skip to content
Getty Images
PyeongChang 2018

Cheyenne Goh, une singapourienne en quête de gloire sur la glace

Cheyenne Goh a déjà réalisé un exploit en devenant la première athlète qui va représenter Singapour aux Jeux Olympiques d'hiver. Pas simple pour cette patineuse de vitesse dans un pays au climat tropical. Mais elle espère bien décrocher de nouvelles médailles.

Cheyenne Goh a déjà réalisé un exploit en devenant la première athlète qui va représenter Singapour aux Jeux Olympiques d'hiver. Pas simple pour cette patineuse de vitesse dans un pays au climat tropical. Mais elle espère bien décrocher de nouvelles médailles.

A 18 ans, elle sera l'unique sportive à porter les couleurs du petit archipel d'Asie du Sud-Est à PyeongChang, aux côtés de quelques autres athlètes de la région, plus connue pour ses plages de sable fin et ses palmiers que pour les sports d'hiver.

A Singapour, ville-Etat ultra-moderne, le sport est populaire et la compétitivité très forte, mais les habitants préfèrent le football ou le badminton aux disciplines exigeant des températures inférieures à zéro degré.

Contrairement à la plupart de ses compatriotes, Goh a goûté au climat continental dès l'âge de quatre ans, quand elle a déménagé au Canada. C'est là que la Singapourienne a pris goût au patinage de vitesse. L'athlète a déjà représenté son pays l'an passé aux jeux Asiatiques d'hiver à Sapporo (Japon), ainsi qu'aux championnats du monde sur courte piste à Montréal (Canada).

Pour Goh, pratiquer un sport de glace dans un pays chaud n'a rien d’extraordinaire : "Ce n'est pas étrange du tout que je représente un pays sans hivers à un sport d'hiver. Le patinage sur courte piste est un sport d'intérieur, alors tant qu'on a de l'espace pour ça, pourquoi pas", a confié l'athlète après un récent entraînement à Singapour.

Getty Images

Mais s'entraîner à Singapour n'est pas simple. La seule patinoire olympique se trouve au troisième étage d'un centre commercial flanqué de restaurants et d'un cinéma, et les entraînements doivent se dérouler pendant les horaires d'ouverture au public. De plus, les patineurs de vitesse, les patineurs artistiques et l'équipe de hockey sur glace doivent se partager la piste.

Passion née au Canada

Le seul fait pour la patineuse de s'être qualifiée pour les Jeux de PyeongChang est déjà un accomplissement historique. Des responsables sportifs espèrent maintenant que cela va encourager davantage de Singapouriens à s'intéresser aux sports d'hiver. Sa qualification est un "événement majeur non pas seulement pour elle mais pour nous aussi en tant qu'association", déclare le président de l'association singapourienne de patin à glace, Sonja Chong. Goh sait qu'il lui sera difficile d'obtenir le même succès que le nageur Joseph Schooling, premier athlète à remporter une médaille d'or pour Singapour aux Jeux d'été à Rio 2016.

La Singapourienne a déjà remporté deux médailles d'argent et une de bronze aux Jeux d'Asie du Sud-Est en 2017, qui ont accueilli pour la première fois des sports d'hiver. Mais les JO représentent un autre défi. "Après la médaille d'or de Joseph Schooling, beaucoup plus de gens se sont intéressés à la natation. Nous espérons que ce sera la même chose pour nous", ajoute Chong en référence au patinage.

Goh a découvert les sports d'hiver au Canada avec le hockey sur glace, une partie intégrante de la vie de ce pays d'Amérique du Nord. Elle s'est passionnée pour le patinage de vitesse sur courte piste en 2010, à l'occasion des JO d'hiver de Vancouver, avant de prendre des cours.

Actuellement, elle se consacre pleinement au patinage, profitant d'une année sabbatique après avoir terminé ses études secondaires. Elle partage son temps entre Singapour et le Canada et participe occasionnellement à des stages de préparation en République de Corée avec la quadruple championne olympique Chun Lee Kyung.

L'athlète, qui évoluera dans la catégorie 1500 m femme sur courte piste le 17 février, a augmenté ses entraînements à six heures par jour, six jours par semaine. Pour Goh, la vitesse et le côté imprévisible de ce sport le rendent d'autant plus intéressant.

Plus on fait de la compétition, plus on acquiert de l'expérience (…). Mais on ne sait jamais comment une course va se dérouler, et je crois que c'est ce qu'il y a de plus exaltant. Cheyenne Goh Singapour
back to top En