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Date
10 oct. 2014
Tags
Tokyo 1964 , Actu CIO

Bill Barry revient sur son bonheur olympique

Médaillé d’argent avec le quatre sans barreur britannique aux Jeux de Tokyo en 1964, Bill Barry, devenu entraîneur, n’a jamais cessé de partager et de transmettre les valeurs olympiques. C’est ce qu’il nous raconte dans cette vidéo de notre série «  Paroles d’olympiens ». 

Au cinquième jour des Jeux Olympiques de Tokyo sur le bassin d’aviron de Toda, ce jeudi 15 octobre 1964, le quatre de pointe sans barreur britannique constitué de John Russell, Hugh Wardell-Yerburgh, John James et William « Bill » Barry remporte la médaille d’argent à un peu plus d’une seconde de l’embarcation danoise victorieuse, et devance d’autant le bateau américain qui prend le bronze. Pour Bill Barry,  « participer aux Jeux, disputer les Jeux, c’est l’apogée d’une carrière d’athlète. Et remporter une médaille, c’est quelque chose en plus. Cela veut dire que vous faites partie des meilleurs. Si vous avez l’or, vous êtes le meilleur, et si vous gagnez l’argent, c’est que vous êtes proches, et parmi les meilleurs ».

Bill Barry, né en 1940, était destiné à consacrer sa vie à l’aviron. Le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Londres, le 27 juillet 2012, il fait partie des 18 médaillés olympiques britanniques qui rament sur la Tamise dans la « Gloriana », la barge royale, avec la flamme olympique entre Hampton Court et le Tower Bridge. Il explique à cette occasion que son père, son grand-père et son grand-oncle ont tous été des bateliers (« watermen ») sur le fleuve qui traverse la capitale anglaise, tandis que son oncle Bert Barry fut un des plus grands champions d’aviron du début du XXe siècle et le batelier de la Reine ! Mais de cette prestigieuse lignée familiale, seul Bill a disputé les Jeux Olympiques.

Devenu entraîneur après sa carrière sportive, il a récemment mené son jeune compatriote Alan Campbell à la médaille de bronze en skiff aux Jeux de Londres 2012, et explique : « Je pense que les Jeux sont différents, parce qu’une fois que vous y avez participé, vous êtes un olympien pour la vie. J’ai toujours ressenti ça, et j’ai essayé d’expliquer leur importance, leurs valeurs, leur esprit, leur signification au-delà du sport à tous les athlètes que j’ai entraînés ».

Ce que Bill Barry retient avant tout, c’est l’espace de paix et de partage représenté par la quinzaine olympique : « Je crois fermement que les 12.000 athlètes rassemblés aux Jeux sont les meilleures Nations Unies au monde. On mange ensemble, on a des rapports amicaux, on se parle, on développe des amitiés pour la vie et le jour suivant, on se retrouve pour se battre à mort sur le terrain, dans la piscine ou le bassin d’aviron. C’est OK, et on redevient amis dans la foulée. Si le monde marchait de cette façon, ce sera un bien meilleur endroit ».

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