skip to content
Date
10 févr. 2002
Tags
Salt Lake City 2002 , Actu CIO , Saut à ski , Suisse

Ammann sort de l’ombre

De temps à autre, un sportif est si motivé par le fait de concourir sur la scène olympique qu’il réalise un véritable exploit, quelque chose dont personne ne le pensait capable.


Et pourtant, Ammann va sauter sur l’occasion mieux que quiconque à Salt Lake City. Il s’élance d’abord du tremplin normal, une épreuve convoitée par l’Allemand Sven Hannawald qui a dominé la saison précédente et a réalisé le grand chelem lors de la fameuse Tournée des quatre tremplins.

L’Allemand atterrit à 97 m, une distance améliorée ensuite par le Polonais Adam Lamysz. Les juges accordent cependant l’avantage à Hannawald en lui donnant une meilleure note de style. Avec ses 131 points, il n’est cependant pas en tête puisque un concurrent surprise est classé devant les deux hommes avec 133,5 points : Simon Ammann. Mais peut-il vraiment conserver sa position et vaincre ?

Lors du second saut, Hannawald atteint 99 m, un mètre de plus que Lamysz, et récolte à nouveau la meilleure note des juges. Pour rester en tête, Ammann doit donc réaliser le saut de sa vie, au pire moment.

C’est pourtant ce qu’il fait, de manière remarquable. Son saut est légèrement plus court que celui d’Hannawald, mais sa réception est si bonne que ses notes de style égalent celles de l’Allemand, donnant ainsi à la Suisse sa première médaille d’or en saut à ski, avec 1,5 point d’avance.

Trois jours plus tard, on prend les trois mêmes athlètes et on recommence, mais sur le grand tremplin. Cette fois, Ammann et Hannawald sont sur la même ligne après le premier saut alors que Lamysz est troisième.

Ammann, qui saute en avant-dernière position lors du deuxième essai, réalise le plus long saut de la compétition et obtient une note de style respectable. Hannawald s’élance ensuite et retombe à 131 m, mais avec une piètre réception qui lui vaut de rétrograder à la quatrième place, alors que Lamysz termine second, laissant Amman, obscur sans grade avant les Jeux, enlever sa deuxième médaille d’or.

Le Suisse ne remportera plus le moindre succès pendant cinq ans, et sa réputation en prendra à nouveau un coup. Mais en 2010 à Vancouver, à la surprise générale, il rééditera son doublé olympique pour porter sa moisson de médailles d’or à quatre unités.


back to top En