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PyeongChang 2018

À la rencontre des "enfants des fleurs" de PyeongChang 2018

Parmi les nombreux artisans du succès des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, un groupe en particulier mérite une mention spéciale : les "enfants des fleurs" de la Gangneung Ice Arena. Leur travail consiste à se rendre sur la glace après chaque passage dans les compétitions de patinage artistique, afin de ramasser les fleurs et les animaux en peluche lancés par les spectateurs.

Kang Hae-bin, 11 ans, adore son travail. "C’est amusant. Il faut se lancer le plus vite possible sur la glace et ramasser un maximum de cadeaux. Je peux voir les patineurs de près. Je suis même aux premières loges pour suivre leurs figures et leurs sauts extraordinaires."

Yun Seo-jin, neuf ans, ne se contente pas d’admirer les performances athlètes, elle apprécie aussi de rendre service : "On éprouve un sentiment très agréable en ramassant les cadeaux offerts aux concurrents."

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Les "enfants des fleurs" sont devenus quasiment une institution dans les compétitions internationales de patinage artistique. Leur présence aux Jeux Olympiques d’hiver apporte une touche de couleur et d’enthousiasme juvénile. Kang et Yun portent fièrement le violet caractéristique de PyeongChang 2018. Ils font partie des 17 "enfants des fleurs" de la Gangneung Ice Arena, qui n’ont rien de simples amateurs. Tous maîtrisent déjà en effet, les doubles saltos.

Recrutés l’année dernière dans le cadre du tournoi des Quatre Continents à Gangneung, ces enfants de neuf à onze ans ont suivi plusieurs séances d’entraînement avant de s’élancer sur la glace. On peut les voir se rassembler près de l’accès à la patinoire pendant que les athlètes saluent le public. Le moment venu, ils partent accomplir leur mission.

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Le patineur qui leur a donné le plus de fil à retordre à ce jour n’est autre que Yuzuru Hanyu. Le Japonais a en effet reçu une véritable pluie de fleurs et d'ours en peluche lors de la prestation qui lui a valu de devenir le premier champion olympique depuis 66 ans à conserver son titre.

"Quand j’ai regardé la glace après le passage d’Hanyu, je n’en croyais pas mes yeux : il y avait énormément d’ours et de cadeaux, se souvient Kang. En général, on ne trouve que quelques cadeaux à ramasser. Mais après les performances d’Hanyu dans les programmes court et libre, nous avions près de 50 sacs d’animaux en peluche. Il nous a fallu trois minutes pour nettoyer la patinoire."

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Yun confirme que le patineur japonais a été à l’origine d'une charge de travail exceptionnelle : "Il y avait tellement de choses à ramasser que nous avons dû y aller tous ensemble. Mais je me suis bien amusée avec tous mes amis. C’est incroyable de voir tous ces patineurs exceptionnels de mes propres yeux. Quand nous avons fini, nous déposons les sacs remplis de cadeaux pour qu’ils puissent venir les prendre plus tard."

Kang ne cache pas sa préférence pour deux patineurs originaires de République de Corée : Cha Jun-hwan, engagé dans la compétition masculine individuelle à PyeongChang 2018, et Yuna Kim, devenue une légende vivante dans son pays après avoir remporté l’or à Vancouver en 2010 et l’argent quatre ans plus tard à Sotchi.

Et puis, il y a Hanyu. "Il maîtrise très bien les sauts et il excelle dans tous les domaines", explique Kang avec admiration.

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Une autre "flower kid", Oh Yoo-jin, avoue une petite préférence pour l’Américain Nathan Chen. Elle espère qu’un jour, elle aussi sera submergée de cadeaux sur la patinoire. "Je suis là et je rêve de patiner un jour aux Jeux Olympiques."

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