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Date
15 août 2017
Tags
Rio 2016 , Actualités Olympiques

Rio 2016 - Jour 10 : Coups de théâtre à la perche hommes et à la poutre dames !

Revivez sur olympic.org les compétitions du lundi 15 août 2016 à Rio. La soirée d'athlétisme est marquée par le doublé de David Rudisha sur 800m, par le plongeon de Shaunae Miller à l'arrivée du 400m, et par l'incroyable victoire de Thiago Braz Da Silva à la perche. Simone Biles trébuche sur la poutre et laisse le titre à Sanne Wevers. Charlotte Dujardin remporte brillamment son 2e titre consécutif en dressage, et le lutteur cubain Mijain Lopez son 3e en lutte gréco-romaine.

David Rudisha voit double, Shaunae Miller plonge pour l'or

Le Kényan David Rudisha conserve le titre du 800m sur la piste bleue du stade olympique, vainqueur en 1:42.15, nettement devant l'Algérien Taoufik Makhloufi (1:42.61) et le jeune Américain Clayton Murphy (1:42.93). Rudisha, 27 ans, avait conquis l'or à Londres en 2012 en prenant la course à son compte pour améliorer son record du monde (1:40.91). C'est le jeune Kényan Alfred Kipketer, finalement septième, qui prend la tête aux 150 mètres, Rudisha se calant dans sa foulée devant le Français Pierre-Ambroise Bosse, avec un passage aux 400 mètres en 49.23. Rudisha prend l'initiative au milieu de la ligne opposée pour creuser l’écart. Champion olympique du 1500m à Londres, Makhloufi met à profit sa résistance et son finish pour s'emparer de la médaille d'argent, avec un nouveau record national. Clayton Murphy produit un final de feu dans les derniers mètres pour laisser sur place Pierre-Ambroise Bosse, qui avait tenté de suivre Rudisha dans le dernier virage, et aller chercher le bronze pour les États-Unis en 1.42.93. "Il y a toujours beaucoup de pression quand on défend un titre olympique, je suis heureux de l'avoir fait. Il faut faire tellement de sacrifice pour rester au top", dit David Rudisha.

Le record du monde du lancer du marteau féminin tombe grâce à la Polonaise Anita Wlodarczyk qui réussit à son troisième essai en finale un jet à 82,29m. Elle est la première athlète à lancer au-delà des 80m et son concours atteint des cimes jamais vues. La Polonaise les dépasse ainsi à trois reprises (80,40m, 82,29m et 81,74m), autant que dans toute sa carrière auparavant. Anita Wlodarczyk avait été vice-championne olympique en 2012 à Londres. "C’était le record du monde, et j’ai pensé qu’il pouvait me donner la médaille d’or", dit-elle à propos de son troisième essai, "mais je n’en étais pas sûre. Avant mon troisième essai, je sentais que j’avais la puissance et je savais que ce serait le meilleur moment. Après tant d’années de dur labeur, je suis au top!" La Chinoise Zhang Wenxiu prend la médaille d’argent (76,75m) et la Britannique Sophie Hitchon s’adjuge le bronze (74,54m).

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La Bahamienne Shaunae Miller empêche l'Américaine Allyson Felix de devenir la première athlète féminine à remporter cinq médailles d'or olympiques en plongeant sur la ligne pour remporter le 400m. En 49.44, Miller devance Felix de 07/100e et prend sa revanche des Mondiaux 2015 à Beijing, où elle avait terminé deuxième derrière elle. La Jamaïcaine Shericka Jackson complète le podium (troisième en 49.85), comme aux derniers Championnats du monde. Au couloir 7, quasiment à l'aveugle, Miller prend un départ rapide et sort en tête de la courbe. Felix revient progressivement sur elle dans la ligne droite, mais la Bahamienne parvient à conserver la tête en s'écroulant dans un drôle de plongeon sur la ligne d’arrivée. "Je n'avais jamais fait ça avant", assure l’athlète de 22 ans qui fait honneur à son statut de porte-drapeau des Bahamas. "C'était juste une réaction sur le moment. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en fait, mon esprit a fait le vide et je me suis retrouvée par terre. Je ne savais pas si j'avais gagné."

