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Actualités Olympiques

Ami Nakamura, olympienne, âme de l’équipe japonaise de hockey sur glace, travailleuse acharnée et dévoreuse de kilomètres

Ami Nakamura passe sans cesse d'une activité à l'autre. Depuis quatre ans, l’attaquante japonaise de 30 ans jongle entre sa carrière internationale de hockeyeuse sur glace et son travail de vendeuse à la boutique du musée pour les enfants Anpanman de Yokohama. En conséquence, elle effectue chaque jour un aller-retour de quatre heures entre Tokyo et Yokohama.

 

Lorsqu’elle ne sert pas le public ou n’est pas assise dans un train, Ami s’entraîne six soirs par semaine avec son club, les Seibu Princess Rabbits, la meilleure équipe de la J-League.

Malgré ce programme apparemment éreintant, vous ne l’entendrez jamais se plaindre, comme le confirme Yuka Tanaka, la directrice de son magasin : « Parmi tous mes employés, Ami est celle qui vit le plus loin de Yokohama. J’imagine que cela pose des difficultés, mais elle n’en a jamais fait état ici. Elle n’a en outre jamais été en retard ni n’a affiché le moindre signe de fatigue. Elle prend son travail autant à cœur que le hockey sur glace. »

« Je me sens souvent épuisée », confirme Ami, qui ne dispose que d’un seul jour de repos par semaine. Ce dévouement infatigable à son sport et à son travail prend sa source dans son enfance et dans ses souvenirs, lorsqu’elle a vu l’équipe japonaise de hockey sur glace évoluer aux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano 1998.

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« J’ai vu l’équipe nationale jouer contre des équipes étrangères pour la première fois, se souvient Ami. Peu importe qui a gagné ou perdu. J’ai trouvé que les membres de l’équipe nationale avaient l’air très cool, avec leur maillot arborant le drapeau japonais, et ça m’a donné envie de les imiter un jour. »

Déterminée à réaliser son rêve, elle a mis le cap sur Tokyo à l’âge de 14 ans pour trouver un club qui pourrait l’aider à intégrer l’équipe nationale et, de là, à participer aux Jeux Olympiques. Elle a fini par concrétiser ce rêve à Sotchi en 2014, où le Japon s’est classé septième, et à PyeongChang en 2018, où les hockeyeuses nippones ont terminé un cran plus haut.

Malgré son emploi du temps chargé, Ami, qui est l’une des 10 joueuses de Seibu en équipe nationale, continue de sourire. Une qualité que Takayuki Hattanda, son entraîneur en club, admire chez elle : « Ami est l’âme de l’équipe et elle lui donne de l’énergie. Elle change l’état d’esprit de l’équipe. C’est ce que j’attends d’elle. »

Ses coéquipières apprécient également la présence de l’infatigable Ami à leurs côtés, et elles s'épanouissent avec l’énergie qu’elle apporte à l’entraînement. « Ami est quelqu’un qui montre toujours son désir de gagner et elle donne toujours le maximum, affirme Ayaka Toko. Je pense qu’elle a un type d’énergie de nature à propulser toute l’équipe. »

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Ami avait prévu de raccrocher sa crosse après les Jeux de Sotchi 2014, mais son expérience olympique a fait tellement de bruit qu’elle a décidé de remettre ça à PyeongChang : « Sotchi 2014 m’a donné envie de continuer à jouer lors des quatre années suivantes. »

Bien que ses espoirs de gagner une médaille olympique se conjuguent encore au futur, Ami est déterminée à garder littéralement les yeux sur le palet : « Quand je joue au hockey sur glace, je me concentre sur le palet et sur rien d’autre : pour aller le chercher, le récupérer et tirer au but. Je n’ai jamais peur. »

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