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Bradley Michael Bridgewater Getty
Date
26 juil. 1996
Tags
Atlanta 1996 , Actu CIO , Natation

Bridgewater terrasse ses fantômes d’enfance et souffle l’or à Schwenk


Brad Bridgewater et Tripp Schwenk sont adversaires depuis qu’ils nagent. Les deux Américains ont grandi en Floride et se sont régulièrement affrontés dans des compétitions de clubs, tous deux étant adeptes du dos. En principe, c’est toujours Schwenk qui a le dessus. Il a deux ans de plus, et il est plus carré, plus fort et plus expérimenté. Quant à Bridgewater, il s’est habitué mentalement à ce que les grandes courses produisent souvent le même résultat : premier Schwenk, deuxième Bridgewater.

Ce dernier doit composer avec le fait qu’il termine toujours derrière Schwenk. Le pire, c’est qu’il n’est même pas sûr d’être le meilleur nageur de sa famille. Sa sœur Christy a en effet obtenu une bourse universitaire en récompense de ses exploits dans les bassins et Brad ne cache pas qu’il l’admire beaucoup.

Bridgewater terrasse ses fantômes d’enfance et souffle l’or à Schwenk Getty

Lorsqu’il met le cap sur la Californie pour entrer à l’université, ses propres performances s’en ressentent cependant de manière spectaculaire. Lors des sélections olympiques américaines pour Atlanta 1996, il franchit même un gros obstacle psychologique en battant Schwenk de 24 centièmes au 200 m dos. Mais les deux hommes savent qu’ils ne sont pas seuls au monde et qu’ils ont d’autres adversaires coriaces, à commencer par le Russe Vladimir Selkov et l’Italien Emanuele Merisi.

Pourtant, à la surprise générale, Selkov est éliminé en série du 200 m alors que Merisi, lui, fait plutôt impression. On se dirige donc a priori vers un podium italo-américain, mais sans pouvoir en déterminer l’ordre.

Bridgewater prend la tête dès le départ, suivi de Schwenk, et un peu plus loin de Merisi. Au dernier virage, les deux Américains mènent, mais l’Italien produit son effort dans l’ultime longueur et se rapproche d’eux alors qu’ils commencent à fatiguer. À l’arrivée, les trois hommes ne sont séparés que de 64 centièmes, mais c’est Bridgewater qui a touché le mur le premier. Après toutes ces années à nager dans l’écume de Schwenk, il vient de le battre au moment le plus important.

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