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IOC/Greg Martin
Actualités du CIO

Communiqué du Sommet olympique

À l'invitation du Comité International Olympique (CIO), les principaux représentants du Mouvement olympique se sont réunis aujourd'hui à Lausanne à l'occasion du 7e Sommet olympique.

Le Sommet olympique rassemble les représentants des principales parties prenantes du Mouvement olympique. Il fait partie du processus permanent de dialogue et de consultation sur des questions critiques et sujets d'importance pour l'avenir du Mouvement olympique.

Les principaux thèmes abordés ont été les suivants : 

- La Déclaration sur les droits et responsabilités des athlètes

- Les progrès accomplis pour rendre le système antidopage indépendant des organisations sportives et des intérêts nationaux – avec notamment les avancées de l'Agence de contrôles internationale (ACI)

- La bonne gouvernance

- Les manifestations multisportives et le calendrier sportif

- L'attribution des manifestations sportives internationales et le droit des athlètes de   concourir sans discrimination

- L’approche du Mouvement olympique concernant l’e-sport et les jeux électroniques.

 

Déclaration sur les droits et responsabilités des athlètes

Le Sommet olympique a mis en avant l'importance de la Déclaration sur les droits et responsabilités des athlètes. Les participants au Sommet olympique sont convenus de la mettre en œuvre au sein de leurs propres organisations et d'encourager toutes leurs parties prenantes à faire de même.

Le Sommet olympique a souligné que la participation de plus de 4 200  athlètes à la rédaction de cette déclaration était, en raison de son universalité et de sa diversité, un fait marquant au regard de la légitimité de la représentation des athlètes.

 

Protection des athlètes intègres

Le Sommet olympique s'est félicité des progrès notables accomplis dans la mise en place de l'Agence de contrôles internationale (ACI). Pour preuve des progrès réalisés, hormis le CIO qui délègue l'intégralité de son programme antidopage, 38 Fédérations Internationales (FI) confient actuellement un ou plusieurs aspects de leur programme antidopage à l'ACI.

Les nombreux avantages d'adhérer à l'ACI ont été mis en exergue, en particulier le fait d'éviter ne serait-ce que la perception d'un conflit d'intérêts et celui d'accroître la crédibilité du système antidopage des FI et de tout organisateur de grands événements sportifs.

De même, il a été signalé que la délégation des procédures d'audience et de sanction à la chambre antidopage du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), ce dès le 1er janvier 2019, respecte le principe du séparation des pouvoirs.

Il a en outre été noté que la chambre antidopage du TAS offrait la possibilité d'audiences plus rapides menées par un arbitre unique choisi parmi une liste spéciale d'arbitres expérimentés en matière de dopage, avec droit d'appel, ou bien par une formation de trois membres dont le président est choisi parmi la même liste d'arbitres experts, si les parties renoncent à leur droit d'appel. Les procédures avec un arbitre unique sont gratuites jusqu'à concurrence de quatre procédures par FI et par an ; enfin, toutes les procédures menées par trois arbitres sont gratuites. 

Les participants au Sommet ont accueilli avec satisfaction l'intérêt manifesté par un grand nombre de Fédérations et les encouragent à accélérer le processus d'adhésion à l'ACI et de recours à la chambre antidopage du TAS.

Le Sommet a entendu un rapport du président de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) sur le processus de révision du Code mondial antidopage et sur les questions de gouvernance au sein de l'AMA.  

 

Bonne gouvernance

Le Sommet a pris acte de l'engagement de la part de l'ASOIF et de l'AIOWF en matière de bonne gouvernance et des mesures qui ont été prises récemment à cet égard, notamment la phase deux de l'auto-évaluation indépendante de l' ASOIF portant sur 50 critères de gouvernance. Le Sommet a également pris note et s'est félicité de la création par l'ASOIF d'une nouvelle Unité d'appui et de suivi de la gouvernance (GSMU), qui vise à aider les FI à améliorer leur mise en pratique des principes de bonne gouvernance. L'ASOIF et l'AIOWF ont pour leur part exprimé leurs remerciements pour le soutien apporté à cet égard par le bureau éthique et conformité du CIO. Le Sommet a par ailleurs favorablement accueilli  l'annonce par la GAISF du lancement d'un projet de bonne gouvernance axé sur les  fédérations de sports non olympiques.

Les réformes d'ores et déjà mises en œuvre par le CIO au sein de sa propre organisation, dans le cadre de l'Agenda olympique 2020, et à l'égard de certains CNO ont également été rappelées.

Tous se sont accordés pour dire que le mouvement sportif, comme toute grande organisation, était observé de près et que les efforts pour améliorer la bonne gouvernance dans l'ensemble du Mouvement olympique devaient se poursuivre sans relâche et rester une priorité. Les participants ont fait part de leur total engagement à mettre en place des mesures de bonne gouvernance de haut niveau, tout en reconnaissant qu'aucune organisation n'est à l'abri d'éventuels actes répréhensibles.

 

Manifestations multisportives et calendrier sportif

Le Sommet a débattu de la prolifération des manifestations (multi-) sportives et de l'impact de cette multiplication sur la santé des athlètes, sur les championnats organisés par les FI et sur les jeux continentaux. Les participants ont admis qu'avec le nombre croissant d'organisateurs sportifs, il est difficile d'établir un calendrier sportif véritablement exhaustif.

