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Date
21 févr. 2010
Tags
Vancouver 2010 , Actu CIO

Comment aménager des parcours de niveau mondial

L'aménagement et l'entretien des pistes de Cypress Mountain, Whistler Creekside et du Parc olympique de Whistler pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2010 ont représenté un véritable défi que les plus grands concepteurs et pisteurs ont brillamment relevé à Vancouver en février. Ces spécialistes sont venus à bout de conditions météorologiques éprouvantes et d'un terrain difficile pour offrir aux concurrents – qu'il s'agisse des skieurs alpins ou des spécialistes du half-pipe - des parcours de niveau mondial.


24 heures sur 24

Comme pour les installations accueillant les sports de glace à Vancouver et à Whistler, les sites de sports de neige diffèrent les uns des autres en termes de conception, de type et de quantité de neige requise. Les skieurs alpins, par exemple, skient sur une neige mouillée, compacte, presque glacée. L'eau contenue dans ce type de neige oscille entre 55 et 65 %, tandis que la teneur en eau de la neige sur les pistes dites "normales" – pour skieurs amateurs – est de l'ordre de 45 %. La poudreuse quant à elle contient environ 10 % d'eau. Un parcours quasiment glacé permet aux skieurs de gagner en vitesse lorsqu'ils dévalent la piste – de 3 158 mètres pour les hommes et de 2 870 mètres pour les femmes. Une équipe de 40 personnes travaille 24 heures sur 24 pour maintenir le parcours en parfait état, un effort que les athlètes apprécient au plus haut point. "C'est une piste sensationnelle", a déclaré la Britannique Chemmy Alcott à l'issue de la descente dames où elle s'est classée 13e. "C'est un parcours olympique idéal. Si vous interrogez les filles, elles vous diront qu'elles veulent une piste 'stimulante'."

Pour de plus brillants exploits

Contrairement à la plupart des pistes de ski, les parcours de ski de fond et de biathlon n'ont pas besoin de canons à neige car ils nécessitent un manteau neigeux relativement mince et une faible densité de neige. Inversement, la neige sur l'aire de réception en saut à ski provient en grande partie de canons. Il faut une centaine d'heures de travail et des températures de -3,5 °C pour créer des conditions d'enneigement idéales. Comme pour les pistes de descente, la neige utilisée pour le saut à ski doit être très compacte (elle contient à peu près 60 à 70 % d'eau) afin d'offrir une aire de réception solide aux athlètes. La préparation des pistes a été un processus long et fastidieux pour les centaines de spécialistes et les milliers de volontaires qui ont œuvré sans relâche et sans ménager leurs efforts sur les pistes de Whistler et de Cypress pour proposer aux plus grands skieurs et surfeurs du monde des installations leur permettant de briller.

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