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PyeongChang 2018

Ana Jelušić, "Young Change-Maker" à l’œuvre sur les pistes

Plus jeune athlète aux Jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City 2002, Ana Jelušić a participé à deux autres Jeux (2006 et 2010) et à cinq Championnats du monde de ski. Elle est montée deux fois sur le podium des Championnats du monde junior FIS et deux fois également en Coupe du monde. Young Change-Maker (jeune artisan du changement) en 2012 lors des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver (JOJ), Ana Jelušić est de retour aux Jeux cette semaine, au sein de l’équipe d’encadrement croate. Nous avons pris de ses nouvelles à PyeongChang.

Qu’avez-vous fait depuis votre retrait de la compétition ?

J’ai entamé une seconde carrière à l’âge de 24 ans en travaillant dans la communication et les relations publiques de l’un des plus grands événements sportifs de mon pays, ainsi qu’au Comité croate pour le fair-play. Un an plus tard, j’ai eu l’occasion d’œuvrer à l’échelle internationale. Depuis, j’ai travaillé deux fois pour le CIO, en tant que stagiaire olympique et comme chargée de projet dans les relations avec les athlètes. J’ai également été durant quatre saisons coordinatrice des médias pour la Coupe du monde FIS de ski alpin hommes. Dans ce cadre, j’ai notamment organisé une émission sur YouTube axée sur le ski, et une autre en direct sur Eurosport. Je travaille actuellement comme consultante dans les fonctions de responsable de communauté mondiale pour une marque de ski, et de responsable de la communication pour l’Association croate de ski. J’interviens également comme consultante sur d’autres projets.

Comment vous êtes-vous impliquée dans le programme Young Change-Maker + du CIO ?

J’avais juste fait un break d’un an en ski afin de faire attention à ma santé, et mon CNO m’a demandé si cela m’intéresserait de devenir Jeune Ambassadrice [l’ancien nom du programme Young Change-Maker + du CIO] lors des premiers JOJ d’hiver à Innsbruck. J’ai accepté immédiatement, car l’idée de soutenir de jeunes athlètes et de faire que leur première expérience olympique soit la meilleure possible m’enchantait. J’en ai retiré l’une des expériences les plus bouleversantes de ma vie : je me suis fait de nouveaux amis avec qui je suis toujours en contact des années plus tard, j’ai rencontré des gens qui ont orienté ma carrière après ma retraite, et j’ai pu vivre les Jeux à travers les yeux d’athlètes qui entamaient tout juste leur périple olympique. Je chérirai tous ces souvenirs pour le restant de ma vie.

Que faites-vous à PyeongChang ?

Je travaille en étroite collaboration avec l’équipe croate, ainsi que pour une marque de ski dans un rôle de communicante, en essayant de partager un peu de l’esprit olympique avec ceux qui n’ont pas pu venir ici. J’essaie aussi d’aider nos athlètes en fonction de leurs besoins. J’ai été à leur place et je suis ravie de leur donner des conseils quand on me le demande. J’ai également animé l’événement Olympians for Life, de l’Association mondiale des olympiens. Je suis donc très occupée, tout en essayant de profiter des Jeux.

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Qu’est-ce qui vous a le plus marquée aux Jeux jusqu’à présent ?

C’est la première fois que je passe du temps au Village olympique aux Jeux d’hiver. Lorsque j’étais athlète, je restais à l’extérieur du village pour me concentrer sur mes épreuves. Mais cette année, ça me plaît de pouvoir voir les Jeux sous un angle différent. Il n’existe pas d’autres compétitions dans lesquelles on peut côtoyer autant de diversité.

Et qu’attendez-vous le plus impatiemment d’ici la fin des Jeux ?

De pouvoir dormir un peu ! Je ne veux rien rater et je suis donc en mouvement du matin au soir. J’espère que tous les Young Change-Makers qui sont ici parviendront à se retrouver à un moment donné pour papoter ensemble. C’est assez difficile de planifier quoi que ce soit, car nous n’arrêtons pas de courir !

Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?

Je souhaite rester au contact du sport et trouver comment utiliser mes expériences et mes connaissances pour lui rendre ce qu’il m’a donné. J’ai participé trois fois aux Jeux Olympiques, mais je ne veux pas que ce soit le seul temps fort de ma carrière : je crois que je dispose d’un ensemble de compétences unique pour aller de l’avant et exceller dans n’importe quelle tâche que j’entreprendrai par la suite. Pour l’instant, ce que j’aime le plus, c’est d’être sur le terrain près des athlètes et de partager la beauté du sport, mais qui sait ce que l’avenir me réserve !

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