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PAJON Mariana
PAJON Mariana

Mariana PAJON

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De Londres à Rio, la reine du BMX 

Mariana Pajón est la meilleure spécialiste du BMX de sa génération, quasiment invincible, de son premier titre mondial en 2010 à son deuxième titre olympique à Rio 2016 !

Le BMX, un choix familial

« En 2000, à 9 ans, j’étais une gymnaste et ne faisais pas de BMX. Je pensais alors que j’irai aux Jeux en tant que gymnaste. Je rêvais de ces moments-là qui me remplissaient d’orgueil et je voulais vraiment aller aux Jeux Olympiques », a raconté Mariana Pajón, née le 10 octobre 1991 à Medellin. Parallèlement, elle a enfourché une bicyclette dès l’âge de quatre ans. Elle choisira le BMX, encouragée par son père et son frère qui, tous deux, pratiquent la discipline en compétition. Une fois sur la selle de ce vélo conçu pour dévaler des circuits de terre bosselés, dans une compétition dérivée du motocross, la jeune colombienne va se mettre à tout gagner.

Des victoires partout

Chaque année à partir de 2007, alors qu’elle est âgée de 16 ans, que ce soit dans la discipline olympique (roues de 20 pouces) ou en « cruiser » (roues de 24 pouces), Mariana Pajón s’adjuge un titre mondial. Chez les -16 ans en 2007, en « cruiser junior » en 2008, en 20 pouces junior en 2009, en cruiser sénior en 2010, et dans la discipline olympique en 2011. Année où Mariana Pajón devient la N°1 mondiale en remportant, outre le titre planétaire à Copenhague (Danemark), les championnats Pan Américains, latino-américains, sud-américains, d’Amérique centrale et des Caraïbes et nationaux. Elle est la sportive de l’année en Colombie.

Porte-Drapeau à Londres 2012

Pour Mariana Pajón, les Jeux de Londres 2012 démarrent par l’émotion majuscule de Cérémonie d’ouverture, où elle défie drapeau en mains en tête de sa délégation. « Faire partie d’un sport non conventionnel, un sport qui était inconnu en Colombie, et représenter mon pays aux Jeux Olympiques, cela été un grand honneur, » raconte-t-elle. « C’était une grande responsabilité de porter le drapeau à la cérémonie d’ouverture, et cela a montré aux Colombiens qu’il existait d’autres sports qui pouvaient les rendre fiers. C’était en même temps, un défi que je voulais relever. Je me suis concentrée afin de me rappeler chaque seconde de ce défilé drapeau en mains. De l’instant où je suis entrée dans le stade jusqu’à la fin de la Cérémonie d’ouverture, j’ai tout ressenti au plus profond de mon être. »

« Est-ce que c’est vrai ? Est-ce un rêve ? »

Le 10 août 2012, sur la piste du vélopark de Lee Valley, et après avoir dominé les trois runs de la demi-finale, Mariana Pajón s’élance en finale de la ligne 4, qu’elle n’estime pas être la meilleure pour sa course, Quand les coureuses sont lâchées du portillon, elle jaillit à l’avant de la meute. « Je savais que mon heure était venue. J’ai pris un très bon départ. Quand j’ai compris que j’étais en tête et que la piste était libre devant moi, je me suis dit que je devais finir le tour sans faire d’erreur. J’ai réalisé vers le deuxième saut que personne ne pouvait me rattraper, je n’avais plus qu’à courir comme je savais que je pouvais le faire. Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, je ne pouvais pas croire ce qui venait de se passer. La première chose que j’ai faite, c’est d’embrasser le président de la fédération colombienne de cyclisme. Je lui ai demandé « est-ce que c’est vrai ? Est-ce un rêve, ou est-ce que cela se passe réellement ? »

La marche victorieuse continue

« C’est un émotion impossible à expliquer, il y a tant de choses qui vous passent par la tête ! Vous vous sentez si fière d’être en mesure d’offrir cette médaille et ce grand bonheur à votre pays ! Voir monter mon drapeau et entendre mon hymne national dans un autre pays, m’a fait me sentir plus colombienne que jamais ». Championne olympique à 20 ans, Mariana Pajón ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Elle va continuer sa marche victorieuse jusqu’à deux mois des Jeux de Rio ! Elle remporte la Coupe du monde de BMX en 2013 et 2015, elle est championne du monde à Rotterdam en 2014, s’adjuge le titre du contre-la-montre BMX à Zolder en 2015, et enfin, le dimanche 29 mai 2016, chez elle à Medellin et sur la piste qui porte son nom (le « Complejo Mariana Pajón ») elle devance en finale des championnats du monde UCI Elite, l’Australienne Caroline Buchanan et l’Américaine Alise Post.

Nouveau triomphe olympique à Rio 2016
Le public du centre olympique de BMX de Deorodo va assister les 17 et 19 août 2016 à un nouveau festival de Mariana Pajón, meilleur temps des qualifications, et à nouveau dominatrice des trois runs de la demi-finale. En finale, les rivales de la championne surdouée de 24 ans, au gabarit léger (1,59m pour 53 kg) ne vont voir que sa roue arrière. Elle s’impose de façon magistrale devant l’Américaine Alise Post et la Vénézuélienne Stefany Hernandez. « C’est mieux que n’importe quoi d’autre. Déjà, gagner deux fois l’or, c’est complètement fou. Je me suis sentie à la maison avec autant de Colombiens massés dans les gradins. Ils m’ont apporté beaucoup d’énergie », expliquera-t-elle. La star colombienne, surnommée « Tata », dit aussi : « Quoi qu'il arrive, je sais que je ne me lasserai jamais de rider », et ajoute « Comme l'a dit Eleanor Roosevelt: le futur appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves ».

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