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Date
10 sept. 2015
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Voile

Charline Picon : « La voile à Rio, ça va être quelque chose ! »

Double gagnante des compétitions pré-olympiques 2014 et 2015 disputées à Rio en planche à voile RS:X, Charline Picon décrit un plan d’eau sélectif où le maître-mot sera « polyvalence ». 


Le plan d’eau olympique de Marina da Gloria dans la baie de Guanabara à Rio a accueilli fin août sa deuxième compétition pré-olympique de voile en deux ans, dans le cadre du programme de compétitions test dans tous les sports olympiques baptisé « Aquece Rio ».

Dans la série planche à voile RS:X dames, le résultat a été identique à celui de l’année précédente, avec la victoire de la Française Charline Picon, qui est devenue entre temps championne du monde en septembre 2014 à Santander (Espagne).

Charline a déjà disputé les Jeux Olympiques de 2012 à Londres (Weymouth) où elle a pris la 8e place, mais dans des conditions différentes.

Changement de décor à Rio de Janeiro : « Il y a beaucoup de relief autour du plan d’eau, le Pain de sucre, le Corcovado… ça perturbe le vent et rend ce plan d’eau très complexe. Il faut avoir de bonnes qualités d’observation. Et puis il y a ce courant important… On peut même trouver deux courants différents sur une même zone de course. Ce n’est pas simple, il faut savoir s’adapter. »

©Getty Images

Si elle s’était largement imposée en 2014, Charline Picon s’est retrouvée à égalité avec la Polonaise Malgorzata Bialecka et l’Espagnole Blanca Machon avant l’ultime régate, la « medal Race » ou les points comptent double. Comme elle l’a expliqué, elle s’est appliquée à ce que ses rivales restent derrière elle, et sa quatrième place à l’arrivée s’est avérée suffisante pour la victoire finale avec un total de 39 points. « La flotte est dense, les différences de vitesse sont minimes et ça peut être très physique dans le petit temps. Il faut être polyvalent, bon dans toutes les conditions, ne pas s’arrêter sur une stratégie et rester très attentif d’une manche à l’autre. Les systèmes de vent sont changeants et il faut être à l’affût en permanence. »

Et puis il y a le « parcours extérieur », c’est-à-dire situé à l’extérieur de la baie de Guanabara, qui n’a pas été utilisé lors des deux compétitions pré-olympiques déjà disputées, mais où des entraînements ont eu lieu.  Durant les Jeux de 2012 à Weymouth, les coureurs avaient été amenés à plusieurs reprises à emprunter le parcours extérieur. Sur celui de Rio de Janeiro, « il y a beaucoup de houle, du clapot, du ressac ». Ce sont encore les qualités d’adaptation et de polyvalence qui feront la différence dans ce cas.

 

Les concurrents de la série RS:X se rendent en octobre à Oman pour participer aux Championnats du monde ISAF 2015 qui serviront de sélection olympique à plus d’une nation. Puis ils disputeront les Mondiaux 2016 en février à Eilat en Israël.

Place ensuite à l’été olympique. « Les Jeux à Rio, ça va être quelque chose ! », s’enthousiasme Charline Picon. « Les images de la voile avec le paysage environnant vont être magnifiques », ajoute-t-elle. « Il y a de très bons marins brésiliens dans toutes les séries  ça va donc être très médiatisé ! ». Et pour ne rien gâcher, « on va enfin pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture. Notre site de compétition n’est pas loin du Maracanã où elle se déroulera ». Tout se met donc en place pour un spectacle grandiose, à ne manquer sous aucun prétexte.

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