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Date
09 oct. 2014
Tags
Sydney 2000

Alifirenko fait oublier Schumann, le patron du tir

Tout le monde ou presque à Sydney s’attend à la victoire de Ralf Schumann au pistolet feu rapide. Il a obtenu l’argent aux Jeux de 1988, puis l’or en 1992 comme en 1996. Il est également multiple champion du monde, et à 38 ans, il a toujours l’aplomb, l’équilibre, la vision et la confiance des meilleurs tireurs.


Toutefois, il va tirer un ton en dessous par rapport à son propre niveau habituel, pourtant élevé. Lors du tour de qualification, il ne termine en effet que septième et parvient in extremis en finale. Là, il est pénalisé de deux points pour contestation de l’un de ses cartons, et termine hors du podium.

Le favori hors course, la bagarre pour la victoire se réduit à trois tireurs : le Russe Sergei Alifirenko, le Suisse Michel Ansermet et le Roumain Iulian Raicea.

Les trois hommes entament le tour final à égalité, avec 587 points. Si le niveau des performances n’est pas exceptionnel, il y a énormément d’intensité dans la mesure où les trois tireurs demeurent au coude-à-coude.

Ansermet est le premier à craquer puisqu’il ne réussit qu’un 8,7 à son second tir et rétrograde derrière les deux autres. Puis Alifirenko commet une erreur qui permet à Raicea d’obtenir un mince avantage de 0,5 point après trois tirs. Mais un autre rebondissement spectaculaire va se produire.

Après avoir été à l’honneur, Ansermet va faiblir. Quatre de ses six tirs suivants ratent le 10 central, lui coûtant de précieux points, alors qu’Alifirenko parvient à maintenir une certaine régularité. Le dernier tir du Russe fait mouche et scelle sa victoire avec 1,5 point d’avance.

Cette médaille d’or a une saveur d’autant plus particulière qu’il a battu Schumann à la régulière. L’Allemand a toujours été sa référence, son héros, à tel point que le Russe a installé une photo de lui sur son stand d’entraînement. Mais à Sydney, Schumann a connu un jour sans, et Alifirenko a su prendre l’avantage de façon spectaculaire.

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