skip to content
FARAH Mo
FARAH Mo

Mo FARAH

  • O 2
  • A 0
  • B 0

Mo Farah, le plus grand coureur de fond britannique de l’histoire

Champion olympique sur 10.000m et 5000m à Londres en 2012, l’athlète britannique Mo Farah a répété trois fois ce doublé, dans les championnats du monde IAAF 2013 et 2015 puis aux Jeux Olympiques de Rio 2016. Seul le légendaire finlandais Lasse Viren avait réalisé pareil exploit aux Jeux en 1972 et 1976. 

« En me retournant sur ma carrière, je me souviens avoir pensé à devenir le meilleur quand je suis allé m’entraîner avec les coureurs Kenyans. Les observer, les suivre, être là chez eux et me dire « pourquoi ne deviendrais-je pas le plus fort ?», raconte Mohamed « Mo » Farah, né le 23 mars 1983 à Mogadiscio en Somalie, arrivé en Angleterre avec sa famille à l’âge de 8 ans et devenu avec un total de neuf médailles d’or aux championnats du monde de l’IAAF et aux Jeux Olympiques, gagnées depuis 2011, le sportif le plus titré en athlétisme du Royaume-Uni. 

L’expérience olympique de Mo Farah commence aux Jeux de Beijing 2008 où il dispute le 5000m, et s’arrête sur une élimination en demi-finale. « Cela m’a motivé encore plus. Je voulais faire beaucoup mieux. » En 2011 lors des Mondiaux IAAF de Daegu (Corée du Sud), il remporte son premier titre planétaire sur la même distance. Il est entraîné par l’ancien coureur de longues distances américain Alberto Salazar, celui, dit Farah « qui m’a amené au sommet et qui a provoqué le changement, la différence entre gagner et finir sixième. » 

Triomphes dans le stade olympique de Londres 
Auteur d’un premier doublé 10.000m-5000m lors des championnats d’Europe de Barcelone en 2010, vainqueur du 5000m de l’édition suivante à Helsinki, deux mois avant les Jeux de Londres, Mo Farah arrive parmi les favoris dans le stade olympique de la capitale anglaise pour le 10.000m qui se déroule le 4 août 2012 devant un public entièrement acquis à sa cause. « C’était beaucoup de pression. Mais on essaye de l’oublier, d’être juste soi-même, en pensant à quel point on a travaillé dur pour arriver là », dit-il. 

Figurant dans le peloton de tête durant les 25 tours de course, Mo produit son effort à la cloche, accélérant pour se porter en tête. « L’atmosphère de ces Jeux était incroyable. Une expérience que je n’avais jamais vécu avant et que je vivrai jamais plus de toute mon existence : courir face à 85.000 personnes dans les gradins qui crient votre nom ! Wow ! C’était tout simplement incroyable ». 

Il tient bon en tête dans ce tour final devant les frères éthiopiens Bekele, Kenenisa, double tenant du titre olympique sur la distance et son cadet Tariku, l’Américain Galen Rupp et le Kenyan Bedan Muchiri. « Je me souviens clairement des 100 derniers mètres. Il y avait tous ces gars derrière moi qui essayaient de me dépasser, mais j’ai poussé fort, et la foule m’a donné un énorme coup de booster, ce petit truc en plus qui m’a permis de passer la ligne d’arrivée le premier. A jamais la meilleure des choses ! Cette victoire restera toujours en moi. Vous vous entraînez si dur, puis les Jeux arrivent qui se disputent sur le pas de votre porte, et vous le faites ! Incroyable ! » Derrière Farah vainqueur en 27:30.42, Rupp finit très fort et dépasse Tariku Bekele pour prendre la médaille d’argent. Kenenisa abandonne son titre en se classant 4e. 

Une semaine plus tard, le héros britannique de 29 ans prend le départ de la finale du 5000m. 13 minutes, 25 secondes et 23 centièmes après, il l’emporte, rejoignant le club très fermé (Hannes Kolehmainen en 1912, Emil Zatopek en 1952, Vladimir Kuts en 1956, Lasse Viren en 1972 et 1976, Miruts Yifter en 1980 et Kenenisa Bekele en 2008) des athlètes qui ont réussi le doublé olympique 10.000m-5000m. « J’ai regardé cette course plein de fois, et je ne peux toujours pas croire la façon dont je l’ai gagnée. Je me dis « Wow, je l’ai fait ! » C’est un peu comme si on assistait au triomphe de quelqu’un d’autre. Il y a cette foule, ces gradins remplis à ras bord, et vous êtes juste là à regarder et à vous demander si c’est vraiment arrivé. Mais bien sûr que c’est arrivé ! »

