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Date
21 avr. 2010
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Actu CIO

"Nous devons constamment étendre la capacité du sport à ouvrir l’âme des jeunes" – Juan Antonio Samaranch s'exprimant sur l’Olympisme


"Veiller à servir le sport, pas à se servir du sport. L’argent créé par le sport doit retourner au sport. Le sport doit rester maître de son propre destin. L’Olympisme est un guide, pas une contrainte." Telle était l’une des maximes chères au défunt président d’honneur du CIO, Juan Antonio Samaranch. Voici quelques-unes des réflexions sur l'Olympisme de cet homme qui a profondément marqué l’histoire du Mouvement olympique à la fin du 20e siècle.

"Le Mouvement olympique ne doit plus être un aimable thème de déclarations et de conférences, mais une réalité galvanisante, apte à vaincre les défis de la mauvaise politique, des ambitions et des haines." (1980)

"Le Mouvement olympique a, depuis sa création, en 1894 à Paris, traversé bien des orages et de nombreuses crises et chaque fois, il en est sorti vainqueur et renforcé. Vainqueur parce que l’idée olympique est généreuse et dépasse de très loin les intérêts particuliers et égoïstes." (1980)

"Le CIO est convaincu que seul un front commun permettra de lutter efficacement contre ce fléau (ndlr. dopage), en particulier par l’instauration d’un contrôle efficace et crédible  pendant les périodes d’entraînement des athlètes, où qu’ils soient." (1981)

"Le sport moderne ne peut plus prétendre en effet remplir le rôle qu’il s’est assigné s’il cède à la tendance actuelle, celle de la fraude dans tous les domaines. La fraude est l’antithèse de l’esprit sportif, et en particulier de la loyauté et du fair-play. Prenons garde que les dangers qui menacent actuellement très gravement cet esprit ne finissent par l’emporter. La violence, la tricherie, le dopage, les excès de toutes sortes, s’ils deviennent la règle, détourneront naturellement des stades et de la pratique du sport une jeunesse éprise d’absolu et d’idéal." (1981)

"Dans la situation actuelle, caractérisée par de vives préoccupations relatives à la paix, le sport offre aux hommes un instrument précieux pour combattre l’aliénation de notre société. Il représente un moyen d’unir la jeunesse du monde en favorisant la connaissance et le respect de l’autre, de tous les autres; et donc en définitive la paix et la fraternité." (1982)

"Le Mouvement olympique, comme toute activité humaine, doit naturellement subir les contrecoups des secousses ébranlant la société, et tout particulièrement la situation internationale. Notre rôle et notre utilité sont de favoriser le rapprochement entre les peuples, la connaissance des autres et, partant, le respect mutuel." (1984)

"Si nous ne savons pas oublier nos différences, faire fi de nos préjugés et de nos préférences personnelles, si nous nous préoccupons plus de nos intérêts particuliers que de l’intérêt général, le mouvement sportif international aura vécu." (1986)

"Comprendre et accepter l’évolution nécessaire de l’Olympisme est de la plus extrême importance. Nous ne devons pas nous soumettre aveuglément à des dogmes que nous nous serions imposés, mais au contraire chercher à percevoir l’évolution des sociétés dans lesquelles nous vivons pour apporter à notre Mouvement les corrections régulières qu’il nécessite." (1986)

"L’apartheid est un phénomène politique et social incompatible avec l’idéal olympique et qui préoccupe le monde entier. Nous devons tous lutter en vue de son élimination tout en restant à l’écoute des Africains qui doivent, cet objectif réalisé, nous dire quand et comment l’Afrique du Sud pourrait revenir dans la communauté sportive internationale, de laquelle le Comité International Olympique avait été la première organisation à l’exclure." (1988)

"Nous ne sommes pas des idéalistes perdus dans leurs rêves. Nous avons de par nos responsabilités les pieds solidement ancrés dans la réalité. Nous n’ignorons ni nos faiblesses, ni nos imperfections, ni les dangers qui nous guettent." (1988)

"L’Olympisme de Coubertin adapté aux conditions de notre époque peut, à travers la pratique du sport telle qu’il l’entend, s’affirmer comme un lieu de culture et d’humanisme, une plaque tournante qui conduit vers la paix." (1990)

"Seuls, nous ne réformerons ni l’homme ni la société. […] Le Mouvement olympique a peut-être une chance unique, dans le désarroi actuel, de pouvoir démontrer dans les faits qu’il  est l’une des grandes et bienfaisantes forces sociales de notre temps, qu’il met partout et en permanence le sport tel que nous le concevons au service de la communauté humaine." (1990)

