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Date
23 févr. 2015

Biathlon : un sport à la pointe de la technologie

Le biathlon est un sport qui puise ses racines profondes dans les techniques militaires et de survie, mais qui s’est transformée pour combiner la technologie de pointe avec les qualités athlétiques et l’adresse au tir. Cette vidéo retrace l’évolution de l’équipement utilisé par les biathlètes.

Quand le biathlon a effectué ses débuts olympiques, en 1960 à Squaw Valley (USA), les skis étaient encore en bois, les fixations lourdes et encombrantes, et les carabines étaient du matériel militaire. À l’inverse, les biathlètes utilisent aujourd’hui les technologies dernier cri pour grappiller des centièmes, des combinaisons en Lycra au fart spécial glisse, en passant par des mires non optiques.

© IOC

Bien entendu, le biathlon n’a pas attendu les Jeux Olympiques pour exister. Loin de là, puisque ses racines les plus anciennes remontent aux techniques de survie utilisées dans les forêts enneigées de Scandinavie, lorsque les hommes partaient chasser à skis, la carabine en bandoulière.

Les premières épreuves sportives de biathlon ont été organisées au XVIIIe siècle par des régiments de soldats norvégiens. Les concurrents devaient participer à l’une de quatre disciplines, soit tirer à partir d’un point précis à pleine vitesse sur leurs skis, descendre parmi les arbres ou sur des collines abruptes, ou sur un terrain plat, tout en portant une carabine et leur barda.

Le biathlon a commencé à s’éloigner de ses racines militaires en 1948, lorsqu’il fut adopté pour la première fois aux Jeux Olympiques d’hiver de Saint Moritz comme sport de démonstration. Il s’agissait de la première tentative d’inclusion d’une épreuve pluridisciplinaire aux Jeux d’hiver, et à partir de là, les concurrents ont commencé à troquer leur équipement militaire pour des carabines conçues spécifiquement. À partir de 1958, les biathlètes ont utilisé pour la première fois des cartouches à percussion centrale très puissantes, avec des munitions qui étaient portées dans une ceinture fixée autour de la taille.

Aujourd’hui, les biathlètes utilisent des cartouches de plomb ou d’alliage de plomb de calibre .22 aux normes internationales et, s’ils tiraient par le passé à 100 m, 150 m, 200 m et 250 m, la distance a été réduite à 50 m à peine en 1978. Des cibles mécaniques ont été introduites deux ans plus tard à Lake Placid, en même temps qu’une deuxième épreuve individuelle, le sprint 10 km, qui est venu s’ajouter à la course et aux relais déjà en place. La recherche de gains marginaux est alors devenue plus importante que jamais.

 

© IOC / Ian Jones 

Les skis en bois utilisés à l’origine ont été remplacés par des skis en plastique et, plus récemment, en fibre de verre. Aujourd’hui, ils sont souvent plus courts et plus rigides que les skis de fond, plus traditionnels, et la courbure des spatules est moins prononcée. De nos jours, les biathlètes appliquent également un fart de glisse spécial sur la semelle de chaque ski, afin de réduire au maximum le frottement.

Les fixations utilisées pour attacher les bottes aux skis sont aujourd’hui uniquement reliées aux orteils, plutôt qu’aux orteils et aux chevilles, ce qui facilite une plus grande mobilité. À l’origine, ces fixations étaient lourdes et les concurrents avaient du mal à bouger leurs pieds. La configuration actuelle permet aux pieds de plier et de bouger plus librement. En outre, les bottes sont de plus en plus légères et également plus souples, ce qui favorise la transmission d’énergie des bottes aux skis et autorise de plus grands mouvements latéraux.

Si nombre de ces changements ne sont pas immédiatement perceptibles à l’œil nu, les combinaisons utilisées par les biathlètes des temps modernes le sont, sans aucun doute ! Tous les concurrents portent aujourd’hui des combinaisons moulantes en Lycra, conçues pour permettre un mouvement maximum et réduire la résistance aérodynamique. Lorsqu’il fait plus froid (les compétitions peuvent se dérouler par des températures négatives), les concurrents revêtent également une couche de base isolante ainsi que des gants et des bonnets légers. Des lunettes teintées permettent en outre de réduire l’éblouissement dû à la réverbération du soleil sur la neige.

© IOC / John Huet

Les carabines elles-mêmes n’ont plus rien à voir avec leurs ancêtres. Les techniciens recherchent en permanence les moyens de réduire leur poids, de les rendre plus faciles à manier, et le tir plus fiable par températures basses. En 1978, la carabine de calibre .22 est devenue la norme à l’échelon international. Aujourd’hui, les carabines de biathlon utilisent des mires non optiques et un mécanisme à verrou (pas de réarmement automatique ou semi-automatique), et sont pourvues d’une crosse légère (la carabine doit peser au minimum 3,5 kg). Elles sont portées dans un harnais spécial qui les protège de la neige et de l’humidité, alors qu’une bretelle permet d’assurer la stabilité de la carabine lors du tir.

Le biathlon continue son expansion aux Jeux Olympiques. En 2002 à Salt Lake City, une épreuve de poursuite a été ajoutée au programme (12,5 km pour les hommes, 10 km pour les femmes). Puis, en 2006, une nouvelle épreuve avec départ groupé est apparue, réunissant les 30 meilleurs biathlètes de la Coupe du Monde, chez les hommes comme chez les dames.

© IOC / Anna Konovalova

À Sotchi 2014, le programme du biathlon comportait cinq épreuves masculines, cinq épreuves féminines et un relais mixte qui ont été à l’origine de quelques-uns des moments les plus spectaculaires des Jeux d’hiver. Nul doute que les supporters de la discipline, toujours plus nombreux, continueront à s’émerveiller devant cette discipline olympique palpitante à PyeongChang 2018.

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