Ruth Jebet (Bahreïn) remporte l'or du 3000m steeple en 8:59.75, record d'Asie, échouant au bout d'un cavalier seul à 94/100e du record du monde de la Russe Gulnara Galkina. Ruth Jebet, 19 ans, devance la

Le Kényane Hyvin Jepkemoi (9:07.12) et l'Américaine Emma Coburn (9:07.63, record continental). Jebet, d’origine kényane, s'échappe du peloton peu avant la mi-parcours, rapidement en avance sur la marque planétaire que Galkina avait établie en finale des Jeux de Beijing 2008 (8:58.81). Mais, mal informée, Jebet ne semble pas forcer jusqu'au bout à la recherche du record. "C'est la deuxième fois que je manque le record du monde. J'étais facile mais personne ne m'a rien dit au sujet du record du monde. Je n'étais pas consciente que je pouvais le battre", confirme la championne olympique 2016.

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En fin de soirée, la dramaturgie est à son maximum lors de la finale du saut à la perche hommes. Le tenant du titre français et recordman du monde (6,17 m), Renaud Lavillenie, croit bien avoir fait le plus dur en effaçant toutes ses barres au premier essai, jusqu'à celle placée à 5,98 m qui lui permet d'améliorer son record olympique établi à Londres 2012. Mais le Brésilien Thiago Braz Da Silva, toujours en course, fait l'impasse sur cette hauteur et tente un coup de poker à 6,03 m. Il le réussit à son deuxième essai, tandis que Lavillenie échoue deux fois, se réserve une dernière tentative à 6,08 m et fait tomber la barre, au moment où tout le stade carioca explose de joie. Thiago Braz Da Silva est sacré champion olympique en améliorant son record personnel de 10cm! "Pour le Brésil, c’est fabuleux, j’essaye de faire du mieux que je peux pour le peuple, ils croient en nous. C’est incroyable. Ma première fois au-dessus de 6m! Ma ville natale voulait que je gagne." Lavillenie prend l'argent avec 5,98 m, le bronze revient à l'Américain Sam Kendricks avec 5,85 m.

Sanne Wevers prend le pouvoir à la poutre !

Coup de théâtre à l’Arène olympique de Rio ! La Néerlandaise Sanne Wevers, brillante à la poutre, remporte l’or sur cet agrès, alors que la favorite Simone Biles perd l’équilibre et se contente de la médaille de bronze. Sa compatriote Lauren Hernandez les accompagne sur le podium, avec l’argent. Biles, qui a tout gagné sur cet agrès et dominé les trois programme déjà effectués à la poutre à Rio, rate une réception de salto avant, se retrouve déséquilibrée et contrainte de poser les deux mains sur la poutre pour ne pas chuter. La sanction tombe: 14.733. Sanne Wevrs s'élance alors pour un passage tout en maîtrise et élégance, récompensé d'un 15,466, synonyme de médaille d’or. "Oh mon Dieu! C’est tellement merveilleux! La finale était très dure pour les nerfs", dit la gymnaste néerlandaise.

Le Grec Eleftherios Petrounias s'impose aux anneaux en détrônant le champion en titre brésilien Arthur Zanetti. Le Russe Denis Ablyazin prend le bronze. Petrounias (25 ans), champion du monde en titre, obtient la très bonne note de 16.000 en finale de ses premiers Jeux. Il est le troisième Grec sacré champion olympique sur cet agrès, les deux premiers l'ayant été à Athènes en 1896 et en 2004. "Nous avons énormément travaillé pour ce résultat. C’est celui que j’attendais. Je pense que nous avons bien travaillé sur les détails pour rester stable. C’est difficile de faire ses mouvements, de tenir toutes les positions… un peu plus fort que d’habitude. Et si vous avez une bonne réception, comme celle que j’ai réussie, c’est là que le score de 16 est arrivé!", note Eleftherios Petrounias.

