est avant tout une question de tactique et de prise de décision. Aux Jeux Olympiques, alors que des millions de téléspectateurs du monde entier sont devant leur petit écran, les athlètes s’affrontent dans un environnement des plus intenses.

Au curling, deux équipes de quatre athlètes se relaient en faisant glisser des pierres sur une piste de glace de 45 m de long, en essayant de les placer le plus près possible du centre du cercle situé à l’autre extrémité appelé "la maison". Ils essaient également de repousser les pierres de leurs adversaires hors de la maison.

Ainsi, après avoir déjà passé beaucoup de temps en salle avant les Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, Rasmus Wrana et ses coéquipiers peaufinent leur aptitude à la prise de décision.

"Nous essayons de concourir le plus possible et lorsque nous ne nous entraînons pas au curling, nous jouons au billard, un sport qui ne manque pas de similitudes avec le nôtre", indique Rasmus Wrana qui, à 23 ans, va débuter sur la glace olympique.

"Au billard, lorsqu’on touche une bille, le mouvement ressemble beaucoup à celui de la glissade du curling. Il doit être parfait du début à la fin. Nous avons découvert qu’il était vraiment important au billard de rester toujours en mode compétition afin de ne jamais prendre de décisions bizarres lors des compétitions."

Les bases

Né en Écosse au XVIe siècle, le curling est un sport olympique depuis Nagano 1998. À PyeongChang, le double mixte figure au programme pour la première fois.

Dans chaque équipe, chaque joueur lâche deux pierres, en commençant par le "premier", puis le "deuxième", le "troisième" et enfin le "skip" (le capitaine). Rasmus Wrana évolue en deuxième, derrière Christoffer Sundgren, alors qu’Oskar Eriksson et Niklas Edin, médaillés de bronze à Sotchi 2014, occupent respectivement les positions de troisième et de skip.

Lorsque la pierre commence à glisser, deux autres membres de l’équipe balaient la glace perlée devant la pierre avec des balais afin que la pierre aille plus loin ou pour lui donner de l’effet.

"En règle générale, on estime que l’exécution, la glissade, compte pour environ 90 % du mouvement total", précise Rasmus Wrana. "On peut ensuite influer sur le comportement de la pierre en balayant, mais pas trop. Sur une bonne glace, on peut lui faire gagner environ trois mètres si on balaye tout du long."

Un tirage au sort détermine l’équipe qui bénéficiera de l’avantage de la dernière pierre, appelée "marteau", dans la première des 10 manches du match, nommées "ends" ou "bouts". Après cela, l’équipe qui a marqué dans la manche précédente commence la suivante.

Compétences majeures et conseils

Rasmus Wrana a appris une règle de base lorsqu’il était junior : lorsqu’on a l’avantage de la dernière pierre, on doit essayer de laisser le milieu de la piste dégagé pour être sûr d’obtenir au moins un point.

"Si on veut adopter un style offensif, on place une pierre juste devant la maison - un garde - qui sert à protéger ultérieurement ses pierres", souligne Rasmus Wrana.

"Lorsqu’on a l’avantage de la dernière pierre du bout, on doit toujours essayer de laisser la maison assez ouverte en jouant sur les côtés, afin que dans le pire des cas, on puisse toujours finir en plaçant une pierre dans la maison et marquer un unique point. S’il y a beaucoup de pierres au centre de la piste, il peut s’avérer impossible de marquer ce point."

L’or en point de mire

"Tout le monde attend avec impatience les Jeux et nous nourissons de grands espoirs, puisque nous figurons parmi les favoris. Nous visons l’or", ajoute Rasmus Wrana.

La Suède est également vice-championne du monde côté féminin, derrière le Canada, mais les deux pays favoris - qui se sont affrontés en finale à Sotchi 2014 – seront confrontés à une redoutable opposition. Ils trouveront ainsi face à eux la Grande-Bretagne emmenée par Eve Muirhead. L’an dernier, cette dernière, qui défendait les couleurs de l’Écosse, avait en effet décroché le titre européen aux dépens de la Suède.

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