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2016 Getty Images
Date
25 oct. 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Athlétisme

Concours de sauts en athlétisme : quel spectacle à Rio 2016!

Du premier concours de sauts des Jeux de Rio 2016, la longueur hommes remportée par l’Américain Jeff Henderson, au dernier, la hauteur féminine où l’Espagnole Ruth Beitia a triomphé à 37 ans, la victoire s’est souvent décidée au bout du suspense, pour un spectacle total qui a ravi le public du stade olympique.

L'Américain Jeff Henderson a inauguré les compétitions de sauts des Jeux de Rio 2016 le samedi 13 août en remportant la finale du saut en longueur masculin avec un bond à 8,38 m au terme d'un concours riche en rebondissements, et pour un seul centimètre d’avance. Henderson a devancé le Sud-Africain Luvo Manyonga (8,37 m) et le Britannique Greg Rutherford (8,29 m), sacré en 2012, chez lui, à Londres.

Le concours a connu un dénouement spectaculaire à l'occasion du dernier saut de chacun des prétendants ou presque. Manyonga, en tête depuis son 5e essai à 8,37 m, a mordu sa dernière tentative. Henderson s'est alors engouffré dans la brèche pour réaliser le saut de sa vie et la meilleure performance de sa carrière. Rutherford, qui naviguait loin au classement, a lui aussi réussi son meilleur bond à la fin, ces 8,29m qui lui ont permis de monter sur la troisième marche du podium. 
Juste après, l'autre Américain Jarrion Lawson a carrément cru remporter le concours à l'issue de l'ultime bond de la soirée. Mais les juges ont finalement mesuré sa marque à 7,78 m... puisque sa main gauche avait malheureusement raclé le sable en amont. Henderson, 27 ans, a ainsi remporté le plus beau titre de sa carrière.

« Ma maman n’a pas pu venir ici. Elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Quand je mettrai la médaille d’or dans ses mains, je pleurerai, a dit le champion olympique, très ému. J’ai l’impression de rêver. C’est extraordinaire. » Le champion sortant Greg Rutherford a littéralement eu l’impression que l’or lui échappait des mains : « Je suis vidé. Je n’ai fait que des sauts à moitié corrects ce soir. Personne n’était imbattable. J’étais venu pour gagner. Je repars très déçu. Je m’étais toujours dit que je devais m’imposer, c’est pour ça que j’étais là. Je n’ai pas sauté assez loin et ce n’était pas assez bon. C’est comme ça. »

Catherine Ibargüen ouvre le compteur de la Colombie au triple saut!
La triple sauteuse Caterine Ibargüen a apporté à la Colombie, le 14 août, son premier titre olympique en athlétisme, quatre ans après sa médaille d'argent à Londres. Avec 15,17 m au quatrième essai, Caterine Ibargüen s’est imposée devant la Vénézuélienne Yulimar Rojas (2e avec 14,98 m au quatrième essai) et la Kazakhe Olga Rypakova (3e avec 14,74 m au cinquième essai), championne olympique à Londres en 2012, où la Colombienne avait pris la 2e place.

Cette médaille d'or vient consacrer un cycle olympique quasi parfait pour Ibargüen puisqu'elle n'a concédé qu'une seule défaite en quatre ans en concours majeurs, depuis son argent aux Jeux de Londres. C'était en juillet lors de la réunion de Birmingham, derrière Rypakova une fois encore.

« A chaque saut, je prends vraiment du plaisir, car j'aime l'athlétisme et ce que je fais. Sur une piste, je suis toujours enthousiaste », a indiqué la Colombienne. Entre Londres et Rio, Ibargüen a été notamment sacrée deux fois championne du monde (Moscou 2013 et Beijing 2015).
A 20 ans seulement, Rojas est devenue la première femme à remporter une médaille pour le Venezuela en athlétisme. Ibargüen a pris la tête du concours au 2e essai (15,07 m). Rojas s'est approchée au 4e essai (14,98 m), mais la Colombienne a immédiatement répondu avec 15,17 m. « Nous devons continuer à travailler et à nous servir de cette saine rivalité pour progresser. Je crois que le record du monde (15,50 m) est possible », a ajouté la jeune femme.

Pour la première fois en athlétisme aux Jeux, l'Amérique du Sud a fait le doublé or-argent. « C'est le meilleur moment pour le continent. Et cela va encore progresser car il y a quantité de talents. Nous réalisons enfin combien l'athlétisme est important pour nos pays », a conclu Ibargüen.

