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Date
30 janv. 2015
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Actu CIO

Bernhard Russi revient sur son parcours vers la médaille d’or à Sapporo

Le 7 février 1972 au pied du mont Eniwa, Bernhard Russi remporte la médaille d’or en descente lors des Jeux de Sapporo. La plus belle ligne du palmarès de celui qui est devenu l’architecte de toutes les descentes olympiques depuis 1988. Revivez en sa compagnie les évènements qu’il a vécus durant les 1 minute, 51 secondes et 43 centièmes de son parcours vers la médaille d’or il y a 42 ans ! 


Le 15 février 1970, un jeune suisse de 22 ans originaire du canton d’Uri, qui dispute sa première grande course internationale, s’impose en bas de la Sasslong de Val Gardena à la barbe de tous les favoris pour être sacré champion du monde de descente. Il se nomme Bernhard Russi, et s’apprête à passer toute la décennie aux avants-postes, partageant les honneurs avec d’autres légendes de son sport, comme l’Autrichien Franz Klammer.

Deux ans plus tard, il est sacré champion olympique à Sapporo. Il raconte que la simple vue de la lumière rouge d’une caméra en bas de son parcours et l’enchaînement de pensées que cela a entraîné lui a fait perdre sa concentration, mais fort heureusement, pas la course !

En 1976 à Innsbruck, Russi signe à nouveau une superbe performance,  mais l’Autrichien Franz Klammer qui s’élance plusieurs dossards après lui, le devance de 33/100e et il se contente de la médaille d’argent.

Au cours de sa magnifique carrière de descendeur, Bernhard Russi signe 10 victoires et monte 28 fois sur le podium en Coupe du monde. Après un dernier podium à Cortina d’Ampezzo à noël 1977, il prend sa retraite sportive à 29 ans. Il ne s’éloignera jamais de sa passion.

A partir des années 1980, Bernhard Russi devient pour la FIS le concepteur des descentes olympiques. Des fois à partir d’un terrain vierge : survol des massifs en hélicoptère, relevés topographiques en mains puis skis aux pieds, pour choisir la bonne pente où brilleront les champions, comme à Kvitfjell pour créer l’Olympiabakken, la piste de descente des Jeux Olympiques de Lillehammer 1994 utilisée depuis lors chaque année en Coupe du Monde, ou plus récemment au dessus de la station de Rosa Khutor pour imaginer celle des Jeux de Sotchi 2014.

Des fois aussi en concevant les lignes idéales sur des pistes existantes, comme pour la Face de Bellevarde de Val d’Isère, spectaculaire théâtre des Jeux Olympiques d’Albertville 1992, la Grizzly de Snowbasin sur laquelle la descente de Jeux de Salt Lake City 2002 fut disputée, ou encore la Banchetta de Sestrière pour celle de Turin en 2006. 

« Finalement, le ski, c’est ma vie ! » explique-t-il. 

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