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Comment les athlètes surmontent "la peur" aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver

Florian Tanzer OIS
Date
15 janv. 2020
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Lausanne 2020
Pour de nombreux athlètes participant aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver de Lausanne 2020, la peur est un obstacle psychologique difficile.

Les snowboarders font des tonneaux, les patineurs de vitesse tombent lourdement et les lugeurs peuvent être éjectés à des vitesses allant jusqu'à 140 km/h.

Chaque accident peut avoir un impact physique et moral.

"Si quelqu'un dit qu'il n'a pas peur, il ment, a déclaré le compétiteur de luge Autrichien Florian Tanzer. "Il faut se servir de cette peur pour se motiver. Il faut avoir peur. Il faut avoir du respect. Quand on commence à l'âge de six ans, on s'amuse. Bien sûr, on a un peu peur que quelque chose tourne mal, mais on doit juste se concentrer pour que tout se passe bien. La plupart du temps, ça marche."

La préparation aux vitesses élevées et aux conditions imprévisibles est une composante essentielle des routines de compétition de certains athlètes. Dans les sports comme le ski alpin, le contrôle des émotions est tout aussi important que l'échauffement ou les tactiques de course.

"Je mets en place une certaine routine en matière de respiration avant mes descentes afin de contrôler mon rythme cardiaque et de me concentrer sur ce que je dois faire, a déclaré l'Irlandais Matthew Ryan, 17 ans, qui participe au slalom masculin, au slalom géant, au Super G et aux épreuves combinées de ski alpin. "J'inspire pendant quatre secondes, je bloque ma respiration pendant quatre secondes puis j'expire pendant quatre secondes.

"C'est mon entraîneur qui me l'a appris. Parfois, pendant l'hiver, nous prenons des cours de méditation, c'est bien pour se détendre."

Matthew Ryan OIS

Pour les patineurs en compétition à l'Ovale de patinage de vitesse de Saint-Moritz, le lac naturel présentait initialement une surface intimidante.

"Le premier jour, lorsque nous sommes arrivés sur le lac gelé, j'ai vu la piste et j'étais plutôt effrayée", a déclaré la Hongroise Hanna Biro. "J'avais peur de tomber dans l'eau, mais au final, la glace est bien. Avant le départ de la course, je me dis toujours que je peux y arriver. C'est dur pour tout le monde, pas uniquement pour moi. Le plus important est de ne pas penser à la chute, sinon on finit toujours par tomber."

Lausanne 2020 - Speed skating OIS/IOC

Certains athlètes ont une attitude plus audacieuse lorsqu'ils s'efforcent de surmonter leur peur : ils prétendent ne pas s'en soucier.

"Je n'ai pas peur", a déclaré Martin Krizaj (SLO) lors de la compétition de slalom géant masculin au centre de ski alpin des Diablerets. "Je suis insouciant. Je n'ai peur de rien. Enfin, quand il s'agit de ski..."

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