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IOC/Dick Fung

Carina Benninga : « Porter le drapeau est un souvenir inoubliable »

Carina Benninga a représenté les Pays-Bas en hockey sur gazon aux Jeux Olympiques de 1984, 1988 et 1992, et elle a décroché l’or en 1984 et le bronze en 1988. En 1992, c’est elle qui a porté le drapeau de son pays lors de la cérémonie d’ouverture, devenant ainsi la première Néerlandaise à tenir ce rôle.

J’ai participé à mes premiers Jeux en 1984 à Los Angeles. J’avais 21 ans et j’ai vécu pour la première fois une cérémonie d’ouverture. Même s’il s’agissait de mes premiers Jeux, je ne me sentais pas submergée. C’était juste magique et une expérience grandissime. Le sentiment de fierté qu’on éprouve au moment du défilé dans le stade sous les couleurs de son pays est tout simplement fantastique. On se sent vraiment relié aux autres pays et je me souviens que c’était particulièrement le cas. Il y avait ce sentiment et un état d’esprit parmi tous les athlètes exprimant le fait que nous communions tous ensemble et que nous avions tous beaucoup travaillé pendant de nombreuses années pour cela. C’était une merveilleuse sensation.

Lors de la cérémonie d’ouverture de 1984, une anecdote rigolote s’est produite : lorsque les nations ont commencé à défiler, l'annonceur du stade a appelé l’Australie, mais personne ne s’est manifesté, si bien qu’il a simplement ajouté : « Euh… je crois que nous venons de perdre un pays tout entier ! » C’était vraiment marrant et ça a donné le ton. Toute la cérémonie a été empreinte d’une ambiance formidable. C’était très décontracté. La cérémonie d’ouverture de LA a été animée, brillante et haute en couleur, et tous ceux qui étaient présents étaient très heureux et très enthousiastes.

La cérémonie de clôture des Jeux de Los Angeles a été fantastique : Lionel Ritchie était sur scène et le spectacle était fabuleux. Quel plaisir d’avoir été là ! C’était aussi très touchant, car on disait au revoir à tous les gens qu’on avait rencontrés durant les Jeux. Et c’était aussi émouvant, car cela marquait la fin de quelques semaines extraordinaires et d’une longue période de travail harassant et appliqué. La cérémonie de clôture est à mon avis un volet très important des Jeux, car elle met un point final de manière grandiose. En outre, c’était bien entendu fantastique de participer à la cérémonie de clôture en étant médaillée d’or. Je l’avais autour du cou durant la cérémonie et c’était extraordinaire d’avoir pu y arriver. Durant toute la soirée, je n’ai pas arrêté de me répéter que c’était incroyable.


1988 / IOPP, Séoul 1988 / OGROCKI, Susan


Quatre ans plus tard à Séoul, la cérémonie d’ouverture était très différente, comparée à celle de Los Angeles. C’était un peu plus calme, mais je me souviens que nous avions fait une grande fête avec les autres athlètes et c’était très sympa. J’ai également pu rencontrer quelques athlètes fantastiques. J’ai ainsi posé en photo avec le tennisman Jim Courier, c’était génial. C’était de la folie de voir tous ces sportifs célèbres et on a passé une super soirée.

En 1992 à Barcelone, j’ai été désignée comme porte-drapeau et c’était extraordinaire. C’était fantastique d’hériter d’un tel honneur. Quand je faisais de la compétition, j’avais un caractère très fort et le fait d’avoir été choisie pour porter le drapeau était inimaginable. Le plus beau, c’est d’avoir été sélectionnée parmi 215 athlètes. On venait de devenir championnes du monde et j’étais la capitaine de l’équipe. Le choix d’un porte-drapeau issu d’un sport collectif n’était pas chose courante. D’habitude, cet honneur allait plutôt à un athlète pratiquant un sport individuel et cette reconnaissance était donc formidable. J’étais bien évidemment extrêmement fière, et j’ai vécu cela comme le point culminant de ma carrière.

Défiler dans le stade avec le drapeau a été quelque chose de particulier. J’étais très concentrée pour ne pas commettre d’impairs, et c’était un honneur immense de fouler la piste devant le public du stade. Même si cela remonte à 25 ans, le souvenir en est toujours aussi vivace. C’est sans discussion l’un des meilleurs épisodes de ma vie, et je conserve chez moi un tableau me représentant en train de porter le drapeau.
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