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IOC/Ubald Rutar
Date
23 févr. 2017
Tags
Lillehammer 2016 , Actualités Olympiques , JOJ

Construire pour l’avenir : le logement étudiant, héritage majeur des JOJ 2016

Petter Syverud a supervisé la planification et la construction du village des athlètes de Lillehammer 2016 qui a été transformé en résidence étudiante indispensable pour le Collège universitaire de Lillehammer. Fort de sa très grande expérience acquise au sein du comité d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer 1994, il livre un aperçu précieux de ce qui fonctionne réellement en matière de projets d’héritage des Jeux Olympiques et de la manière dont Lillehammer a réussi à s’acquitter au mieux de cette mission.

Témoin de premier plan des efforts menés pour construire l’héritage des Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer 1994 dont il a pu mesurer l’importance, Petter Syverud était imprégné de la question dans la perspective des JOJ de 2016. Il considère que les projets d’héritage à long terme sont essentiels et constituent des éléments indispensables de tous Jeux Olympiques. Sa philosophie est simple : pour que les Jeux profitent à une ville, les projets d’héritage doivent être significatifs. L’habitant de Lillehammer qu’il est a particulièrement apprécié la manière dont les JOJ de 2016 ont pris ce concept à bras le corps. 

Petter Syverud était le directeur de projet de la construction du village des athlètes des JOJ de 2016. Le complexe, qui a été financé en grande partie par le Comité International Olympique, est devenu une résidence étudiante qui héberge 360 jeunes qui marqueront sûrement un jour, Lillehammer de leur empreinte, et bien plus encore.


« Lors du processus de candidature, nous avons discuté du genre de concept que nous voulions pour héberger les athlètes à Lillehammer, dit-il. Nous avons estimé que les Jeux Olympiques de la Jeunesse devaient apporter un plus à la société et au développement des jeunes. Lillehammer avait également besoin de nouveaux logements étudiants pour accroître leur présence au Collège universitaire de Lillehammer. Pour que cela soit possible, il nous fallait une aide du CIO et celui-ci nous a accordé une enveloppe financière significative. C’est vraiment important : que ce soient les étudiants, le Collège universitaire de Lillehammer ou les habitants de la ville, tous ont été ravis que nous bénéficiions de retombées permanentes après les Jeux. »

« Juste à côté de la résidence universitaire se trouve une piste de ski de fond en hiver qui devient, l’été, un parcours de jogging. C’est un très bon site pour les activités sportives et c’est un lieu de vie très apprécié. »

En matière d’héritage, l’expérience de Petter Syverud, qui a été président du contrôle des projets des Jeux de Lillehammer 94, est la garantie d’un travail en profondeur et tourné vers ce qui fera réellement la différence à long terme. Ce qui est on ne peut plus clair, c’est que Lillehammer a atteint ses objectifs une première fois, et en a fait de même 22 ans plus tard.

IOC/Ian Jones

« Les JOJ ont été une aubaine pour Lillehammer », dit Petter Syverud qui était en charge de la maîtrise du budget et de rendre compte à la municipalité et à son service culturel au sein du comité d’organisation de 1994.

« Les Jeux Olympiques ont été extrêmement importants pour cette région. J’ai vraiment du mal à imaginer ce que serait aujourd’hui Lillehammer sans les Jeux de 1994. Qu’il s’agisse des JOJ ou des Jeux Olympiques, il est indispensable de se concentrer sur l’héritage, sous peine de construire vraisemblablement des sites et des logements d’une dimension inappropriée pour une utilisation post-Jeux, et de perdre énormément de soutien. La question de l’héritage doit être présente dès le tout premier jour de la planification des Jeux. »

« En nous inspirant des Jeux de 1994, nous avons dispatché les sites et les compétitions sur cinq communes. Il s’agissait de dimensionner les sites de ces cinq lieux en fonction de la population de chacune d’entre elles. Les patinoires étaient les sites les plus importants et elles ont été construites dans trois lieux différents en 1994. Nous avons utilisé les mêmes sites pour les JOJ. »

IOC/Ian Jones

« En 1994, aucun site sportif superflu n’a été construit. Les habitants de toutes ces communes avaient besoin de tous ceux qui l’ont été. À Lillehammer, nous avons même bâti deux patinoires supplémentaires depuis 1994 afin de répondre aux besoins des athlètes de la ville. En 1994, il y avait des installations temporaires pour la presse et quelques invités, et elles ont été transférées dans d’autres parties de la Norvège après les Jeux. » En outre, le Centre principal de presse construit pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1994 fait aujourd’hui partie du Collège universitaire de Lillehammer.

Petter Syverud détaille un plan d’héritage bien fait et efficace qui apportera des avantages significatifs aux gens de Lillehammer et aux Norvégiens en général. La bonne nouvelle, c’est qu’ils souhaitent faire passer le message, puisque Petter Syverud a fait état d’un projet dans le cadre du Centre d’héritage de Lillehammer qui pourrait bénéficier à tous les athlètes en herbe.

Le Centre d’héritage de Lillehammer est essentiellement financé par l’émission d’une garantie publique de Lillehammer 2016 ainsi que par un surplus financier des Jeux. Dans la mesure où les installations et l’expertise du Centre d’héritage vont bénéficier aux jeunes athlètes et aux entraîneurs d’autres pays, le CIO a également décidé d’apporter sa contribution financière pour soutenir les activités du Centre.

« Si certains pays veulent proposer des activités de sports d’hiver mais ne disposent pas d’installations, ou n’ont pas l’hiver que nous avons, nous pouvons accueillir les jeunes en résidence à Lillehammer, et nous pouvons peut-être développer des programmes pour de jeunes entraîneurs de sports d’hiver », ajoute Petter Syverud.

« Ils pourront repartir dans ces pays et avoir un rôle essentiel dans le développement des sports chez eux, tout en constituant une source d’inspiration pour les jeunes athlètes de leur pays. »

Comme beaucoup d’autres aspects de Lillehammer 2016, le volet héritage des Jeux a été parfaitement géré. Avec une réflexion aussi innovante et concrète, il n’est pas étonnant que la ville soit l’une des rares au monde à avoir accueilli deux rendez-vous olympiques.

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