Un saut magique à 6,03 m et Thiago Braz Da Silva détrône Renaud Lavillenie!
Dans la soirée du 15 août, avec un saut à 6,03 m, dix centimètres au-dessus de son record personnel, le Brésilien Thiago Braz Da Silva est devenu le héros de tout un pays en décrochant le titre de champion olympique à la perche, tombeur du tenant du titre et détenteur du record du monde français Renaud Lavillenie.

Un déluge pour commencer qui a retardé le début de l'épreuve, un coup de poker pour jouer l'or et une ambiance de stade de foot : tous les ingrédients étaient réunis pour faire du concours olympique du saut à la perche un moment d'une dramaturgie exceptionnelle. Une dramaturgie rehaussée par la pluie diluvienne, qui a obligé les organisateurs à interrompre pendant une vingtaine de minutes les compétitions.

Lavillenie, champion olympique 2012, avait la situation bien en mains. Jusqu'à 5,98 m. Quatre sauts, tous au premier essai, et le détenteur du record du monde (6,17 m) était solidement installé en tête du concours, un centimètre au-dessus de la marque de son titre à Londres. À ce moment-là, Lavillenie et Da Silva restaient seuls en lice, l’Américain Sam Kendricks ayant échoué trois fois à 5,93 m et s’étant assuré le bronze avec 5,85 m. 
Et puis, Thiago Braz Da Silva a fait l'impasse à 5,98 m pour s'attaquer directement à 6,03 m. Un coup de poker réussi sous les vivats du stade olympique. Lavillenie a tenté deux fois de franchir à son tour cette hauteur, puis a réservé un ultime essai à 6,08 m. Sans réussite. Thiago Braz Da Silva pouvait fêter son succès sur l'air de Pais tropical devant un public en délire. 

« Je suis très content ! Nous avons tant travaillé pour ce moment, pas pour la médaille d’or, mais pour gagner une médaille, a expliqué Thiago Braz Da Silva. Pour le Brésil, c’est fabuleux, J’essaye de faire du mieux que je peux pour le peuple, il croit en nous. C’est incroyable. Ma première fois au-dessus de 6 m ! Ma ville natale voulait que je gagne. »

« Le scénario n'était pas inenvisageable, mais voilà, il y a quatre ans, c'était en ma faveur, a dit Renaud Lavillenie. Y’a pas grand-chose à redire, j'ai tout donné, j'ai essayé de faire le meilleur des concours possibles. Je n’ai rien à me reprocher, Thiago a fait un concours incroyable. »

Christian Taylor conserve son titre olympique du triple saut 
L ‘Américain Christian Taylor a conservé son titre olympique du triple saut le 16 août, en franchissant 17,86 m (vent : +0,7 m/s) au premier essai, pour devancer comme à Londres son compatriote Will Claye (17,76 m), le Chinois Dong Bin (17,58 m) complétant le podium.

« Je suis un oiseau de nuit, alors sauter le matin n’était pas chose facile. Dans le bus, je me suis dit : ‘Tu ne vas rien lâcher!’. Je le désirais tant. Tout a été réuni, les étoiles se sont alignées! » Ainsi s’est exprimé à chaud l’Américain Christian Taylor après qu’il a conservé son titre olympique du triple saut sur la piste d’élan du stade olympique, et de bon matin puisque les douze finalistes se sont mis en action à 9 h 50 locales. 

Le vainqueur des Jeux de Londres 2012 avec un triple bond à 17,81 m, a tout de suite fait mieux quatre ans plus tard, à son tout premier essai. Il était le septième concurrent à s’élancer dans cette finale et a atterri à 17,86 m, meilleure performance mondiale de la saison. 
Une marque qui n’a pas été améliorée par la suite, mais Taylor a confirmé sa domination sur cette finale avec deux autres essais mesurés à 17,77 m. Son compatriote Will Claye a lui aussi réussi à s’installer définitivement sur la deuxième marche du podium avec un premier essai à 17,76 m. Encore mieux pour le Chinois Dong Bin, une seule de ses six tentatives a été validée, la première à 17,58 m synonyme de médaille de bronze. Dong a ouvert à Rio le compteur de médailles olympiques de la Chine dans la discipline. 

« Je voulais battre le record du monde, mais ce n’était pas le jour. Je continuerai à pousser pour l’améliorer, il est là depuis si longtemps », a dit le double champion olympique. Le record du monde du triple saut reste en effet la propriété du Britannique Jonathan Edward, 18,29m il y a vingt et un ans, en finale des championnats du monde de l’IAAF de Göteborg le 7 août 1995. Christian Taylor, 26 ans, également double champion du monde (2011 et 2015), reste le deuxième performeur mondial de tous les temps, avec 18,21 m en finale des Mondiaux, le 27 août 2015 à Beijing. 

