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Date
15 juin 2011
Tags
Londres 2012 , , Sotchi 2014 ,

Agora « Sport & développement durable : quel espoir pour demain ? »


Le thème de l’Agora qui a eu lieu le 25 mai peut sembler un peu vaste : Sport & développement durable. Pourtant, par le biais d’exemples très concrets, les invités de cette soirée ont prouvé que grâce à une volonté marquée et à un engagement actif de la part des milieux sportifs, il est possible d’agir pour le présent et pour l'avenir en matière de développement durable. Bien au-delà du respect de l’environnement ou de l’écologie prôné depuis de nombreuses années, le développement durable englobe des aspects non seulement environnementaux, mais également économiques et sociaux.

Londres 2012, un projet « durable »

David Stubbs, responsable du département de l’environnement et du développement durable pour les Jeux Olympiques de Londres 2012, apporte des exemples concrets dans le rôle que peuvent jouer une ville candidate puis une ville hôte des JO. Pour Londres, le site choisi pour le Parc olympique était une friche industrielle à l’Est de la ville, le projet étant de régénérer ce quartier abandonné, pollué et mal fréquenté. Dès lors, le trio de facteurs « économique-environnemental-social » a été pris en compte et tout a été mis en œuvre pour aller dans ce sens : décontamination des sols, construction de nouveaux bâtiments dans des matériaux recyclables, création d’espaces verts, nouveau réseau de transports publics et campagne d’éducation à la mobilité douce…Tout est envisagé pour que l’impact soit moindre sur l’environnement. La réflexion se fait sur le long terme : création d’emplois et possibilités de formation avant les Jeux et réutilisation des infrastructures après la manifestation. Pour Londres, sur chaque livre consacrée au développement de l'infrastructure, 75 pence le sont à des fins d'héritage.

Une vision à long terme liée à l’aménagement du territoire

Le célèbre concepteur de pistes de ski Bernhard Russi a également évoqué la notion de création d’emplois pour le personnel local ainsi que la durabilité des installations qui seront installées à Sotchi pour 2014. De même pour Nathalie Durand, directrice générale de l’Observatoire français Sport et développement durable, pour qui "les Jeux Olympiques sont éphémères mais il y a derrière une vision à long terme, liée à l’aménagement du territoire". Pour Bernhard Russi, les sports d’hiver, de montagne notamment, dépendent de la nature, il est donc important que celle-ci "aille avec" afin de devoir faire un minimum de modifications au paysage. Dans ce cas, l’aspect environnemental est très important.

La conclusion de ce débat est que la notion de développement durable dans le cadre des Jeux Olympiques n’est pas un phénomène de mode mais une volonté bien réelle dont l’impulsion, donnée dans les années 90 par le CIO, ne cesse de prendre de l’ampleur et de s’améliorer progressivement. Et chaque entité (villes candidates, comités d’organisation, partenaires olympiques, Fédérations Internationales et nationales, etc.) en est un acteur à part entière.

 

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