Une icône de l'histoire olympique

09 septembre 2014 - 28 février 2015

Une coupe sur mesure pour une course mythique

 

La couple Bréal est le trophée que Spyridon Louis a reçu pour sa victoire au marathon lors des premiers Jeux Olympiques tenus en 1896 à Athènes, des Jeux remis au goût du jour par le baron Pierre de Coubertin.

 

En 1896, la course se déroule le dernier jour des Jeux. Le Grec Spyridon Louis est au départ à Marathon aux côtés de 16 autres coureurs. Il prend la tête à 4 kilomètres du stade panathénaïque et à l’immense joie des 100 000 spectateurs amassés dans le stade et aux abords de celui-ci, il remporte la course en 2 heures 58 minutes et 50 secondes.

 

L’épreuve remonte à la légende du messager grec Phidippidès (ou Philippidès) qui, en 490 av. J.-C., aurait parcouru la distance de la ville de Marathon à Athènes - environ 42 kilomètres pour annoncer la victoire contre les Perses lors de la bataille de Marathon. À son arrivée devant l’assemblée d’Athènes, il cria “nous avons vaincu” (“νενικήκαμεν”) avant de mourir d’épuisement.

 

Aujourd’hui le marathon se court en 2 heures 8 minutes et 1 seconde pour les hommes et en 2 heures 23 minutes 7 secondes pour les femmes.

 

Spyridon n’a pas reçu que la coupe Bréal, mais aussi les récompenses officielles des Jeux de l’époque : une branche d’olivier et une médaille en argent (les médailles d’or ne seront remises qu’à partir de 1904).

 

Une suggestion inspirée de l’Antiquité grecque

 

C’est l’intellectuel français, linguiste et professeur au Collège de France, Michel Jules Alfred Bréal (1832-1915) qui suggère à son ami Pierre de Coubertin, d’introduire la course du marathon aux premiers Jeux Olympiques modernes, et de remettre une coupe spéciale au vainqueur.

 

La coupe peut être mise en lien avec les challenges olympiques qui étaient également remis aux athlètes. Le récipiendaire devait rendre sa récompense au bout de quatre ans afin qu’il puisse être remis au champion suivant. En revanche, la coupe Bréal est restée dans la famille de Spyridon Louis de 1896 à 2012.

 

Une trace de l’histoire olympique rendue visible au public

 

Ce trophée refait surface le 8 avril 2012, grâce à la Fondation Stávros Niárchos, qui acquiert la coupe dans une vente aux enchères organisée par Christie’s.
L’importance historique de l’objet, tant sur le plan olympique que sur le plan national est ce qui a motivé la Fondation à faire cet achat.

 

Elle s’est par ailleurs engagée à mettre la coupe Bréal à la disposition du public. À partir de 2016, elle le sera de manière permanente dans ses nouveaux quartiers au centre culturel de la Fondation actuellement en construction d’après les plan de l’architecte italien Renzo Piano.
Entretemps, c’est le Musée Olympique qui lui sert d’écrin durant 7 mois, après le Musée de l’Acropole.

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