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Date
14 sept. 2007
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Actu CIO

"Harmonie et progrès" au pays du matin calme


Il y a 19 ans, le 17 septembre 1988, une Corée du Sud transformée déploie ses fastes lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de la XXIVe Olympiade devant plus d'un milliard de spectateurs et téléspectateurs. Sept ans se sont écoulés depuis l'élection de Séoul comme ville hôte des Jeux, lors de la 84ème Session du CIO à Baden-Baden en 1981. En même temps qu'il s'élance vers les Jeux, le pays trouve la stabilité politique suite à sa mue vers la démocratie entamée dès 1987. L'adoption d'une nouvelle constitution et l'élection au suffrage universel du président Roh Tae-woo matérialisent cette transformation. "Harmonie et progrès", slogan de l'édition coréenne, reflète cet élan et caractérise des Jeux placés sous le signe du rassemblement.
 
Retour à une participation massive
Pour des raisons politiques, les trois précédentes éditions des Jeux subissent un boycottage et certains pays manquent à l'appel olympique : 92 Comités Nationaux Olympiques (CNO) sont présents à Montréal en 1976, 80 à Moscou en 1980 - la participation la plus faible depuis Melbourne en 1956 - et 140 à Los Angeles en 1984. Les Jeux de Séoul sont aussi boycottés - notamment par la Corée du Nord - mais dans une moindre mesure. La participation s'élève à 159 CNO : le vœu des Coréens de faire de leurs Jeux un véritable festival de l'humanité se réalise. Depuis lors, la participation des CNO aux Jeux va sans cesse crescendo avec 199 CNO à Sydney en 2000 et 201 à Athènes en 2004.
 
"Au-delà des barrières"
Tel est le slogan de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Séoul : barrières entre les peuples, barrières idéologiques et économiques, autant d'obstacles à la marche vers l'harmonie et le progrès. A cheval entre culture ancestrale et modernité, les tableaux se succèdent et déclinent le thème de la barrière en autant de parlants spectacles.
En ouverture de cérémonie, afin d'attirer la force des eaux à l'intérieur du stade, abolissant ainsi les concepts d'intérieur et d'extérieur, une parade nautique de 500 bateaux escortés par 160 planches à voile se déploie sur le fleuve Han. Lorsque le porteur de la flamme olympique, Sohn Kee-chung, vainqueur du marathon des Jeux de Berlin en 1936 sous le nom de Kitei Son, entre dans le stade, l'émotion est palpable. Le vétéran de 76 ans transmet la flamme à la jeune coureuse de 19 ans Chun-ae Lim, triple médaillée d'or des Jeux Asiatiques de 1986. Cette passation jette le pont entre l'ancienne et la nouvelle génération et entre les hommes et les femmes. En fin de cérémonie, une foule de jeunes pratiquants du taekwondo brisent avec maîtrise des planches de bois symbolisant toutes les barrières. Ils démontrent la capacité de l'humanité à les dépasser et à trouver le chemin du rassemblement. Les Jeux Olympiques peuvent démarrer dans la sérénité.
 
Et de trois avec Beijing
Après Tokyo, en 1964, les Jeux de Séoul sont les deuxièmes Jeux Olympiques d'été à se dérouler sur le continent asiatique. Ils restent dans les mémoires tant par l'arrivée de nouveaux sports que par leurs moments forts : la joie de Steffi Graf lorsqu'elle remporte le titre olympique en tennis, sport qui fait son grand retour aux Jeux après 64 ans d'absence ; l'envolée de Sergey Bubka qui s'élève plus haut que tous et devient champion olympique au saut à la perche ; la consternation lorsque le sprinter canadien Ben Johnson est disqualifié pour dopage à l'issue du 100 mètres…
 
Dans moins d'un an, à Beijing en Chine, les Jeux Olympiques d'été retrouveront pour la troisième fois le sol asiatique. Nul doute qu'au cœur de l'Empire du Milieu, ils brilleront à nouveau dans un feu d'artifices d'émotion et de sport.
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