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Date
19 févr. 2010
Tags
Vancouver 2010 , Ski alpin , Norvège , Actu CIO

Aksel Lund Svindal - Ski alpin

À Vancouver, il aurait été possible d’ériger un podium spécialement réservé au skieur norvégien Aksel Lund Svindal, qui est reparti du Canada avec une médaille d’or, une d’argent et une de bronze.


Champion du monde junior, puis senior, il a participé aux Jeux quatre ans avant à Turin. Mais bien qu'engagé dans cinq épreuves différentes, il n'a pu y obtenir de médaille. Son meilleur résultat a été une cinquième place en super-G. Ses Jeux ont été pleins de promesses, mais sa vitrine, elle, est restée vide.

En 2007, il remporte le Globe de cristal de la Coupe du monde mais à la suite d'un accident de course, il se retrouve sur la touche pendant près d’un an. Aksel Lund Svindal va signer un retour spectaculaire, en remportant à nouveau le classement général de la Coupe du monde et en affichant d’énormes possibilités à l'approche des Jeux de Vancouver.

Il prend part cette fois à quatre épreuves. La première est la fameuse descente de 2010, à l’issue de laquelle les trois premiers se tiendront en moins d’un dixième de seconde. Svindal perd du temps dans le haut du tracé et il pointe en retard de 79 centièmes sur Bode Miller. Il skie toutefois merveilleusement bien au milieu et dans le bas de la descente, ce qui lui permet de coiffer Miller de 2 centièmes. L’or change toutefois de mains, quelques skieurs plus loin, et devient la propriété de Didier Défago, qui s’impose de 7 centièmes. Svindal apporte au passage sa centième médaille d’argent aux Jeux Olympiques d’hiver à la Norvège, première nation à réaliser cet exploit.

Si l’argent reste malgré tout une déception, elle va s’estomper quelques jours plus tard à peine, dans le super-G.

Le premier temps de référence est établi par l’Américain Andrew Weibrecht, troisième à s’élancer. Son temps est finalement amélioré par son compatriote Bode Miller, qui prend les commandes pour trois centièmes. Lorsque Svindal s’élance, il manque de mordant au départ et se retrouve à trois dixièmes au premier chrono intermédiaire, mais tout comme en descente, il parvient à s’améliorer dans la deuxième partie de la course. À l’arrivée, il devance Miller de 28 centièmes et s’adjuge la médaille d’or. Weibrecht s’accroche à sa médaille de bronze, résultat étonnant pour un skieur qui n’a jamais fait mieux qu’une dixième place en Coupe du monde.

Svindal n’en a toutefois pas terminé avec son marathon. Il obtient une médaille de bronze dans le slalom géant, qu’il termine juste derrière son compatriote Kjetil Jansrud. La chance tourne néanmoins dans le combiné, sa dernière épreuve. S’il se montre le plus rapide dans la descente, il manque une porte dans le slalom et se retrouve donc disqualifié.

Il ne fera toutefois pas la fine bouche. Une médaille d’or, une d’argent et une de bronze constituent une belle moisson pour un pays, et à plus forte raison pour un seul skieur.


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