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IOC/Greg Martin
Date
02 nov. 2017
Tags
Actualités Olympiques , Actualités du CIO ,
Actualités du CIO

À l'assemblée générale de l'ACNO, le président du CIO évoque les défis et perspectives qui attendent le Mouvement olympique

Le président Thomas Bach était jeudi à Prague pour l'ouverture de l'assemblée générale de l'Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO).

Dans son discours, le président a abordé un vaste éventail de sujets tels que la protection des athlètes intègres, la bonne gouvernance et les prochains Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, avant d'exposer “les nombreuses raisons d'être confiants à propos de ce que nous sommes et de la voie que nous suivons”.

Sur la protection des athlètes intègres, le président Thomas Bach a évoqué les enquêtes menées en lien avec les failles du système antidopage en Russie, en particulier concernant les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi 2014.

“Il est question de manipulation d'échantillons prélevés lors des Jeux Olympiques d'hiver et du laboratoire accrédité par l'AMA ; et si ces manipulations s'avèrent exactes, c'est une atteinte directe à l'intégrité des Jeux Olympiques et du CIO.”

Le président du CIO a relevé que la commission Oswald qui traite de la responsabilité individuelle des athlètes – ce qui n'entre pas dans le cadre du mandat de M. McLaren – a communiqué les deux premières décisions, en disqualifiant deux athlètes russes des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi et en les déclarant du même coup non admissibles aux Jeux futurs. Le président Thomas Bach a déclaré que les auditions se poursuivaient et que d'autres décisions seraient prises dans les jours qui viennent.

IOC/Greg Martin

La deuxième commission, la commission Schmid, présidée par l'ancien président de la Confédération suisse, aborde l'aspect de la manipulation organisée du système antidopage, particulièrement concernant Sotchi. “Je suis persuadé que nous pourrons prendre toutes les décisions concernant les athlètes russes en décembre,” a indiqué le président du CIO.

Le président Thomas Bach a par ailleurs rappelé que le Mouvement olympique juge inacceptable le fait que des sanctions spécifiques soient déjà publiquement réclamées avant même l'application de la procédure régulière, à laquelle tout individu ou organisation a droit. “Au sein du Mouvement olympique, tout le monde jouit des mêmes droits et a les mêmes obligations, et tout le monde a le droit à être traité selon une procédure équitable,” a-t-il ajouté.

Le président a également décrit les mesures prises pour renforcer le programme de contrôles préalables aux prochains Jeux d'hiver "avec une attention particulière portée sur les athlètes russes". Les vingt premiers dans chaque discipline et épreuve seront soumis aux contrôles, de même que tout athlète dont les performances se seraient subitement améliorées. Il a remercié les Fédérations Internationales des sports d'hiver pour leur initiative de publier leurs calendriers de contrôle tous les mois avec indication du nombre d'athlètes contrôlés et des nationalités.

Les progrès en vue de la création de l'Autorité de contrôle indépendante (ACI) ont par ailleurs été salués et le président du CIO a invité toutes les parties présentes à rejoindre l'ACI "afin que nous puissions éviter même la perception d'un conflit d'intérêts et que nous puissions mieux harmoniser la lutte contre le dopage, la renforcer et la rendre plus efficace". 

Le président Thomas Bach a continué en parlant des défis auxquels le CIO doit faire face s'agissant de la bonne gouvernance. Aucune organisation n'est à l'abri. Ainsi qu'il l'a rappelé : "Suite aux réformes de l'Agenda olympique 2020, nous sommes bien placés pour réagir rapidement à toutes ces questions, même si elles sont passées. Sur la base de ce nouveau modèle de gouvernance, nous pouvons regarder l'avenir avec confiance." Et d'ajouter : "Ce qui affecte l'un de nous nous affecte tous."

Le président a ensuite évoqué la réforme de la procédure de candidature et a cité le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, lequel a récemment commenté :

IOC/Greg Martin

"On nous avait raconté tellement de choses sur ce qu'était supposé être ce processus. On m'avait dit que nous allions faire face à un CIO particulièrement inflexible et en fait nous avons eu face à nous des interlocuteurs dotés d'une extraordinaire flexibilité, comme démontré aujourd'hui. On nous avait parlé d'un processus flou et biaisé. Il a été clair et net. On nous avait dit qu'il serait très exigeant et qu'il faudrait être super ambitieux. Au lieu de cela, il a été des plus collaboratif." 

En ce qui concerne l'avenir, le président a rappelé à l'audience que "la scène était prête à accueillir les meilleurs athlètes du monde afin de célébrer les Jeux Olympiques d'hiver à PyeongChang.  Nous ne pouvons ignorer les tensions politiques dans la péninsule. Toutefois, dans toutes les discussions que nous avons eues avec les dirigeants, la tenue des Jeux Olympiques n'a jamais été remise en question. Les Jeux vont au-delà de ces tensions et de toute forme de politisation. Tous les athlètes seront égaux et bienvenus. Les Jeux ouvrent la voie au dialogue pour jeter des ponts."

Le président a enfin parlé de la double attribution des Jeux Olympiques de 2024 et 2028.

"Ce monde est plus fragile que jamais et nous pouvons voir dans de nombreuses régions des tensions politiques, des crises financières et une instabilité économique. Le fait de pouvoir compter sur onze ans de stabilité avec deux villes et pays olympiques exceptionnels est véritablement une réussite sur laquelle nous pouvons nous appuyer.  Cette double attribution nous donne l'occasion de poursuivre les changements et de relever tous nos défis, forts d'une fondation très solide. Elle nous donne le temps de réfléchir, le temps de respirer, mais aussi de profiter d'un peu de stabilité dans ce monde, ce qui est l'une des valeurs les plus précieuses à l'heure actuelle", a conclu le président du CIO. 

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