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Cinq ans après : l'héritage des JOJ de Lillehammer 2016

Date
22 févr. 2021
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Lillehammer 2016
Il y a cinq ans, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'hiver de Lillehammer 2016 ont enthousiasmé des milliers de fans et ont contribué à lancer la carrière de nombreux jeunes athlètes. Pour vous, le site web olympic.org revient sur l'impact considérable et durable de l'événement.


Une scène pour les nouveaux noms du sport

Pour les nombreux jeunes athlètes qui y ont participé, les JOJ de Lillehammer 2016 ont été un tremplin qui leur a permis de passer au niveau senior. Depuis leur participation aux JOJ, des athlètes tels que la snowboardeuse Chloe Kim, la skieuse acrobatique Mathilde Gremaud et le patineur de vitesse Hwang Dae-heon ont remporté des médailles aux Jeux Olympiques d'hiver, tandis que de nombreux autres ont participé à des Championnats du monde et à d'autres grandes manifestations internationales.

Ainsi que l'a confié Chloe Kim : "Je pense que l'expérience des Jeux Olympiques de la Jeunesse a été très utile, elle vous permet de vous faire une meilleure idée de ce que seront les Jeux d'hiver."

Les JOJ, banc d'essai pour des épreuves novatrices

Le statut d'incubateur d'idées nouvelles des JOJ prédomine depuis la première édition à Singapour en 2010 – et l'édition de Lillehammer 2016 n'a pas dérogé à la règle. Parmi les nouvelles épreuves qui ont fait leurs débuts en Norvège, citons notamment le monobob – une épreuve unique en son genre pour les bobeurs, dans laquelle chaque concurrent utilise un bob identique. L'épreuve va désormais faire ses débuts aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022. "Le monobob est une formidable occasion pour les petits pays", a expliqué Ashleigh Werner, bobeuse australienne.

OIS
Une source d'inspiration pour les jeunes

À 13 ans, Grunde Buraas et son ami Lukas Høstmælingen, âgé de 12 ans, ont fait partie des nombreux spectateurs conquis lors des JOJ d'hiver de Lillehammer 2016. Ces garçons originaires de la région ont en effet passé d'innombrables heures à suivre les épreuves de curling pendant les Jeux, ayant eux-mêmes débuté ce sport lorsque la nouvelle arène de curling de Lillehammer a été construite au cœur du parc olympique de la ville hôte avant les JOJ. Quatre ans plus tard, Grunde Buraas et Lukas Høstmælingen intégraient l'équipe norvégienne de curling mixte qui a remporté l'or aux JOJ d'hiver de Lausanne 2020.

"Aucun de nous n'aurait jamais commencé à jouer au curling sans les JOJ, et sans l'arène aménagée pour l'occasion", explique Grunde Buraas. Et de poursuivre : "Voir les athlètes [y concourir] m'a fait comprendre qu'il était possible d'atteindre ce niveau."

OIS
Encourager les jeunes talents

L'un des legs les plus significatifs des JOJ a été la création du centre sportif de l'héritage olympique de Lillehammer, lequel a ouvert ses portes en décembre 2017. Financée par le ministère norvégien de la Culture et par un don du CIO d'un montant d'un million de couronnes norvégiennes, cette installation est devenue un centre international d'excellence, accueillant de jeunes athlètes, entraîneurs, dirigeants et organisateurs d'événements non seulement de Norvège, mais aussi de l'étranger. Rien qu'en 2020, le centre sportif de l'héritage olympique a formé 500 athlètes de 39 pays, couvrant un éventail de disciplines sportives allant du curling et du saut à ski au biathlon et au ski de fond paralympiques. Le village olympique de la jeunesse, construit pour accueillir les étudiants avant les JOJ de 2016 grâce à une contribution de 13,5 millions d'euros du CIO, sert également d'hébergement pour les camps d'été organisés par le centre.


Former de nouveaux leaders

Les JOJ d'hiver de Lillehammer 2016 visaient à accroître la participation des jeunes dans l'industrie du sport dans toute la Norvège. Durant la période qui a précédé les Jeux, plus de 200 Norvégiens, âgés de 15 à 18 ans, ont participé au programme des jeunes leaders de Lillehammer 2016, lequel leur a donné la chance de développer et de perfectionner leurs compétences afin de devenir la prochaine génération d'entraîneurs, de leaders et de volontaires sportifs. Depuis leur participation au programme – qui leur a également permis de faire du volontariat aux JOJ – bon nombre de ces jeunes leaders ont occupé des postes de direction au sein de leurs clubs et associations sportives locales. Parmi eux, citons Emilie Karlsen, qui, à 19 ans seulement, est devenue la plus jeune membre du conseil d'administration de sa fédération sportive régionale à Hvaler. "Sans mon expérience aux Jeux, je pense que j'aurais eu trop peur pour dire oui quand on me l'a proposé", a-t-elle déclaré.

OIS
Renforcer la durabilité

Lorsque Lillehammer a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver en 1994, ces Jeux ont été surnommés les premiers "Jeux blancs et verts" en raison de leur engagement en faveur de l'environnement, et ce témoin de la durabilité a été habilement transmis aux JOJ de Lillehammer 2016, lesquels ont été le premier événement en Norvège à obtenir la certification ISO 20121 pour la gestion durable des événements. Outre la réutilisation des sites de 1994 afin d'éviter des projets de construction inutiles, les organisateurs ont essayé de réduire au minimum l'impact environnemental des JOJ, et ce de diverses manières, notamment en encourageant l'utilisation des transports publics, en limitant l'utilisation des ressources naturelles et en s'efforçant de réduire les déchets en privilégiant le recyclage. L'objectif était d'inspirer aux futurs événements l'adoption et le développement de stratégies similaires. Par exemple, le tournoi de saut à ski Raw Air – qui a été lancé un an après les JOJ et se tient chaque année à Lillehammer, Oslo, Trondheim et Vikersund – a compensé 1 kg d'émissions de dioxyde de carbone pour chaque mètre que les athlètes ont sauté lors de l'édition 2019. Pour 2020, les organisateurs ont exigé que les athlètes voyagent en train entre chacun des sites afin de réduire l'empreinte carbone de l'événement.

"Pour nous, en tant qu'organisateurs d'événements de sports d'hiver, le changement climatique est bien sûr un sujet important", a indiqué Emilie Nordskar, de Raw Air. "Nous sommes un organisateur avec des objectifs durables et notre but est d'engager et de motiver le monde du sport à suivre notre exemple."

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