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Date
15 nov. 2007
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Actu CIO

Conférence mondiale sur le dopage: Rogge invite les participants à agir vite et bien


La troisième Conférence mondiale sur le dopage dans le sport, qui s'est ouverte aujourd'hui à Madrid, jouera un rôle déterminant dans la lutte contre ce fléau. Les délégués présents – représentants des athlètes, des organisations sportives et des gouvernements – peaufineront la révision de l'actuel Code mondial antidopage, entré en vigueur en 2004. Le code permet d'harmoniser les politiques antidopage ainsi que les règles et directives des organisations sportives et des autorités publiques. Le président du CIO, Jacques Rogge, s'est adressé aux participants lors de la cérémonie d'ouverture : "Les partenaires de l'Agence Mondiale Antidopage – que ce soit les gouvernements ou le mouvement sportif – ont beaucoup à faire et doivent le faire vite".
 
Une priorité absolue
Dans son discours, Jacques Rogge a qualifié la lutte contre le dopage de "priorité absolue" du CIO. "Le CIO mène la lutte contre le dopage depuis plus de 40 ans. Nous avons créé notre commission médicale en 1967. Nous avons établi la première liste de substances interdites et avons mis au point des méthodes pour leur détection. Nous avons également mis en place un système de sanctions et accrédité des laboratoires de contrôle du dopage." Le président du CIO a également évoqué la création réussie, en 1999 par le CIO, de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).
 
Une politique de tolérance zéro
En réponse au sérieux de la menace, le président Rogge a souligné que le CIO restera fidèle à sa "politique de tolérance zéro" : "Nous appliquons cette politique selon un programme complet de contrôles effectués durant chaque édition des Jeux. L'année prochaine à Beijing, nous prévoyons d’en réaliser 4 500 – en et hors compétition – soit environ 25 % de plus qu’à Athènes en 2004 et 90 % de plus qu’à Sydney en 2000."
 
De nouvelles mesures efficaces
Et d'ajouter : "Nous avons récemment proposé toute une série de mesures visant à renforcer notre politique de tolérance zéro. À noter en particulier l'interdiction de participer à l'édition suivante des Jeux Olympiques pour les athlètes et leur entourage qui se seront vu infliger une sanction de plus de six mois, une suspension automatique en cas d'échantillon A positif, des sanctions financières plus sévères pour les Comités Nationaux Olympiques et les athlètes, et une interprétation plus rigoureuse des règles relatives aux autorisations d’usage à des fins thérapeutiques."
 
Appel aux gouvernements à signer la Convention de l’UNESCO
En présence de nombreux représentants de gouvernement, le président du CIO a souligné : "l’impact du dopage dépasse naturellement les frontières du Mouvement olympique" et "la collaboration entre la communauté sportive et les gouvernements est nécessaire si nous voulons faire changer durablement les choses." Il a profité de l’occasion pour exhorter tous les gouvernements à assumer leurs responsabilités en ratifiant la convention de l’UNESCO. Il a insisté en déclarant : "La crédibilité de l’AMA ne sera entière que lorsque les gouvernements et le Mouvement olympique s’aligneront sur son action".
 
Des chances égales pour de vrais modèles
Pour conclure, le président du CIO a rappelé le pourquoi de la lutte contre le dopage : "Relevons les défis et saisissons les opportunités qui se présentent, avec conviction et en front uni. Et surtout ne perdons jamais de vue les raisons pour lesquelles nous sommes ici …Pour donner aux athlètes à tous les niveaux la chance équitable qu’ils méritent. Pour créer un environnement dans lequel les champions peuvent briller et servir de modèles aux enfants, à leurs parents et à tous les passionnés de sport. Pour préserver l’intégrité – et l’avenir même - du sport."
 
 
Discurso íntegro del presidente del COI (Texte intégral du discours en espagnol)
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