Le caractère unique des Jeux Olympiques a été souligné et défendu par les participants.

Afin d'aborder les sujets critiques soulevés et leur impact plus large sur le rôle général des organisations sportives, tels que la pression exercée par les entités commerciales sur le modèle sportif existant et le rôle des FI, le CIO organisera une réunion de réflexion à laquelle il invitera des athlètes et des représentants des parties prenantes.

 

Attribution de manifestations sportives internationales et droit des athlètes de  concourir sans discrimination

Le Sommet a reconnu que l'attribution de manifestations sportives internationales à un pays devait comprendre toutes les garanties nécessaires pour assurer l'égalité de traitement des athlètes et des délégations sportives qui y participent, soit la garantie d'aucune forme de discrimination et celle de non-ingérence politique de la part du pays hôte. L'attribution doit donc se faire conformément aux principes fondamentaux de non-discrimination et d'autonomie qui régissent le Mouvement olympique et qui sont reconnus par différentes résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies, la plus récente étant celle adoptée le 3 décembre dernier.
  

Le Mouvement olympique face aux e-sports et jeux électroniques

Reconnaissant le fait que, durant le temps libre des jeunes, le mouvement sportif est en concurrence avec le secteur des e-sports et jeux électroniques, le Sommet a considéré que le Mouvement olympique ne devait pas ignorer sa croissance, en raison particulièrement de sa  popularité auprès des jeunes générations du monde entier. Il a été admis que le jeu électronique de compétition comportait une certaine activité physique pouvant être comparée à celle de sports plus traditionnels. En revanche, cela ne peut pas nécessairement être dit du jeu électronique de loisir. C'est pourquoi l'utilisation du terme "sport" en ce qui concerne l'e-sport et les jeux électroniques doit faire l'objet d'un dialogue et d'une étude plus approfondis.

Il a été entendu que le Mouvement olympique devait continuer le dialogue avec cette communauté, tout en reconnaissant que des incertitudes subsistaient.  Il a été relevé ce qui suit :

- certains jeux électroniques ne sont pas compatibles avec les valeurs olympiques et par conséquent toute coopération avec ceux-ci est exclue ;

- le secteur évolue de manière fulgurante avec notamment la popularité fluctuante de jeux spécifiques et l'évolution rapide vers la réalité augmentée et la réalité virtuelle ;

- le secteur est par nature fragmenté et une vive concurrence s'y livre entre les différents acteurs commerciaux ;

- le secteur est axé sur le commerce alors que le mouvement sportif repose lui sur des valeurs.

Pour toutes ces raisons, une discussion sur l'admission à part entière des e-sports et jeux électroniques au programme olympique (avec remise de médailles) est prématurée. 

Le Sommet recommande aux organisateurs de grands événements sportifs au sein du Mouvement olympique de respecter ce principe dans le cadre de leurs propres compétitions.

Un certain nombre de ces incertitudes ne s'appliquent cependant pas aux jeux de simulation sportive. C'est la raison pour laquelle le Sommet recommande d'accélérer la coopération en ce qui concerne ce type d'e-sports. Le Sommet encourage ainsi les FI à explorer les avantages et applications possibles des versions électroniques et virtuelles de leurs sports tout en :

- s'assurant qu'elles obtiennent ou conservent le contrôle approprié sur les versions électroniques et virtuelles de leurs sports respectifs ; et en

- limitant leur engagement au développement des versions électroniques et formes virtuelles de leurs sports traditionnels.

Il a été décidé que le CIO et la GAISF inviteraient des parties prenantes du secteur des e-sports et jeux électroniques à rejoindre un groupe de liaison afin d'examiner ensemble des projets de collaboration.

Lausanne, le 8 décembre 2018

 

Annexe : LISTE DES PARTICIPANTS

Président du CIO :

Thomas BACH

Vice-présidents du CIO :

Juan Antonio SAMARANCH 

Uğur ERDENER 

Anita L. DEFRANTZ 

Zaiqing YU

Membres de la commission exécutive du CIO :

Kirsty COVENTRY (présidente de la commission des athlètes du CIO)

Nenad LALOVIC (président d'une Fédération de sport olympique d'été)

Ivo FERRIANI (président d'une Fédération de sport olympique d'hiver)

Fédérations Internationales :

Sebastian COE, président de l'IAAF

Morinari WATANABE, président de la FIG

Jan DIJKEMA, président de l'ISU

René FASEL, président de l'IIHF

 

Comités Nationaux Olympiques:

GOU Zhongwen, président du Comité Olympique Chinois

Lawrence F. PROBST III, président du Comité Olympique des États-Unis

Stanislav POZDNYAKOV, président du Comité Olympique Russe

Organisations reconnues :

Francesco RICCI BITTI, président de l’ASOIF

Robin MITCHELL, président par intérim de l'ACNO

Gian-Franco KASPER, président de l’AIOWF

Andrew PARSONS, président de l'IPC

Craig REEDIE, président de l'AMA, (par téléphone)

Raffaele CHIULLI, président par intérim de la GAISF

Invités :

John COATES, président du Tribunal Arbitral du Sport (TAS)  

Valérie FOURNEYRON, présidente de l'Agence de contrôles internationale (ACI)

 

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