Derek Drouin 84 ans après Duncan McNaughton en saut en hauteur
Plus tard, ce même 16 août Derek Drouin a succédé à Duncan McNaughton au palmarès canadien du saut en hauteur aux Jeux. Un bond à 2,38 m à son premier essai lui a permis de devancer ses deux principaux rivaux, le Qatari Mutaz Essa Barshim et l’Ukrainien Bohdan Bondarenko. 

 « Les Jeux, c'est autre chose que les Mondiaux et j'ai apprécié mon titre aux Mondiaux à Beijing en 2015. Mais celui-là, je vais le chérir encore plus », a déclaré Derek Drouin, premier champion olympique canadien du saut en hauteur depuis Duncan McNaughton à Los Angeles en 1932. « Ah, je n’avais pas fait attention à ça, a-t-il ajouté. Le Canada a une belle et grande histoire en athlétisme aux Jeux et c’est merveilleux d’essayer de prendre ma place dans cette histoire. » 

Sur le sautoir du stade olympique, Derek Drouin s’est imposé en franchissant 2,38 m à son premier essai. Le Qatari Mutaz Essa Barshim, deuxième performeur de l'histoire, a pris la médaille d'argent (2,36 m) et l'Ukrainien Bohdan Bondarenko s'est adjugé celle de bronze (2,33 m) pour un podium composé des trois principaux favoris. A 26 ans, Drouin a ajouté l'or olympique à sa médaille de bronze gagnée aux Jeux de Londres en 2012 ainsi qu'à son titre de champion du monde 2015. Il compte aussi une médaille de bronze aux Mondiaux 2013.

Dans un concours qui n'a pas forcément atteint les sommets espérés en termes de hauteur, Drouin a effacé toutes ses barres au premier essai avant d'échouer à 2,40 m alors qu'il était assuré du titre olympique. Barshim, qui était en lice pour offrir au Qatar sa toute première médaille d'or olympique, a accompagné le sans-faute de Drouin à toutes les barres jusqu'à ce qu’il se casse les dents à trois reprises sur la barre à 2,38 m.
Bondarenko, qui gère des problèmes de dos chroniques, a joué les stratèges en sautant deux fois et en faisant des impasses pour arriver à 2,38 m. Le vice-champion du monde 2015 a alors raté ses deux premiers essais et a tenté le tout pour le tout en faisant l'impasse sur sa dernière tentative à cette hauteur. Son échec à 2,40 m a ensuite offert le titre à Drouin.

Mutaz Essa Barshim a insisté sur tout ce qu’il devait à ceux qui l’ont toujours soutenu. « C’est le première médaille d’argent pour mon pays et j’ai littéralement senti que tout le monde poussait dans mon dos. J’ai fait ça pour eux, pas pour moi. Je suis très heureux et j’espère qu’ils le sont aussi! Je suis satisfait de ce que j’ai fait aujourd’hui. Je vais essayer de toutes mes forces de gagner l’or à Tokyo en 2020. Ici, Derek Drouin était plus concentré que moi. Je dédicace ma médaille à ma mère. Elle s’est toujours occupée de moi. »

« Bien sûr que je suis satisfait, a dit Bohdan Bondarenko. J’ai fait quelque chose d’incroyable pour moi-même. Je me suis totalement consacré à cette compétition. Après m’être assuré du bronze, j’ai dû m’allonger quelques minutes, j’avais mal au crâne et ma tête tournait… » 

Tianna Bartoletta, la sprinteuse qui retrouve les sommets en longueur 
L'Américaine Tianna Bartoletta est devenue championne olympique du saut en longueur, avec un nouveau record personnel à 7,17 m, devant sa compatriote Brittney Reese (7,15 m), sacrée aux Jeux de 2012, et la Serbe Ivana Spanovic (7,08 m), le 17 août. Bartoletta n’était pas la favorite dans cette finale. Elle s’était qualifiée parmi les douze meilleures, avec un bond à 6,70 m qui était la cinquième performance du jour. Britney Reese, en revanche, avait les faveurs du pronostic, avec à son crédit, le meilleur saut de la saison à 7,31 m le 2 juillet dernier lors des sélections américaines, devant Bartoletta.

