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Caitlin McFarlane : De Sydney à Saint Jean d’Aulps

Bruno Cuaz
Caitlin McFarlane est fière de représenter la France. Née à Sydney d’un père australien et d’une mère anglaise, elle est arrivée à l’âge de trois ans en Haute-Savoie. Elle appartient depuis toujours au Ski-club de Saint Jean d’Aulps dont plus de 50 membres avaient fait le voyage jusqu’aux Diablerets pour l’encourager et la féliciter de sa belle médaille d’argent obtenue en Super G, la première épreuve du ski alpin.

Les cloches font beaucoup de bruit dans l’aire d’arrivée des Diablerets où des petits diables vêtus d’orange courent partout pour fêter Caitlin McFarlane. Ils ont pris le bus à 7 heures du matin ce dimanche pour venir féliciter la nouvelle vedette du ski-club de Saint Jean d’Aulps, un petit village tout près de Morzine et du Mont-Blanc.

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La jeune fille de 17 ans, s’est révélée en remportant le Ladies Night Tour de Courchevel à la fin du mois de décembre mais surtout en obtenant la médaille d’argent des JOJ lors du Super G du 10 janvier. ‘‘On avait surtout envie de la féliciter pour tout ce qu’elle a accompli, précise l’entraîneur du club Jérémy Bonnepart.Tout le monde est là, des partenaires du club jusqu’au maire.“ Il se souvient également qu’elle avait gagné le titre de championne de France de Super G des moins de 14 ans quand il s’occupait d’elle.

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Pour arriver à Saint Jean d’Aulps, Caitlin a fait un long voyage puisqu’elle est née à Sydney d’un père australien et d’une mère anglaise. Ses parents sont portés sur les voyages et ils avaient envie de visiter le monde après avoir beaucoup travaillé. Ils s’arrêtent à Bali en Indonésie avant de poser leurs valises en France, à Morzine où Ian, le papa, avait travaillé comme serveur dans ses jeunes années.‘‘J’avais gardé des amis à Morzine, se souvient Ian. Nous sommes venus pour quelques mois. On a inscrit Caitlin à l’école et finalement, on est restés dans la région.“

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C’est ainsi que Caitlin a développé des qualités de sportive accomplie au ski-club bien sûr, mais aussi en jouant au tennis et en pratiquant le football au club de Morzine. ‘‘J’ai d’abord joué avec les garçons, raconte-t-elle. Puis j’ai joué dans des équipes féminines au niveau du district. Ce n’est que vers 14 ans que j’ai choisi le ski quand j’ai intégré le pôle France d’Albertville.“ C’est aussi à cette période que Sally, la maman a effectué les démarches pour obtenir la nationalité française. ‚‘‘C’était un processus assez long, se souvient-elle. Cela a duré presque deux ans. J’ai dû passer un entretien à la préfecture de Grenoble pour démontrer ma motivation et faire un test de langues.“

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Aujourd’hui Ian travaille dans la finance en Suisse et Sally est avocate. Caitlin possède trois passeports mais elle se sent complètement française.‘‘Je suis toujours allée dans des écoles françaises, explique-t-elle. Je me sens plus française qu’autre chose. Cela fait quand même 15 ans que je vis dans ce pays“. Très fière d’offrir une médaille à la délégation tricolore, elle rêve bien sûr d’une longue carrière et d’imiter une de ses idoles, Mikaela Shiffrin et de suivre les traces de Tessa Worley, double championne du monde de géant française, et née également d’un père australien…

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