Mo Farah fête sa victoire avec Usain Bolt. Ils se croisent en fait sur le podium, puisque le Jamaïcain vient pour sa part ce 11 août 2012 de compléter un nouveau triplé en gagnant le relais 4x100m. Pour le coup, c’est le sprinter sextuple champion olympique qui imite la gestuelle de son collègue athlète : le « MoBot », cette façon qu’a Farah de fêter ses victoires en joignant ses dix doigts sur le sommet de sa tête pour former un « M ». « Si je devais choisir une des deux médailles d’or, ce serait le 5000m, parce que réussir sur 10.000m, revenir, et gagner cette course là, c’était tout simplement fantastique ».

Invaincu aux championnats du monde, double-doublé aux Jeux Olympiques 
Ce doublé en annonce d’autres : il le réalise d’abord lors des Mondiaux IAAF de Moscou en 2013. L’année suivante, il dit : « Je ne connais pas le futur. Je veux juste me préserver des blessures, garder les pieds sur terre, continuer à travailler dur. Bien sûr, je veux défendre mes deux titres olympiques. Il faut parler avec le coach, avec le reste de mon équipe, et établir un plan. Rio 2016 est définitivement mon objectif ! ». Ce plan passe par les Championnats du monde 2015 dans le « nid d’oiseau » de Beijing où il signe un deuxième doublé consécutif ! Avant les Jeux de Rio, il affiche sa forme le 5 juin 2016 en battant sur 3000m un record britannique vieux de 34 ans lors du meeting IAAF de Birmingham, en 7:32.62. 

Le 13 août 2016, le quintuple champion du monde au sprint irrésistible, conserve sa couronne olympique sur 10 000 m en devançant, en 27.05:17, le Kényan Paul Tanui (27:05.64) et l'Éthiopien Tamirat Tola (27:06.26), « C'est vraiment fou. C'est incroyable de gagner des médailles pour son pays. C'est très exactement pour ça que je fais des sacrifices et que je m'entraîne. Je suis fier de pouvoir écrire l'histoire et rendre mon pays fier! » déclare-t-il. « Pour le 5 000 m, je dois me reposer. Les gars m'ont vraiment poussé fort ce soir. Je suis plus quelqu'un qui aime gagner des médailles que courir vite. Un jour, peut-être que je partirai à l'attaque d'un record du monde, je passerai aussi au marathon. Mais une des choses qui me permettent de rester motivé, c'est le fait de gagner des médailles et des titres. »

Une semaine plus tard, le 20 août, Mo Farah, vainqueur du 5 000 m réalise son rêve ultime avec un deuxième doublé olympique 5 000 m-10 000 m. Il devient l’égal du Finlandais Lasse Viren, auteur du même exploit en 1972 et 1976.  Au-dessus du lot, Il évite l’embouteillage final en se dégageant à l'amorce du dernier tour, qu'il boucle en 52.23, pour franchir la ligne en13:03.30 devant l’Américain Paul Chelimo (13:03.90) et l’Ethiopien Hagos Gebrhiwet (13:04.35). 

« Je ne peux pas y croire. Quand l'Éthiopien Kenenisa Bekele gagnait toutes ces médailles, je me disais qu’une seule ferait mon bonheur. Si vous avez des rêves, ils peuvent devenir réalité et j'ai toujours voulu les réaliser pour mes enfants, parce que la plupart du temps je ne les vois pas et c'est pourquoi on désire leur prouver quelque chose ou plutôt la raison des absences », réagit le Britannique, « Quand j'ai pris la tête, je n'allais pas laisser passer qui que ce soit. Je déteste perdre, je suis comme ça depuis que je suis enfant. C'est tout moi », explique Farah, 33 ans. On ne va pas le contredire : de 2011 à 2016, il reste tout simplement invaincu sur ses deux distances aux Championnats du monde et aux Jeux Olympiques. Il a annoncé sa décision de mettre fin à sa carrière sur la piste aux Mondiaux de Londres 2017 où il visera un nouvel exploit, et pourquoi ne le reverrait-on pas au départ du marathon à Tokyo en 2020 ? 
Plus

Galerie


Résultats

  • Jeux
    Résultat
    Sport
    Epreuves
  • O 27:30.42
    Athlétisme
    10000m hommes
    O 13:41.66
    Athlétisme
    5000m hommes


back to top