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Date
18 févr. 2002
Tags
Salt Lake City 2002 , Actu CIO , Norvège , Ski alpin

Aamodt fait taire les critiques avec un doublé en or

L’extraordinaire carrière de Kjetil André Aamodt va prendre un nouveau tournant extraordinaire à Salt Lake City. Le skieur alpin norvégien écume la scène olympique depuis les Jeux d’hiver de 1992 à Albertville et lorsqu’il arrive dans la station de l’Utah, sa vitrine compte déjà une médaille d’or, deux d’argent et deux de bronze.


Il a pourtant 30 ans désormais et certains se demandent s’il peut vraiment conserver sa place parmi les meilleurs, même s’il a régné en maître sur le combiné de la Coupe du monde lors des années précédentes. Quoi qu’il arrive, Aamodt est donc certain qu’on va le suivre de très près.

C’est justement par le combiné, son épreuve fétiche, qu’il entame son périple. Il est triple champion du monde en titre de la discipline et a également gagné quatre Coupes du monde. Mais à Salt Lake City, l’épreuve subit un petit lifting : tout se déroule désormais le même jour, la descente le matin et les deux manches du slalom l’après-midi.

Si le nouveau format contrarie certains skieurs, Aamodt ne semble absolument pas gêné. Il se montre le plus rapide d’un bout à l’autre de la descente, en devançant de 18 centièmes son coéquipier norvégien Lasse Kjus et de plus de deux secondes deux de ses principaux rivaux, l’Autrichien Benjamin Raich et l’Américain Bode Miller.

Lors de la première manche du slalom, Aamodt skie plutôt prudemment, en ne signant que le cinquième temps à égalité avec Miller, mais il n’en conserve pas moins une avance confortable au classement général. Dans la seconde manche, il va cependant tirer un véritable feu d’artifice.

Cinquième du classement général provisoire, Miller sait qu’il va devoir oublier la prudence lors de la deuxième manche s’il veut monter sur le podium. Il attaque donc le tracé le couteau entre les dents et obtient une superbe récompense puisqu’il skie bien plus vite que ses rivaux : Raich est à plus d’une seconde et Aamodt à plus de deux.

Grâce à sa prise de risques, l’Américain se propulse sur la deuxième marche du podium alors que Raich doit se contenter du bronze. Toutefois, c’est Aamodt qui décroche le gros lot et le deuxième titre olympique de sa carrière.

Le troisième va survenir trois jours plus tard dans le super-G. En l’absence d’Hermann Maier, le tenant du titre, toujours convalescent à la suite d’un accident de moto, l’Autrichien Stephan Eberharter, vainqueur de trois super-G dans la saison, a endossé le costume de favori. Aamodt signe un premier chrono de référence de 1’21’’58 qui semble rapide, mais Eberharter a déjà un dixième d’avance alors qu’il va attaquer la dernière partie du tracé. Mais une petite faute lui coûte quelques centièmes et il boucle son parcours en 1’21’’68, soit dix centièmes tout rond derrière le Norvégien, qui double son total de médailles d’or à Salt Lake City.

Aamodt fera encore grosse impression quatre ans plus tard en conservant son titre du super-G, devenant ainsi le skieur masculin le plus récompensé de l’histoire olympique et le skieur alpin le plus âgé à remporter une médaille d’or.

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