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Le gymnaste de la République populaire démocratique de Corée Ri Se-gwang remporte la médaille d'or au saut de cheval, devant Denis Ablyazin qui monte une deuxième fois sur le podium, une marche plus haut, et le Japonais Kenzo Shirai. Ri Se-gwang obtient la note de 15,691, en réalisant à son deuxième saut celui qui porte son nom. "Cette médaille d’or est un cadeau que je présente à mon pays", dit Ri.

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Evgeny Tishchenko sacré chez les poids lourds

Le boxeur russe Evgeny Tishchenko remporte le titre olympique de la catégorie poids lourd (-91kg) en s'imposant en finale face au Kazakh Vassiliy Levit sur décision unanime des juges. L'Ouzbek Rustam Tulaganov et le Cubain Erislandy Savon héritent pour leur part de la médaille de bronze. Sur le ring du pavillon Riocentro 6, les deux finalistes disputent un combat intense: les juges n'accordent qu'un point d'avance à Evgeny Tishchenko, à chaque round (trois fois 29-28), pour une victoire 3 rounds à 0. "Cela veut dire beaucoup, parce que j’ai combattu pour ce résultat durant toute ma vie, et c’est pourquoi c’est si important pour moi. J’ai donné tout ce que j’avais dans tous mes combats ici pour gagner la médaille d’or", explique le vainqueur.

Elia Viviani roi de l’omnium

Premier cycliste italien couronné au XXIe siècle, Elia Viviani est sacré champion olympique de l'omnium, l'épreuve la plus complète du cyclisme sur piste. Le Britannique Mark Cavendish, médaillé pour la première fois de sa carrière aux Jeux, prend la deuxième place devant le champion olympique sortant, le Danois Lasse Hansen. Viviani frôle pourtant le pire en étant pris dans une chute provoquée par Mark Cavendish, dans la première moitié de la course aux points, la dernière des six épreuves au programme de l’omnium. La course repart, l'Italien reprend ses esprits et engrange les points nécessaires pour triompher. Son parcours: 7e du scratch, 3e de la poursuite, 1er de l'élimination, 3e du kilomètre, 2e du tour lancé, 29 points marqués dans la course aux points.

Charlotte Dujardin conserve brillamment son titre du dressage

La cavalière britannique Charlotte Dujardin remporte une deuxième couronne consécutive dans l'épreuve du dressage individuel en établissant au passage un nouveau record dans la compétition grâce à une reprise libre créditée de 93,857%. En prenant la médaille d’argent, l’Allemande Isabell Werth s'adjuge sa 10e médaille olympique, record de podiums en équitation ! Dujardin, âgée de 31 ans, offre une retraite en or à son hongre de 14 ans Valegro, auteur d'un dernier récital magistral, proche du record du monde établi par le duo en 2014 (94,30%). Il s'agit de la quatrième médaille olympique pour Dujardin et Valegro, déjà récompensés de deux médailles d'or en individuel et par équipes à Londres (2012) et d'un argent par équipes à Rio. L'Allemande Kristina Bröring-Sprehe (87,142%) complète le podium. "C’était tout simplement magique. J’ai ressenti une grande émotion dans la dernière ligne centrale. Valegro se donne toujours pour m’apporter le meilleur. J’ai vraiment senti que tout se faisait sans efforts", dit Charlotte Dujardin "submergée de bonheur. »

Sharon Van Rouwendaal s’impose en solitaire dans le 10km marathon

La Néerlandaise Sharon Van Rouwendaal nage brillamment vers la médaille d’or à Copacabana en terminant en solitaire l’épreuve du 10km en eau libre, alors que derrière elle, l’Italienne Rachele Bruni prend la médaille d’argent après la disqualification de la Française Aurélie Muller. La Brésilienne Poliana Okimoto termine en bronze. À 22 ans, Sharon Van Rouwendaal, qui a aussi brillé au niveau international en bassin de 50m, démontre ses qualités de vitesse, d’endurance et de polyvalence pour obtenir une superbe victoire. Elle nage pratiquement la moitié de la distance en solitaire après s’être échappée du groupe de tête aux environs du 6e kilomètre de course. La championne néerlandaise touche la plaque d’arrivée en 1h56:32.1 avec une avance conséquente de 17.4 secondes sur ses suivantes immédiates. "Si vous m’aviez posé la question avant la course, je n’aurais jamais rêvé de gagner avec une marge de 17 secondes. Je savais que je pouvais terminer fort dans les derniers 100m et je n’aime pas cette impression d’être à l’avant. Je nageais si facilement au début! Nous étions environ six à évoluer ensemble, à nous observer. Je surveillais sans arrêt pour voir si elles allaient me rattraper", explique Sharon Van Rouwendaal.