Au cours de la finale sur le sautoir du stade olympique, Britney Reese a eu du mal à trouver son rythme. Elle a mordu trois de ses quatre premiers sauts, parvenant tout de même à se glisser parmi les huit meilleures autorisées à effectuer deux essais supplémentaires avec un bond à 6,79m. Bartoletta a pour sa part commencé son concours avec un premier essai non validé, puis 6,94 m, 6,95 m pour prendre la tête de la finale, et 6,74 m. 

Mais Britney Reese a ensuite réussi à déployer ses ailes, avec un 5e saut à 7,09 m pour passer devant. Bartoletta a alors brillamment répondu avec un énorme bond à 7,17 m, 2e meilleure performance 2016 et record personnel! Avec un seul essai restant, Reese n’a réussi « que » 7,15 m, tandis que sa compatriote désormais assurée de l’or a encore atteint 7,13 m. Ivana Spanovic a battu le record national de Serbie pour prendre le bronze avec 7,08 m.
Britney Reese ne s’est pas montrée déçue par sa défaite, après deux années contrariées par les blessures. « Je n’ai pas pu tout rassembler aujourd’hui. Après avoir été opérée plusieurs fois, je suis tombée en dépression et j’ai pensé arrêter ma carrière. Je suis donc parfaitement heureuse d’être là aujourd’hui. » 

Tianna Bartoletta, championne du monde du saut en longueur en 2005 à Helsinki, a disparu de longues années de la scène dans cette discipline et elle explique que c’est grâce au bobsleigh qu’elle a retrouvé l’explosivité responsable de sa renaissance, aussi bien en sprint qu’en saut en longueur. « En bobsleigh, l’accélération est essentielle. Avec cette répétition d’efforts, j’ai pu revenir sur la longueur et progresser en sprint parce que j’avais à nouveau acquis la mémoire musculaire qui permet de gagner ce petit plus en explosivité. » 

En 2012 à Londres, Tianna Bartoletta a remporté le titre du relais 4 x 100 m avec les États-Unis. En 2015 à Beijing, dix ans plus tard, elle est redevenue championne du monde de la longueur en sautant à 7,14 m. Après cette belle victoire à Rio, Tianna Bartoletta, 30 ans, a expliqué : « J'ai parfaitement exécuté mon plan, du premier au sixième essai. Je n'ai pas vraiment réalisé avant la toute fin du concours et même là, je pense que ma première réaction a été de penser à être ^pour le relais de demain matin…  Mon boulot n'est pas encore terminé. Les célébrations, ce sera pour après le relais, j'ai encore du travail à faire pour mon pays. » Et voilà, deux jours plus tard, Tianna Bartoletta a gagné sa 3e médaille d’or olympique, sa deuxième à Rio en remportant la finale du 4 x 100 m avec Allyson Felix, English Gardner et Tori Bowie. 

Ekaterini Stefanidi apporte l’or à la Grèce au saut à la perche 
Ekaterini Stefanidi a rapporté à la Grèce sa première médaille des Jeux de Rio 2016 en athlétisme en s'adjugeant le saut à la perche le 19 août. Avec un saut gagnant à 4,85 m, la Grecque de 26 ans, championne d'Europe en titre, a devancé l'Américaine Sandi Morris (4,85 m également) et la Néo-Zélandaise Eliza McCartney (4,80 m, record national).

Stefanidi a tout d’abord passé 4,60 m puis 4,70 m au premier essai. Elle s’y est reprise à deux fois sur une barre à 4,80 m. A ce moment-là, il ne restait plus que trois concurrentes en lice et Eliza McCartney, qui n’avait jusque-là pas manqué un essai, occupait la tête du concours. 

Mais l’adolescente néo-zélandaise a échoué trois fois à 4,85 m alors que Stefanidi et Morris ont toutes deux réussi à effacer cette barre à leur deuxième tentative. Elles ont ensuite tenté de concert de passer 4,90 m, sans succès. Pour le titre olympique à 4,85 m, les deux perchistes ont été départagées au nombre d’essais, puisque l’Américaine en a manqué un de plus, à 4,70 m. 

