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Date
02 févr. 2005
Tags
Actu CIO

2012 : la commission d’évaluation présidée par une ancienne championne olympique


La commission d’évaluation pour les Jeux Olympiques de 2012 commencera demain ses visites aux villes candidates. C'est la première fois qu'une telle commission est présidée par une femme, qui plus est ancienne championne olympique, membre du CIO et membre du conseil de l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF). Nawal El Moutawakel, car il s'agit d'elle, explique quelles responsabilités incombent à la commission d’évaluation et comment elle s’acquittera de sa mission.

Quel est le rôle de la commission que vous présidez ?
Avant tout, étudier et analyser les dossiers de candidature. Lors des visites dans chaque ville, la commission a pour tâche de vérifier les faits et d’évaluer les risques pour le CIO. Ensuite, elle rédige un rapport qui sera distribué à tous les membres du CIO, lesquels, je vous le rappelle, n’ont plus le droit de visiter les villes ni de recevoir les représentants de ces dernières. Son mandat s’achèvera à la Session de Singapour avec l’élection de la ville hôte des Jeux de la XXXe Olympiade en 2012.

Comment voyez-vous votre rôle au sein de cette commission ?
Comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire : je travaillerai avec toute une équipe parce que celui qui gagne seul a déjà tout perdu. Mon rôle est celui d’une coordonnatrice, d’un chef d’orchestre dont les musiciens, venus des cinq continents, sont des experts reconnus dans leurs domaines respectifs.

Et quel est le principal défi ?
La commission a devant elle cinq villes candidates toutes aussi prestigieuses les unes que les autres. Aujourd’hui, organiser les Jeux Olympiques est un projet de grande envergure et fort complexe, non seulement pour la ville mais également pour le pays – ce qui suscite toujours des débats passionnés et parfois des critiques sévères. C’est pourquoi il n’y aura pas de classement dans notre rapport. Le CIO souhaite avant tout des Jeux qui soient bénéfiques à tout le Mouvement olympique et des Jeux réussis qui laisseront un héritage urbain et sportif positif à la ville et au pays hôtes.

Vous avez été championne olympique en 1984. En quoi votre expérience d’athlète vous aide-t-elle dans votre fonction ?
L’athlète reste la priorité du Mouvement olympique. Sans lui, il n’y aurait pas de Jeux. Aussi, le CIO attache-t-il beaucoup d’importance à ce que les conditions à l’entraînement et lors des compétitions, et les conditions relatives à l’hébergement ou au transport, soient les meilleures possibles pour les athlètes. Cela signifie aussi qu’il faut des sites et des installations de qualité, ainsi que des personnes compétentes. Par ailleurs, je comprends fort bien l’envie que l’on peut avoir d’aller jusqu’au bout de ses efforts et de gagner coûte que coûte. Au fil de ma carrière sportive et professionnelle, j’ai pris l’habitude de franchir des barrières, tout comme les cinq villes finalistes qui ont dû passer plusieurs étapes avant de se retrouver dans la dernière ligne droite. Je connais l’importance d’une telle course vers la victoire. Mais pas à n’importe quel prix !

Avez-vous alors un message à transmettre aux cinq villes candidates actuelles et aux futures villes candidates ?
Comme dans toute compétition, il y aura un vainqueur et un vaincu. Chaque ville candidate doit garder cela à l’esprit et se préparer aux deux éventualités, avec fair-play. Mais au fil de ces années de candidature, elles auront vécu d’extraordinaires moments ensemble, partageant parfois les mêmes difficultés, mais toujours la même passion et le même rêve : celui d’offrir à la jeunesse de leur pays et du monde l’envie de participer à ce grand festival quadriennal. Une candidature doit susciter l’enthousiasme et unir les populations. Quoi qu’il arrive le 6 juillet 2005, chaque ville doit se dire qu’elle a donné le meilleur d’elle-même. Car jamais un succès n’est définitif et jamais un échec n’est fatal. Seul compte le courage.

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