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Date
21 févr. 2019
Tags
Actualités Olympiques, Bobsleigh, Innsbruck 2012, JOJ
JOJ

#YOGJourney : Benjamin Maier goûte aux joies du succès à la Coupe du monde de bobsleigh

Négociant des virages impressionnants à des vitesses dépassant les 140km par heure, le pilote de bobsleigh autrichien Benjamin Maier est bien parti pour faire sa marque dans ce sport d’hiver grisant, sept ans après avoir décroché une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver (JOJ) d’Innsbruck 2012.


Il a tout ce qu’il faut, l’expérience et le talent : le pilote de bobsleigh autrichien Benjamin Maier est sur la voie d’une longue et fructueuse carrière dans son sport. À seulement 23 ans, il a déjà participé à deux éditions des Jeux Olympiques d’hiver et décroché une médaille d’argent avec son coéquipier Robert Ofensberger, chez lui, aux JOJ d’hiver d’Innsbruck 2012.

Maier a aussi réalisé de belles performances aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, conduisant deux fois l’équipe de bobsleigh autrichienne dans le top dix, en bob à deux et bob à quatre.

Il ne ralentit pas. Malgré une blessure tenace aux ischio-jambiers, Maier a débuté cette saison d’hiver avec une troisième place dans l’épreuve du bob à deux à Sigulda (Lettonie).

Confiant et déterminé, le bobeur autrichien ne peut que s’améliorer en acquérant plus d’expérience pour maîtriser les virages délicats des diverses pistes de bobsleigh du monde.

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Quels sont les ingrédients nécessaires pour être un bon pilote de bobsleigh ?

“Je ne suis pas certain que tout le monde sur le tour sera d’accord avec moi, mais je dirais qu’il en faut trois : un tiers du résultat est dû à la poussée, un autre tiers est dû à l’équipement et un troisième tiers est dû à votre aptitude à piloter. Je dirais que la plupart des équipes en ont deux, mais si vous voulez être au top, il faut les trois.”

Comment améliorez-vous vos compétences de pilote ?

“Il faut comprendre la mécanique. Si vous savez qu’en effectuant une certaine manœuvre à un certain moment, cela a un effet sur la trajectoire du bob, alors vous avez déjà compris comment piloter. L’expérience s’acquiert durant les courses d’entraînement. Lorsque vous retournez sur une piste, vous devez pouvoir sauter dans le bob et savoir exactement quels sont les virages délicats. Alors l’expérience, c’est très important.”

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Quel effet cela a-t-il fait de remporter une médaille d’argent aux JOJ dans votre pays natal ?

“C’était un sentiment incroyable. Vivre une expérience olympique avec des gens de votre âge, et toute cette ambiance des Jeux Olympiques, c’était vraiment génial. C’était formidable de voir autant d’athlètes talentueux dans d’autres sports. J’avais déjà un peu de pression, mais pas autant qu’aujourd’hui. Les sponsors et tous les autres attendent de moi d’avoir de bons résultats. Gagner une médaille était vraiment une formidable expérience.”

Comment s’était passée la compétition de bob à deux ?

“J’étais un peu nerveux et j’ai fait une énorme faute au début de ma deuxième descente lorsque j’ai sauté dans le bob – le bob a basculé sur le côté et nous avons heurté la paroi avant le premier virage. Après la course, mon freineur et moi nous sommes demandé ce qui se serait passé si nous n’avions pas heurté la paroi. Mais bon, une médaille d’argent c’est déjà pas mal.”

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En quoi l’expérience d’Innsbruck 2012 vous a-t-elle préparé pour les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi 2014 ?

Je pense que chaque grande course est d’une grande aide pour la suivante. Vous êtes sous les feux des projecteurs et vous avez la pression. Pour moi, le fait d’avoir commis une erreur aux JOJ m’a fait travailler avec mon psychologue du sport pour m’assurer que cela ne se reproduise plus. J’étais quand même encore nerveux à Sotchi, mais pas autant que j’aurais pu le penser. Grâce aux JOJ, nous étions mieux préparés.

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Étiez-vous satisfait de vos deux résultats dans le top 10 à PyeongChang ?

Nous étions vraiment heureux de nos septième et huitième places. Nous avions une approche totalement différente de la compétition qu’à Sotchi. Nous avions une équipe qui avait l’expérience des Jeux Olympiques, alors nous n’étions pas là pour regarder les autres ou faire du tourisme. Nous étions là pour faire un très bon résultat, et je crois que nous avons fait du bon travail.

Vous réjouissez-vous de participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Beijing 2022 et pourriez-vous décrocher une médaille ?

Notre équipe est encore jeune et elle s’améliore. J’aurai 27 ans en 2022. Ayant déjà concouru à deux éditions des Jeux d’hiver et aux JOJ, je devrais être bien préparé. En 2014, nous étions 21e et 22e. En 2018, nous étions septième et huitième. Je ne suis pas doué en maths, mais si mes calculs sont bons, nous devrions être sur le podium.

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