La championne olympique en titre, l'Américaine Jenn Suhr, malade, a échoué par trois fois à 4,70 m, une barre ordinaire pour elle. La Cubaine Yarisley Silva, médaillée d'or aux Mondiaux 2015 et vice-championne olympique à Londres 2012, a pris la 7e place ex aequo. La Brésilienne Fabiana Murer, championne du monde en 2011 et vice-championne du monde 2015, avait été éliminée dès les qualifications devant son public.
« Je pense que les filles qui étaient là ce soir ont produit un très bon spectacle », a remarqué l'Américaine Sandi Morris, médaillée d'argent. Ekaterini Stefanidi, 26 ans, a toujours su qu’elle arriverait un jour au sommet. « Je sautais à la perche à 10-11 ans, j’ai commencé à battre les records de ma classe d’âge. Quand j’avais 12 ans, je traversais la route en me disant de faire très attention, car je me demandais comment j’allais  battre le record du monde si j’avais un accident ? ». Je pense que le concours de saut à la perche cette année a été le plus difficile de tous : à 4,80 m, je n’avais pas de médaille! Je crois que nous allons aller de plus en plus haut. » 

Sandi Morris, 24 ans, a failli réussir un très gros coup à son 3e et dernier essai à 4,90 m, qu’elle a manqué de justesse. « J’ai eu un tout petit moment de déception, mais en même temps, il fallait que je me ressaisisse, car comment voulez-vous être triste avec une médaille olympique assurée ? Mais je me souviendrai de ce moment, et il va me conduire jusqu’aux Jeux de Tokyo 2020! C’est tellement cool de faire partie de la nouvelle génération de la perche féminine, nous marchons dans les traces de grandes championnes, c’est super d’être dans la prochaine vague! » 

En parlant de nouvelle vague, Eliza McCartney est médaillée de bronze à 19 ans : « Je crois que les cinq mètres sont vus comme une barrière pour le saut à la penche féminin. Mais je ne pense pas que cela va durer bien longtemps. Le sport évolue très vite. Dans le futur, j’espère qu’on va passer des barres proches de celles des garçons! »

Sa plus belle victoire à 37 ans : Ruth Beitia championne olympique du saut en hauteur! 
Ruth Beitia, 37 ans, est devenue l'Espagnole la plus âgée à remporter un titre olympique en s'ad-jugeant le saut en hauteur samedi, lors de la dernière journée des épreuves d'athlétisme disputées au stade olympique. Les quatre premières ont terminé la finale avec une marque de 1,97 m, l’Espagnole l’a emporté au nombre d’essais. 

« Je suis au courant que j’ai 37 ans! Je pense que je suis la plus vieille femme à gagner une mé-daille d’or olympique. Bien sûr je suis très fière d’avoir continué jusque-là. Même à mon âge, je garde le même enthousiasme, le même bonheur », a dit Ruth Beitia après sa si émouvante vic-toire. Elle est la première Espagnole médaillée d’or en athlétisme aux Jeux Olympiques!

Quel concours! Les quatre premières à 1,97 m. Mais Ruth Beitia a réussi ses trois essais du pre-mier coup : 1,88 m, 1,93 m et les 1,97 m de la victoire. De son côté, la Bulgare Mirela Demireva n’a fait tomber qu’une barre : son premier essai à 1,88 m, ce qui lui a valu la médaille d’argent. La Croate Blanca Vasic, médaillée d’argent à Beijing en 2008 et double championne du monde en 2007 et 2009 a pour sa part effacé ces trois barres au deuxième essai, soit trois essais manqués et la médaille de bronze. 
Et dire que l'Américaine Chaunte Lowe a pris la 4e place après avoir été en position de remporter l'or après son troisième et dernier essai réussi à la même hauteur! Beitia, Demireva, Vlasic et Lowe on en effet tenté de s’élever à 2 m, et si Chaunte Lowe a été la plus proche de réussir, toutes ont fait tomber trois fois cette barre. Ruth Beitia a alors pu fêter sa victoire! 

Ruth Beitia, qui a démarré sa carrière internationale en 1996, s’était retirée de la compétition après une décevante 4e place aux Jeux de Londres 2012. Mais elle était revenue quelques mois plus tard pour remporter une médaille de bronze aux Championnats du monde de l’IAAF de Moscou 2013. Elle est arrivée à Rio forte de sa victoire aux Championnats d’Europe d’Amsterdam en juillet, avec un bond à 1,98 m. 

Ruth Beitia a expliqué que sa médaille d’or était le produit de « 26 années passées à travailler et à se tirer les cheveux », ajoutant : « Je gagne grâce mon entraîneur Ramon Torralbo, ma deuxième moitié. La deuxième chance qu’il m’a donnée m’a offert l’opportunité de montrer au monde tout le travail que nous avions fait durant ces longues années. Quand je suis sortie de ma retraite, j’ai enlevé les pierres qui alourdissaient mon sac à dos, j’en ai juste profité à fond avec un grand sou-rire. »
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