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Date
25 févr. 2015
Tags
Rio 2016 , Actu CIO

À Rio, le président du CIO répond aux étudiants

Le président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, s’est prêté aujourd’hui au jeu des questions-réponses sur les Jeux Olympiques de 2016 à Rio et sur le Mouvement olympique. Cette séance avait lieu en compagnie d’étudiants brésiliens au siège du comité d’organisation de Rio 2016.


Debout au centre d’un auditorium bondé, à la manière d’une émission-débat télévisée locale très populaire au Brésil, le président Thomas Bach a dialogué avec une centaine d’étudiants de cinq universités locales  – PUC-Rio, UERJ, UFRJ, Estácio/FGV et Ibmec. La discussion tournait autour de quatre thèmes : le Mouvement olympique, la transformation de la ville, l’héritage des Jeux sur le plan humain, et le développement du sport de haut niveau.

L’objectif de ce débat était d’entrer en contact avec la jeunesse de Rio, d’écouter les idées et préoccupations des étudiants et de mieux leur faire comprendre les avantages que les Jeux Olympiques peuvent apporter à une ville, une région et un pays qui les accueillent.

Pendant une heure, le président Thomas Bach a répondu au pied levé aux questions des étudiants dans une ambiance amicale et détendue. Thomas Bach a confié aux étudiants qu’il s’attendait à de superbes Jeux à Rio,  tels “un magnifique festival à la brésilienne” ou encore “une  grande fête de l’humanité.”



Le président a dit à l’assemblée d’étudiants : “Les Jeux Olympiques à Rio ouvrent de formidables perspectives pour votre ville, par rapport au développement du sport naturellement mais aussi par rapport à l’héritage que les Jeux laisseront pour de nombreuses années. Il y aura la Rio d’avant et la Rio d’après les Jeux.”
Le président du CIO a également évoqué le caractère intégrateur des Jeux. “Nous voulons faire en sorte que les Jeux soient pour tous les Brésiliens. Par exemple, la fourniture des biens et services sera assurée par de petites entreprises locales. Toutes les personnes qui se sont portées volontaires pour les Jeux  – 250 000 candidatures reçues à ce jour  – se verront proposer des cours d’anglais et une formation spécifique en gestion qu’elles pourront sans aucun doute mettre à profit dans leur future carrière professionnelle. Rio proposera à son public plus de billets que Londres ne l’a fait. Sur les 7 millions de billets disponibles, 3,8 millions ne coûteront pas plus de 30 dollars. Et plus important encore, des millions de Brésiliens auront l’accès gratuit à de nombreuses épreuves spectaculaires. L’occasion sera donnée de montrer au monde ce que c’est que d’accueillir des Jeux Olympiques au Brésil et en Amérique du Sud. Nous nous réjouissons tous de vivre de superbes compétitions mais aussi de goûter à l’hospitalité brésilienne dans une ambiance extraordinaire.”

Les étudiants étaient impatients de savoir ce que le CIO faisait pour contribuer à améliorer la pratique du sport à l’école, comment il s’y prenait pour garantir l’héritage durable de ces Jeux ou encore ce qui pouvait être fait pour combattre le racisme dans le sport.

Extraits des réponses du président du CIO :

Sur l’éducation :
“Il y a huit semaines, le CIO a adopté un programme de réformes baptisé Agenda olympique 2020 dans lequel il est souligné que le rôle du sport dans l’éducation devait être renforcé. Des études ont montré que les enfants qui font du sport sont en meilleure santé et apprennent mieux. Nous travaillons avec l’UNESCO pour faire en sorte que le sport occupe la place qu’il mérite dans les programmes scolaires. Nous pouvons de cette manière encourager les gouvernements nationaux à agir et à faire entrer le sport dans les écoles et universités. Parallèlement, les 170 centres d’entraînement répartis dans tout le Brésil, qui seront utilisés par les athlètes pendant les Jeux, profiteront ensuite aux jeunes du pays.

Sur l’héritage :
“Nous agissons en partenaires avec votre pays. Nous ne venons pas ici pour repartir dès le lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux. Nous travaillons en équipe et voulons quitter le Brésil en sachant que nous y avons laissé un héritage positif. J’ai rencontré votre présidente à Brasilia pas plus tard qu’hier. Le dialogue que j’ai eu avec elle était très semblable à celui que nous avons ici aujourd’hui.  Nous avons naturellement parlé des préparatifs pour les Jeux mais aussi de l’héritage de ceux-ci. En période difficile, tout dirigeant politique est à la croisée des chemins lorsqu’il y a des décisions à prendre. Il est alors important de définir les priorités et de décider ce qui doit être fait maintenant pour mieux préparer l’avenir. De nombreux projets sont maintenant en cours et c’est là que les Jeux Olympiques peuvent servir de catalyseur. Ces projets et investissements doivent se poursuivre. Il est important de miser avec confiance sur la croissance future. À noter aussi que les Jeux Olympiques sont financés principalement par des fonds privés, de même que la contribution du CIO (USD 1,5 milliard  pour assurer le succès des Jeux Olympiques à Rio).”

“Le sport est l’un des rares secteurs de la société où nous sommes tous égaux. Les règles du sport sont les mêmes pour tous. C’est ce message-là que nous voulons transmettre au monde et ce sera fait l’été prochain à Rio durant ces 16 jours. La non-discrimination est inscrite dans l’ADN du CIO et des Jeux Olympiques. Nous avons toujours été clairs sur ce point : il ne peut y avoir aucune forme de  discrimination aux Jeux Olympiques, qu’elle soit fondée sur la race, le sexe ou l’orientation sexuelle. Nous défendons les valeurs de tolérance, de compréhension. Concrètement, s’il arrivait qu’un athlète  affiche une attitude raciste, il serait renvoyé chez lui le jour même.”


 

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