"Ce sont les liens noués sur les stades et dans les villages olympiques qui demeurent, pour beaucoup, le meilleur des souvenirs de jeunesse. Ils ne sont pas étrangers à l’évolution que traverse le monde, au vent de liberté qui secoue les peuples. […] Nous devons respecter, et nous le faisons, les opinions extrêmement diverses qui peuvent naître à notre égard. Cependant, nous refusons et nous lutterons toujours contre la jalousie et l’hypocrisie qui poussent certains à tenter de détruire ce qu’eux-mêmes n’ont pas su construire." (1992)

"Comme vous le savez, le président du CIO est le véritable chef d’un orchestre symphonique, dont la responsabilité est d’harmoniser la sonorité et le rythme de chaque membre jouant de son propre instrument." (1993)

"Nous n’avons pas la prétention de vouloir régler les problèmes auxquels notre société est confrontée. Mais nous avons la responsabilité, conformément à nos principes fondamentaux, de faire le geste, de prendre des initiatives, d’agir en fonction de nos  moyens et préoccupations et d’évoluer dans l’espace qui nous est naturel." (1994)

"Pour les pays confrontés à des problèmes socio-économiques, voire politiques, l’éducation physique et sportive ne figure pas sur la liste des priorités. C’est à cette vérité qui nous interpelle qu’il faudra songer en définissant une politique de coopération conséquente pour réduire les inégalités qui existent entre les pays industrialisés et ceux en développement." (1995)

"Nous devons constamment étendre la capacité du sport à ouvrir l’âme des jeunes aux relations d’amitié cordiale et de respect réciproque en les initiant à des formes de confrontation loyale et en les prémunissant contre toute tentation de se livrer à des actions injustifiées ou violentes." (1995)

"Uni par et pour le sport, le Mouvement olympique peut et doit se mobiliser pour apporter son concours à la protection de la planète Terre et au bien-être de l’humanité." (1995)

"Changer le monde passe nécessairement par une transformation des êtres humains, et sans doute est-ce là qu’intervient le rôle philosophique du sport, de tendre vers un idéal de développement intégral de l’individu, idéal dont l’Olympisme serait la force motrice." (1996)

"Notre politique d’aide au développement n’est pas une politique de promesse, mais une réalité qui traduit parfaitement les principes fondamentaux contenus dans la Charte olympique. L’universalité des Jeux Olympiques doit être respectée et maintenue tout en affirmant la vocation culturelle de l’Olympisme et en améliorant constamment le niveau des compétitions avec les meilleurs athlètes du monde entier." (1996)

"Notre devoir est d’être au service des athlètes, de les placer sur un pied d’égalité, quel que soit le système économique ou politique qui est le leur, de contribuer à leur indépendance, d’encourager leur développement et de combattre toute forme de discrimination qui pourrait entraver leur épanouissement et leur intégration sociale." (1997)

"Les Jeux Olympiques sont uniques et doivent le demeurer. C’est pour cela, que nous devons étudier les voies et les moyens pour protéger les Jeux Olympiques, et augmenter si possible leur prestige, pour qu’ils restent comme le plus grand événement du monde et la plus grande fête de la société contemporaine."

"Nous avons dû ménager de nombreux intérêts et points de vue afin de parvenir au consensus qui était nécessaire pour permettre au Mouvement de progresser et de s’élargir." (1999)

"L’Histoire nous enseigne que les jeux faisaient partie des activités de l’humanité depuis la nuit des temps. L’héritage culturel des différents peuples témoigne de leur richesse et de leur diversité. […] Le sport doit aider à former des femmes et des hommes éclairés et capables d’initiative généreuse en faveur de la société. Le fair-play, des vainqueurs et des vaincus, est un élément qui invite à pratiquer la vertu de la justice." (1999)

"Oui pour des réformes nécessaires afin de consolider le Mouvement olympique, sans abdiquer nos convictions. […] Oui pour des réformes qui protègent l’universalité, l’importance et le prestige des Jeux Olympiques, ainsi que l’indépendance de notre institution." (1999)

"Aucun organisme ne peut prétendre trouver une solution universelle à toutes les contradictions et oppositions qui affectent notre planète. […] Face à l’évolution de la société et aux avatars de la politique, le Comité International Olympique ne peut rester immobile et se doit de réagir dans le bon sens – ce qu’il fait – en s’engageant en faveur d’une culture de la paix et du bien-être de la société." (1999)

"Le sport est une école de justice, de démocratie et des droits de l’homme. Les premières règles que l’on apprend, en toute liberté, ce sont les règles liées aux jeux et aux sports. Par ailleurs, le sport, langue universelle, crée en toute circonstance l’unité nationale, le consensus politique, la solidarité et l’entente cordiale."

"L’arme la plus efficace que l’Afrique doit utiliser est l’éducation, qui permettra à ses peuples de développer leurs ressources vitales, la justice sociale, la démocratie, les droits humains, et d’assurer leur bien-être." (2001)

 

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