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Date
10 sept. 1960
Tags
Rome 1960

Azaryan prouve qu'il est bien le seigneur des anneaux

Surnommé « le Seigneur des anneaux », Albert Azaryan a été le plus grand gymnaste de son époque à cet agrès et l’un des meilleurs de tous les temps. À Rome, il va asseoir sa place dans la légende sportive.


Quatre ans plus tôt à Melbourne, Azaryan a gagné deux médailles d’or, aux anneaux et avec ses partenaires soviétiques dans le concours général par équipes. À Rome, il va faire encore mieux et laisser derrière lui un héritage qui reste intact aujourd’hui.

Fils d’un forgeron, Albert Azaryan ne commence la gymnastique qu’à 16 ans, un âge auquel de nombreux gymnastes ont déjà concouru au niveau de l’élite. Pourtant, il montre tout de suite des prédispositions pour ce sport, notamment aux anneaux qui requièrent beaucoup de force, de coordination et de concentration.

Son principal adversaire dans la capitale italienne est un autre ténor soviétique de la gymnastique, Borys Shakhlin, qui réalise aux anneaux une performance qui lui aurait permis de décrocher l’or dans la plupart des autres Jeux Olympiques de l’époque. Mais Shakhlin est néanmoins largement battu, tant lors des éliminatoires qu’en finale, et Azaryan conserve son titre et gagne également l’argent dans le concours général par équipes.

Azaryan se retire après les Jeux de 1960, mais son nom continue à résonner puisque la fameuse croix de fer -un mouvement dont il est à l’origine et dans lequel le gymnaste est suspendu, les bras à l’horizontale –s’appelle aujourd’hui la croix Azaryan. Il obtiendra une reconnaissance supplémentaire en 2004 lorsque l’Arménie, devenue indépendante après l’éclatement de l’Union soviétique, lui demandera de porter le drapeau national lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’Athènes.

Son fils, Eduard Azaryan, perpétuera la tradition familiale de la gymnastique et gagnera la médaille d’or par équipes en 1980 avec l’Union Soviétique.

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