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Mijain Lopez Nunez entre dans la légende de la lutte avec un 3e titre olympique

Le poids lourd cubain Mijain Lopez Nuñez cimente son statut parmi les plus grands lutteurs de l’histoire en remportant en gréco-romaine son troisième titre olympique consécutif pour égaler le légendaire Aleksandr Karelin. Le combat pour la médaille d’or des 130kg sur le tapis de lutte de l’Arena Carioca 2 est le remake de la finale des championnats du monde 2015 entre Lopez Nunez et le Turc Riza Kayaalp, qui s’était alors imposé. Porte-drapeau de sa délégation lors de la cérémonie d’ouverture, le colosse cubain est bien décidé à prendre sa revanche et il ne perd pas de temps en renversant son adversaire au bout de seulement 20 secondes dans la première manche pour récolter 4 points techniques d’entrée. À la fin du premier acte, il porte son avantage à 5 points, puis domine nettement la deuxième manche pour achever le combat 6-0 en technique, 3 à 0 au score de classement. Mijain Lopez Nunez célèbre sa victoire en esquissant un pas de Samba sur le tapis, provoquant l’extase parmi les nombreux fans cubains et brésiliens qui garnissent copieusement les gradins. L’Azerbaïdjanais Sabah Shariati et le Russe Sergey Semenov récoltent les médailles de bronze dans cette catégorie.

Dans la finale des 85kg, toujours en style gréco-romain, le vainqueur russe des Jeux Européens de Bakou 2015, Davit Chakvetadze, est mené 2-0 par son adversaire ukrainien Zhan Beleniuk après le premier acte, mais il prend nettement le dessus dans la deuxième manche, dominant son opposant avec un 9-2 en points techniques, scellant sa victoire sur le score de 3 à 1. "La première manche a été un peu difficile pour moi", admet Davit Chakvetadze, "mais dans la seconde période, j’ai été capable de me concentrer et de remporter la victoire. Je me suis ressaisi, j’ai redoublé de concentration et j’ai conclu ce match. Je suis l’homme le plus heureux de la terre. Je veux remercier tous ceux qui m’ont soutenu." Le Biélorusse Javid Hamzatau et l'Allemand Denis Kudla montent sur le podium pour recevoir les médailles de bronze.

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Ruslan Nurudinov remporte le premier titre de l’Ouzbékistan en haltérophilie

Ruslan Nurudinov s'adjuge le titre des 105kg par une marge imposante de 14kg sur son dauphin arménien Simon Martirosyan. Le Kazakh Alexandr Zaichikov prend la médaille de bronze. Déjà assuré de la médaille d’or avec sa deuxième tentative réussie sur une barre de 230kg à l’épaulé-jeté, Nurudinov choisit de régaler le public du Pavillon 2 Riocentro en tentant pour le plaisir de battre le record olympique de la catégorie 105kg, qui était de 236kg. Sous les applaudissements de la foule, l’Ouzbek propulse alors une barre à 237kg au-dessus de ses épaules pour ajouter du panache à la première médaille d’or de son pays sur un plateau olympique d’haltérophilie. Nurudinov se distingue en souriant et en tirant la langue à chaque fois qu’il soulève une barre. "Je ne l’ai encore jamais mordue", plaisante-t-il, "et sourire m’aide à lutter contre le stress." En tête du concours après l’arraché avec 194kg, puis loin devant à l’épaulé-jeté grâce à ses 237kg pour totaliser 431kg, Ruslan Nurudinov a nettement dominé cette finale.

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