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Trouvez l'inspiration et apprenez à méditer avec un athlète désireux de faire partie de l'équipe olympique des réfugiés du CIO, Asif Sultani

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Non seulement Asif Sultani a une histoire extraordinaire à raconter, son pénible parcours de l'Afghanistan à l'Australie en passant par l'Iran, mais le karatéka est également prêt à transmettre les secrets de son succès sportif et de son calme intérieur à quiconque veut l’écouter.

Parmi les nombreuses opportunités que propose le Festival de cinq jours des expériences en ligne avec des olympiens et paralympiens, celle offerte par Asif Sultani, bénéficiaire de la bourse d'études pour les athlètes réfugiés, sort du lot.

Natif de l'Afghanistan, Asif Sultani vit maintenant en Australie. Ce champion de karaté est le symbole vivant de l'espoir. Et c'est l'émotion qu'il veut le plus partager.


"La vie serait impossible sans espoir", a déclaré l'homme qui aspire à concourir pour l'équipe olympique des réfugiés du CIO à Tokyo 2020. "J'avais besoin de cet espoir quand j'étais enfant. J'avais besoin de croire qu'un jour je serais quelqu'un, qu'un jour j'aiderais et j'inspirerais les gens."

Son parcours n'a pas toujours été facile, comme l'apprend rapidement le public en ligne d'Asif. Le réfugié souriant et aimable commence par un résumé de sa vie jusqu'aujourd'hui, illustré par une série de photos évocatrices.

Lorsqu’il avait sept ans, Asif Sultani a fui sa patrie déchirée par la guerre pour l'Iran voisin. Mais après avoir été persécuté en Afghanistan, Asif n'a pas trouvé la vie beaucoup plus facile dans son nouveau pays.


"J'ai beaucoup été harcelé à cause de mon appartenance ethnique et de mes origines", se souvient-il. "J'ai décidé d'apprendre les arts martiaux pour me protéger. J'ai rejoint un dojo, mais après trois ou quatre mois, ils ont dit que je n'étais plus autorisé à y aller à cause de mon appartenance ethnique."

"Je me souviens m'être demandé "Pourquoi suis-je différent des autres enfants ? Pourquoi ne puis-je pas avoir les mêmes opportunités ?" Je n'avais même pas le droit d'aller à l'école."

Bien qu'il n'ait reçu que trois mois d'enseignement dans le dojo, Asif a tout de suite accroché et il ne comptait pas laisser sa passion mourir. Il a rassemblé ses amis et fait de son jardin une "salle d'entraînement".

"On regardait les films de Bruce Lee et on faisait semblant. On s'est dit : "Comment il résiste aux méchants ? Un jour on fera la même chose." Ce n'était évidemment pas la même chose", dit Asif en riant. "Mais on s'entraînait à donner des coups de pied et des coups de poing comme il l'a fait et cela nous a motivés pour continuer à avancer."


Une fois son audience en ligne captivée, Asif Sultani continue et partage les événements les plus traumatisants de sa vie. D'abord, il a été forcé de retourner en Afghanistan. Terrifié par la vue de gens portant des armes à feu dans la rue, le jeune homme de 16 ans a accepté l'opportunité tentante, mais dangereuse, de rejoindre plus d'une centaine de ses compatriotes à bord d'un petit bateau bondé qui se dirigeait vers l'Australie via l'Indonésie.

"Nous avions de fortes chances de nous noyer", a-t-il simplement déclaré. "Le moteur est tombé en panne au milieu de l'océan. Ça a été l'un des moments les plus horribles de ma vie. Les gens se préparaient, enfilaient leur gilet de sauvetage pour sauter à l'eau. Certains pleuraient. Je me suis dit que c'était peut-être la fin du voyage."

Heureusement, le mécanicien a réparé les moteurs et le bateau est arrivé en Australie. La vie a alors définitivement changé.

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"Les gens du centre de détention ont traité tout le monde équitablement, moi et tous les autres", a déclaré Asif qui a passé trois mois à attendre que sa demande de statut de réfugié soit examinée. "Cela peut sembler bizarre, mais pour la première fois de ma vie, j'ai découvert la liberté. Je me suis dit qu'il était temps d'essayer, j'avais survécu."

La santé physique et mentale a constitué le point de mire, les arts martiaux étaient l'exutoire. Cela a continué une fois qu'Asif a reçu le feu vert pour entamer un nouveau chapitre en Australie. Il s'est inscrit au lycée à 18 ans et a commencé à s'entraîner deux fois par jour, parcourant les 7 km aller-retour vers le dojo en courant.


"Lorsque je pensais à mon passé, à la façon dont ils m'avaient traité, je voulais me venger. J'ai découvert que le succès serait la meilleure des revanches", a déclaré le jeune homme de 24 ans. "J'ai essayé de transformer cette énergie négative en force."

Comme peuvent en témoigner ceux qui ont entendu Asif Sultani parler de son expérience en ligne, sa mission a déjà été couronnée de succès. Le karatéka respire le calme et la sérénité – bien que, comme il le souligne, cela demande aussi du travail.

Il conseille à ses auditeurs de suivre sa routine. Il commence sa journée avec deux tasses d'eau chaude, pour "démarrer la digestion", puis il s'étire pour activer son système. Un bocal destiné à recevoir ses messages de gratitude, pour se rappeler de toutes les choses extraordinaires dans sa vie, joue également un rôle important. Mais son secret est la méditation.

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"La méditation m'a beaucoup aidé, surtout en tant que réfugié. Demander l'asile est vraiment traumatisant et la méditation m'a vraiment aidé à surmonter mes difficultés et à me calmer."

Le public a la chance d'en avoir un aperçu. Asif Sultani les guide dans une courte séance de méditation guidée.

Tous les éléments sont réunis pour atteindre son but de représenter des millions de personnes aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

"L'équipe olympique des réfugiés est un symbole d'espoir pour les gens partout dans le monde, en particulier pour les jeunes enfants", a-t-il déclaré. "Si je pouvais retourner 12 ans en arrière, j'aurais aimé qu'il y ait quelque chose comme ça, quelqu'un pour me dire : Ça va aller, peu importe si tu es réfugié, tu peux le faire, tu as la capacité de devenir un athlète olympique et d'atteindre tes objectifs."

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