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Date
18 févr. 2002
Tags
Salt Lake City 2002 , Actu CIO , Australie , Ski acrobatique

Alisa Camplin ouvre la voie à l’hémisphère sud

Rares sont les personnes ayant côtoyé Alisa Camplin jeune qui auraient prédit qu’elle serait un jour championne olympique d’hiver.


Dans sa prime jeunesse, l’Australienne était en effet une gymnaste talentueuse, travaillant la souplesse et les prouesses acrobatiques qui allaient l’aider plus tard en ski acrobatique. Mais à l’époque, sa carrière de skieuse n’est pas encore d’actualité, et pour longtemps, ne serait-ce que parce qu’elle ne verra la neige pour la première fois qu’à l’adolescence.

En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître pour une sportive appelée à devenir l’une des meilleures spécialistes hivernales, Alisa ne chausse des skis pour la première fois qu’à l’âge de 19 ans.

Huit ans plus tard, la voilà qui se prépare à investir la scène olympique à Salt Lake City. Toutes les années qui ont précédé lui ont permis de progresser rapidement, de leçons de ski pour débutants à la compétition internationale en tant que spécialiste en sauts. Pour beaucoup, ses aptitudes à ski se situent aux antipodes de certaines de ses adversaires. C’est peut-être vrai mais question sauts, elle peut s’appuyer sur ses compétences de gymnaste qui lui permettent de signer des sauts précis et parfois hallucinants.

Durant ses huit premières années de skieuse, elle collectionne les accidents, dont certains spectaculaires. À neuf reprises, elle est même victime de commotions cérébrales, mais sa rage de vaincre lui permet d’aller de l’avant et de terminer cinquième de la Coupe du monde 2001. Puis, à quelques semaines des Jeux, elle subit une nouvelle blessure qui menace de la priver de compétition. Alisa Camplin pense qu’elle n’a que quelques contusions, mais les médecins diagnostiquent par la suite qu’elle a les deux chevilles brisées et lui conseillent de rester chez elle. Polie, elle les remercie et décide d’aller quand même à Salt Lake City !

Si elle n’est assurément pas favorite en arrivant aux États-Unis, elle n’est pas non plus une parfaite inconnue et démontre ses compétences lors des qualifications en terminant deuxième derrière la Suissesse Evelyne Leu.

Cette dernière ne peut rééditer sa performance en finale, mais Alisa, elle, insiste et se bagarre pour l’or. Finalement son score des qualifications va s’avérer décisif. Si les Canadiennes Veronica Brenner et Deidra Dionne font mieux qu’elle en finale, Alisa Camplin s’adjuge néanmoins l’or grâce à son score total.

Elle devient ainsi la première femme de l’hémisphère sud à remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques d’hiver et second sportif seulement, tous sexes confondus, après les exploits de son compatriote Steve Bradbury, quelques jours plus tôt en patinage de vitesse sur piste courte. En 2006, Alisa Camplin redescendra dans l’arène olympique à Turin et y gagnera une médaille de bronze, avant d’abandonner la compétition internationale quelques mois plus tard.

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