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Date
16 févr. 2010
Tags
Vancouver 2010 , Actualités Olympiques

Bienvenue au plus grand Potlatch du monde !

Un Potlatch est une grande cérémonie organisée par un clan des Premières nations en l'honneur d'un autre clan. Si l'on en croit Tewanee Joseph, président-directeur général de la Société Quatre Premières Nations Hôtes (FHFN), c'est exactement ce que seront les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver, le plus grand Potlatch du monde ! Les Jeux se déroulent sur les terres ancestrales des quatre Premières nations Lil’wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh, lesquelles ont participé dès la procédure de candidature à l'organisation des Jeux.


Depuis l'élection de Vancouver par la Session du Comité International Olympique (CIO) en 2003, ces quatre Premières nations ont uni leurs efforts en vue des Jeux et ont fait partie intégrante du processus de planification dirigé par le comité d'organisation des Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver (COVAN). Les rédacteurs du site web olympic.org ont rencontré Tewanee Joseph pour lui poser quelques questions sur la Société Quatre Premières Nations (la FHFN ci-après) ainsi que sur les bienfaits que ces Jeux ont eu sur les Premières nations hôtes.

Olympic.org : Parlez-nous un peu des raisons qui ont motivé la création de la FHFN ?

Tewanee Joseph : Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2010 à Vancouver se déroulent sur les terres ancestrales occupées par les quatre Premières nations Lil'wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh. Ces nations ont pris conscience de l'importance de leur engagement dès la procédure de candidature et nous sommes fiers d'avoir joué un rôle clé dans l'élaboration et le lancement de la campagne qui nous a permis de remporter l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver et Whistler.

Le 24 novembre 2004, les chefs et conseils des Premières nations Lil'wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh ont signé un protocole d'accord historique, par lequel ils acceptaient d'unir leurs efforts pour accueillir et soutenir les Jeux Olympiques d'hiver de 2010. C'est ainsi qu'est née la Société Quatre Premières Nations. Les quatre Premières nations sont fières d'être l'un des hôtes officiels des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver, d'autant plus que c'est la première fois dans l'histoire que des peuples autochtones sont reconnus par le Comité International Olympique comme partenaire officiel de l'organisation et de la tenue d'une édition des Jeux.

Olympic.org : Dans quelle mesure les Jeux de 2010 à Vancouver ont-ils profité aux quatre Premières nations hôtes et aux peuples autochtones du Canada en général ?

Tewanee Joseph : Les peuples autochtones ont hâte de faire partie des Jeux : que ce soit en tant qu'athlètes, artistes, travailleurs, interprètes ou volontaires. Nous assistons à un énorme élan d'enthousiasme au niveau local. La FHFN travaille d'arrache-pied pour faire de la participation des autochtones un élément clé de cette édition des Jeux. En participant à l'écriture de l'histoire, nous serons un point de comparaison essentiel pour toutes les futures éditions des Jeux. Ces dernières seront effectivement évaluées à partir de notre succès.

Les Jeux sont une chance unique pour les peuples autochtones de présenter leurs cultures, leur esprit d'entreprise et partager un peu d'eux-mêmes avec les visiteurs du Canada et de partout ailleurs dans le monde. Nous sommes persuadés que les Jeux sont un vecteur de changement – non seulement pour les peuples autochtones, mais aussi pour tous les autres habitants de ce pays. En outre, les Jeux Olympiques créent des emplois et encouragent le développement économique des quatre Premières nations hôtes ainsi que de toutes les autres communautés autochtones. Certaines communautés qui vivent dans des zones reculées voient dans ces Jeux un moyen de relancer leur économie et de recevoir une aide durant la crise économique.

Olympic.org : Quel héritage pensez-vous que ces Jeux vont laisser à la FHFN et aux autres peuples autochtones ?

Tewanee Joseph : Près de USD 159 millions vont directement revenir aux peuples autochtones du Canada. Nous appelons cela le "meilleur retour sur investissement autochtone", dans le sens où il sera difficile pour les gouvernements de le réaliser à nouveau. Plus de 100 entreprises autochtones gagneront plus de USD 57 millions dans le cadre de leurs activités liées aux Jeux. La jeunesse autochtone aura accès à de nouveaux postes et acquis de nouvelles compétences. Chacune des quatre Premières nations hôtes a reçu environ USD 17 millions. Cette somme englobe les sites, les programmes, les services etc. Nous estimons que, d'ici aux Jeux, 2 000 jeunes autochtones seront employés dans des activités liées à ceux-ci. Mais, plus que tout, nous nous plaisons à penser que nous avons créé un nouveau modèle qui va permettre au Canada de s'attaquer aux problèmes épineux qui durent depuis longtemps. Ensemble, nous pouvons résoudre ces problèmes.

Olympic.org : Vous qualifiez souvent les Jeux de 2010 à Vancouver de plus grand Potlatch du monde. À quoi peuvent s'attendre les visiteurs de Vancouver de la part de la FHFN durant ce mois ?

Tewanee Joseph : Les Jeux sont une occasion unique pour les peuples autochtones de présenter leurs cultures, leur esprit d'entreprise, de partager un peu d'eux-mêmes avec les visiteurs canadiens et du monde entier. Ces Jeux seront à n'en pas douter un vecteur de changement, non seulement pour les peuples autochtones, mais également pour l'ensemble des Canadiens.

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