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"Je vais me battre pour une médaille" : Hugo Calderano vise le podium aux Jeux de Tokyo 2020

Depuis sa médaille de bronze remportée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Nanjing en 2014, le Brésilien Hugo Calderano s'est hissé au sixième rang du classement mondial du tennis de table et a décroché quatre titres de champion panaméricain. Il joue maintenant pour le club TTF Liebherr Ochsenhausen. Il nous parle ici de ses ambitions pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, de son expérience aux JOJ qui l'a aidé à progresser et des répercussions de la pandémie de COVID-19 sur sa vie.

Qu'as-tu ressenti en apprenant le report des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

Un sentiment de frustration d'abord, mais je savais pertinemment que c'était la seule solution étant donné la crise que le monde était en train de traverser. J'ai réussi à rester optimiste et motivé pour m'entraîner.

Comment as-tu adapté ton entraînement à la suite des mesures de confinement mises en place pour lutter contre la propagation de la COVID-19 ?

Nous n'avons pas pu aller au centre sportif pendant plusieurs semaines. J'ai donc essayé de m'entraîner chez moi. J'ai installé une table de tennis de table dans mon appartement et du matériel pour faire de l'exercice. Je n'ai pas pu m'entraîner comme je le fais habituellement, mais j'ai essayé de profiter du temps que j'avais pour me concentrer sur les aspects de mon jeu que je n'ai pas forcément le temps de travailler d'ordinaire.

Hugo Calderano Getty Images
La pandémie de COVID-19 a-t-elle eu des répercussions sur ta vie ?

Je vis dans une petite ville. Mes occupations se résument principalement à m'entraîner, manger, dormir. Depuis que nous avons été autorisés à retourner à la salle de sport, je dois avouer que mon programme n'a pas trop changé.

Quel a été le plus grand défi que tu as dû relever pendant la pandémie ?

Comme je l'ai dit, la pandémie n'a pas eu trop d'impact sur mon programme quotidien, d'autant plus que nous avons repris le chemin des entraînements il y a un mois environ. Le plus grand défi pour moi a été de regarder les informations, avec tout ce qu'il se passait dans le monde – notamment au Brésil, et d'essayer de rester optimiste en attendant la suite des événements.


En tant qu'athlète, tu voyages partout dans le monde. À cause de la pandémie, tu as dû passer plus de temps chez toi. As-tu apprécié ?

Ça, c'était le bon côté des choses. Le calendrier du tennis de table est très chargé, entre le circuit international et les rencontres pour la Ligue allemande. J'ai rarement la possibilité de rester chez moi et de faire une pause. Cela dit, je suis prêt à reprendre la compétition. Cela me manque.

As-tu retiré d'autres éléments positifs de la situation ?

Ma mère était venue me rendre visite en mars. Elle n'a pas pu rentrer au Brésil. Pour moi qui ai quitté la maison il y a dix ans, c'était bien de pouvoir passer du temps avec elle.

Hugo Calderano Getty Images
Tu figures parmi les meilleurs pongistes du monde. En 2019, tu as consolidé ce statut. As-tu été satisfait de ta saison ? 

Sur le circuit mondial, j'ai été régulier. J'ai fini premier des compétitions organisées sur le continent américain – la Coupe panaméricaine et les Jeux Panaméricains. Avec mon club en Allemagne, j'ai remporté le Championnat et la Coupe d'Allemagne de tennis de table. J'ai également réussi à conserver mon rang au classement mondial, donc je dirais que la saison a été bonne.

Es-tu déçu de ne pas pouvoir participer à des compétitions à l'heure actuelle ?

J'essaie d'en profiter pour m'entraîner sans qu'il y ait d'interruptions et je dois dire que c'est plutôt rare. Mais après deux mois sans rien, la compétition commence vraiment à me manquer. 

 
As-tu travaillé certains aspects de ton jeu pendant cette période ?

Oui, mais je préférerais que ça reste entre mon entraîneur et moi !

Que penses-tu de ton expérience aux JOJ de Nanjing 2014 ? 

J'ai eu tellement de chance de pouvoir participer aux JOJ à Nanjing. J'ai vécu une expérience extraordinaire, avec un exploit à la clé : une médaille.

Penses-tu que ton expérience aux JOJ t'a aidé à te préparer pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 ? 

Absolument ! Le tournoi de tennis de table aux JOJ était relevé, avec en lice certains des meilleurs joueurs de l'époque. Et puis, bien sûr, les anneaux olympiques rendent tout plus marquant, plus mémorable.

Hugo Calderano Getty Images
Qu'as-tu ressenti en participant aux Jeux Olympiques de Rio 2016 ? 

C'est une expérience que je n'oublierai jamais. Je ne pensais pas que le tennis de table serait suivi par autant de spectateurs au Brésil et qu'ils m'encourageraient. Ces moments-là resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Depuis Rio 2016, tu comptes parmi les meilleurs pongistes du monde. À quoi attribues-tu cette réussite ?  

À tout le travail que j'ai fourni, à une bonne structure d'entraînement, au soutien financier que m'apporte mon club, à mes sponsors, au CNO brésilien et à la Fédération brésilienne de tennis de table. Et plus important encore à l'excellente équipe d'entraîneurs qui m'accompagnent.

Hugo Calderano Getty Images


Quels sont tes objectifs pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ? 

Je veux être au mieux de ma forme pour Tokyo et me battre pour une médaille.

Penses-tu que le fait d'avoir une année supplémentaire pour te préparer pour Tokyo te sera utile ?

Probablement, oui. Quoi qu'il en soit, je vais faire le meilleur usage possible de ce temps supplémentaire.

De quoi te réjouis-tu le plus en ce qui concerne les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

Pour l'instant, je souhaite surtout que le monde parvienne à vaincre le nouveau coronavirus et que les Jeux puissent avoir lieu comme prévu.

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